Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-08-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 août 1900 20 août 1900
Description : 1900/08/20 (A4,N59,T7). 1900/08/20 (A4,N59,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378363w
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS * i99
mands qui détruisent l'équilibre. C'est une espèce qui croit assez vite, et un an
après sa plantation on peut commencer à faire celle des vanilliers. On se servira
de boutures de 50 centimètres qu'on aura eu soin de couper la veille, afin de
laisser sécher les blessures. La coupe aura été faite sur le mérithalle, à environ
1 centimètre au-dessous d'un œil. A la plantation, on fera un petit trou à 25 cen-
timètres du pied du Jatropha, pour y enterrer ce chicot de mérithalle, et on cou-
chera la bouture jusqu'au pied de l'arbre, en la faisant reposer sur la terre, et
on la recouvrira de terreau et de feuilles. L'extrémité sera attachée à l'arbre;
lorsque le premier œil se développera, il prendra lui-même sa direction en se
fixant sur le tronc principal, et lorsque le rameau arrivera aux bifurcations de
l'arbre, on lui fera prendre autant que possible la plus grosse branche sur la-
quelle il s'attachera par ses racines adventices, et on le laissera courir, jusqu'à
ce qu'il dépasse d'environ 75 centimètres l'extrémité de cette branche. A ce
moment, on fera le pincement, en supprimant l'extrémité. Peu de temps après,
un nouveau rameau se développera sur la courbe formée par la chute de cette
première branche, on le pincera aussi lorsqu'il aura atteint 60 ou 75 centimètres :
et les rameaux se multiplieront ainsi à l'infini, en répétant toujours le même
pincement.
Ces pincements répétés développeront probablement des rameaux au-dessous
de la bifurcation des branches du Jatropha, et ces nouveaux rameaux devront
être dirigés vers une branche encore libre du même arbre. On multipliera ainsi
ses bifurcations jusqu'à ce que toutes les branches du Jatropha aient leur rameau
de vanillier. On pourra aussi, pour stimuler le développement de ces rameaux
secondaires, faire une incision transversale sur le mérithalle au-dessus de l'œil
qu'on voudra développer, et pour cette incision, qui pourra être faite en croix,
si la vigueur du vanillier est très grande. Pour cela, on introduira perpendicu-
lairement au mérithalle une lame de canif traversant le milieu de la branche de
vanillier, et lui donnant une longueur d'environ 2 centimètres. Si l'on doit faire
l'entaille en croix, c'est-à-dire double, on répétera la même incision dans l'autre
sens, afin que sur ces 2 centimètres de long le vanillier soit partagé en quatre.
Ces entailles se ressouderont et formeront un bourrelet, après avoir toutefois
entravé la sève qui aura développé la branche qu'on désire. En même temps,
cette entrave aura fait apparaître à la partie de la branche qui lui est supérieure
de nouvelles racines, favorables au plus grand développement de cette partie.
Si l'on dispose d'un grand nombre de boutures, on pourra en mettre 3 ou 4 au
pied de chaque plant de Jatropha Curcas, afin de le garnir plus tôt de branches
de vanilliers.
Chaque branche de vanillier, retombant comme il est indiqué, se mettra sûre-
ment à fleurs dans l'année de sa formation, mais, comme tous les yeux d'une
même branche ne se mettent pas toujours à fleurs en même temps, il arrive que
chacune de ces branches donne des fleurs pendant deux à trois récoltes. Lorsque
tous les yeux d'une branche auront fructifié, on fera la suppression de la branche
et l'on continuera ainsi cette suppression pour dégager la plante des rameaux
inutiles. En suivant ce système, on peut être sûr de faire produire chaque année
une grande quantité de gousses à chaque plante.
Il arrive quelquefois qu'après le pincement, surtout si le rameau pincé est
très fort, l'œil de l'extrémité se développe en rameau. Dans ce cas, il faut pincer
de nouveau ; mais pour éviter la repousse de la branche pincée, lorsque celle-ci
est forte, et pour l'obliger à développer un œil utile, c'est-à-dire celui situé à sa
mands qui détruisent l'équilibre. C'est une espèce qui croit assez vite, et un an
après sa plantation on peut commencer à faire celle des vanilliers. On se servira
de boutures de 50 centimètres qu'on aura eu soin de couper la veille, afin de
laisser sécher les blessures. La coupe aura été faite sur le mérithalle, à environ
1 centimètre au-dessous d'un œil. A la plantation, on fera un petit trou à 25 cen-
timètres du pied du Jatropha, pour y enterrer ce chicot de mérithalle, et on cou-
chera la bouture jusqu'au pied de l'arbre, en la faisant reposer sur la terre, et
on la recouvrira de terreau et de feuilles. L'extrémité sera attachée à l'arbre;
lorsque le premier œil se développera, il prendra lui-même sa direction en se
fixant sur le tronc principal, et lorsque le rameau arrivera aux bifurcations de
l'arbre, on lui fera prendre autant que possible la plus grosse branche sur la-
quelle il s'attachera par ses racines adventices, et on le laissera courir, jusqu'à
ce qu'il dépasse d'environ 75 centimètres l'extrémité de cette branche. A ce
moment, on fera le pincement, en supprimant l'extrémité. Peu de temps après,
un nouveau rameau se développera sur la courbe formée par la chute de cette
première branche, on le pincera aussi lorsqu'il aura atteint 60 ou 75 centimètres :
et les rameaux se multiplieront ainsi à l'infini, en répétant toujours le même
pincement.
Ces pincements répétés développeront probablement des rameaux au-dessous
de la bifurcation des branches du Jatropha, et ces nouveaux rameaux devront
être dirigés vers une branche encore libre du même arbre. On multipliera ainsi
ses bifurcations jusqu'à ce que toutes les branches du Jatropha aient leur rameau
de vanillier. On pourra aussi, pour stimuler le développement de ces rameaux
secondaires, faire une incision transversale sur le mérithalle au-dessus de l'œil
qu'on voudra développer, et pour cette incision, qui pourra être faite en croix,
si la vigueur du vanillier est très grande. Pour cela, on introduira perpendicu-
lairement au mérithalle une lame de canif traversant le milieu de la branche de
vanillier, et lui donnant une longueur d'environ 2 centimètres. Si l'on doit faire
l'entaille en croix, c'est-à-dire double, on répétera la même incision dans l'autre
sens, afin que sur ces 2 centimètres de long le vanillier soit partagé en quatre.
Ces entailles se ressouderont et formeront un bourrelet, après avoir toutefois
entravé la sève qui aura développé la branche qu'on désire. En même temps,
cette entrave aura fait apparaître à la partie de la branche qui lui est supérieure
de nouvelles racines, favorables au plus grand développement de cette partie.
Si l'on dispose d'un grand nombre de boutures, on pourra en mettre 3 ou 4 au
pied de chaque plant de Jatropha Curcas, afin de le garnir plus tôt de branches
de vanilliers.
Chaque branche de vanillier, retombant comme il est indiqué, se mettra sûre-
ment à fleurs dans l'année de sa formation, mais, comme tous les yeux d'une
même branche ne se mettent pas toujours à fleurs en même temps, il arrive que
chacune de ces branches donne des fleurs pendant deux à trois récoltes. Lorsque
tous les yeux d'une branche auront fructifié, on fera la suppression de la branche
et l'on continuera ainsi cette suppression pour dégager la plante des rameaux
inutiles. En suivant ce système, on peut être sûr de faire produire chaque année
une grande quantité de gousses à chaque plante.
Il arrive quelquefois qu'après le pincement, surtout si le rameau pincé est
très fort, l'œil de l'extrémité se développe en rameau. Dans ce cas, il faut pincer
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