Titre : L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc
Auteur : Comité de l'Afrique française. Auteur du texte
Auteur : Comité du Maroc (Paris). Auteur du texte
Éditeur : Comité de l'Afrique française (Paris)
Date d'édition : 1916-01-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32683501s
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 janvier 1916 01 janvier 1916
Description : 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12). 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k98041485
Source : CIRAD, 2017-132476
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/11/2017
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- SOMMAIRE
- Nos 1 et 2
- N° 4
- N° 5
- N° 6
- N° 7
- Nos 8 et 9
- Nos 10 à 12
RENSEIGNEMENTS COLONIAUX
-des commerçants et à la bonne volonté des indigènes qui
ne se sont nulle part démentis un seul instant. Fonction-
naires et colons que soit leur âge, soit leurs obligations
professionnelles, empêchaient de suivre leur penchant et
de rallier la métropole pour y défendre la patrie sur son sol
même, ont compris que pour accomplir leur devoir sur un
théâtre plus modeste, plus effacé, ils avaient à exercer une
action non moins utile à leur pays; ils s'y sont donnés
avec une abnégation et un dévouement auxquels il ne
serait pas équitable de ne pas rendre un particulier
hommage.
Faute d ments d appréciation les budgets de 1 annee
dernière avaient été établis un peu arbitrairement. en
-escomptant la fin des hostilités pour le cours de l'année
1914. La guerre s'étant prolongée au delà du ternie prévu,
la gestion de l'exercice est devenue délicate ; des moins-
values sensibles ont apparu dans les recettes du budget
général dont les revenus sont fonction directe du mouve-
ment commercial. Les budgets locaux n'ont pas pu
recouvrer la totalité de l'impôt de capitation. Cependant,
grâce aux économies réalisées sur les dépenses, les déficits
ont été réduits au minimum et les caisses de réserve ont
pu y faire face avec leurs disponibilités. Dans un exposé
remarquable. M. le secrétaire général Carde vous présentera
l'ensemble de la situation financière des colonies, les résul-
tats des exercices précédents et les conditions dans les
quelles ont pu être établis les budgets de 19t6. Ayant cette
fois l'expérience d'une Hnné* de guerre, nous avons pu
prendre comme base des prévisions pour le nouvel exercice,
les résultats acquis en 1914 et en 1915, de sorte que si la
guerre se prolonge pendant tout le cours de 1916. nous
n'aurons aucune surprise. Les évaluations des recettes ont
été faites d'après le rendement de l'exercice 1915 sans
accroissement; quant aux dépenses elles ont été à nouveau
réduites dans un esprit de stricte économie.
Le budget général a été arrêté à l'a somme df' 3 1'190,000
francs alors qu en 1915, il atteignait 6 40U.OOO francs et
qu'en 1915 il était encore de !...Oïll,()/IO francs. La prévision
pour l'ensemble de, budgets locaux s'élève à 7.800.000
francs, somme sensiblement égale aux résultats des exer-
cices précédents.
Les caisses de réserves des colonies au fer janvier 1916,
possèdent encore un avoir de 3,28t .(01) francs. Dans ce
chiffre la caisse de réserve du budget général figure pour
L58fl.OOO francs dont 1,0 .ti.OdO francs eu numéraire immé-
diatement disponible. Cette situation témoigne de la vita-
lité de la colonie qui. surprise par la guerre en pleine
transformation, obligée de pourvoir aussitôt à la défense
de ses frontières et pour cela de dégarnir de troupes la
presque totalité d'un pays récemment occupé, astreinte à
exercer une surveillance attentive sur ses confins du Nord
où fermentent encore les agitations senoussistes, n'en a pas
moins réussi à maintenir la vie économique sur toute
l'étendue de son territoire, à pourvoir à tous ses besoins
financiers par ses propres moyens et par ses réserves,
sans être obligée de faire appel au concours de la métro-
pole. Il est à présumer que si la guerre prend fin en 1916
on, du moins, ne se prolonge pas au delà de toutes les
prévisions raisonnables, la colonie, ses budgets en équi-
libre, grâce à une gestion sévère, pourra se suffire à elle-
même jusqu'à la fin des hostilités.
Vous pouvez constater, Messieurs, que dans quelque
sens que se porte notre examen, opérations militaires,
vie économique, situation financière, nous pouvons consi-
dérer l'avenir avec confiance. Le succès de nos armes s'est
affirmé au Cameroun au point de nous permettre de pré-
voir, sans présomption, la réduction définitive et prochaine
d'un ennemi aux abois. La vie économique un instant sus-
pendue a repris et va chaque jour s'améliorant. La situa-
tion financière ne présente aucun caractère inquiétant; elle
permet de satisfaire à toutes les exigences actuelles de la
vie administrative du pays.
Si la campagne se prolonge en Europe, nous pouvons du
moins garder notre foi en le succès final. Le temps tra-
vaille lentement mais sûrement pour les Alliés. Ils pos-
sèdent la maîtrise de la mer, ils conservent la faculté
pleine de s'approvisionner sur tous les marchés du monde,
leur richesse financière leur permet de pourvoir à tous
leurs besoins. Leur population globale, bien supérieure à
celle de l'ennemi", leur assure la reconstitution constante
de leurs effectifs de troupes. Ils disposent, peut-on dire,
de ressources et de moyens d'action indéfinis que le temps
leur permet de préparer, de mettre en œuvre, de faire en-
trer en ligne sans discontinuer, jusqu'à ce que leur vic-
toire définitive soit assurée. L'ennemi au contraire, bloqué
au centre de l'Europe, coupé dans toutes ses relations
commerciales, dont l^s effectifs militaires se réduisent par
la violence de ses offensives et par la dispei sion de ses
efforts, et ne pouvant faire appel qu'à une population limi-
tèe, l'ennemi s'épuise régulièrement et marche inéluctable-
ment vers l'usure finale.
Pour obtenir la victoire, il nous suffit donc de la vouloir,
de savoir tenir et tenir jusqu'au bout. Au front, dans
chaque combat, nos soldats témoignent, par leur vigueur
au feu, par leur vaillance héroïque, de leur volonté de
vaincre. La nation dont ils sont les fils ne saurait montrer
moins d'énergie, moins de caractère, moins de fermeté
d'âme Soldats du front, citoyens de l'arrière, tous sont
animés de la même flamme patriotique, tous veulent vaincre
et vaincront !
Quant à la colonie, l'excellent esprit qu'elle a montré
dès le début et dont elle n'a cessé de témoigner depuis
lors, m'est un sur garant de ses sentiments; elle est prête
comme la Métropole, à consentir à tous les sacrifices, à
supporter les pins longs délais pour atteindre la victoire
décisive et définitive de la France et de ses Alliés — la
victoire qui assurera le triomphe du droit, de la justice,
dp. la liberté et de la civilisation sur la «. barbarie sa-
vante » de la « kultur », et qui prémunira l'Europe contre
tout retour des violences et des ambitions du militarisme
germanique !
L'AVENIR DU CONGO BELGE
Les documents sur le Congo belge sont devenus rares depuis
hl guerre. Aussi sommes-nous heureux de publier la traduc-
tion d'un exposé fait le 1,1 février dernier par M. J Renkin,
ministre des Colonies de Belgique, devant le Royal Colonial
lnstitute de Londres.
Cette conférence présente un exposé complet de la situation
de la colonie belge et d'intéressantes vues sur son avenir.
Nous remercions le Royrtl Colonial lnstitute d'avoir bien
voulu nous là communiquer.
Je suis d'autant plus .heureux de votre aimable
accueil que j'ai toujours apprécié l'importance
du Royal Colonial Institute et l'œuvre importante
qu'il a accomplie. La liste de son Conseil qui
comprend les premiers noms du monde colonial
anglais, est la preuve évidente du rôle décisif
qu'il joue en matière coloniale.
Votre activité ne s'est pas bornée là. Vous
avez largement contribué au succès du recrute-
ment volontaire et participé à l'organisation de
la lutte économique qui suivra la conclusion de
la paix, prouvant ainsi que vous ne vous désinté-
ressez d'aucun des grands problèmes de l'Empire,
Messieurs, je vous remercie. De même que
depuis dix-huit mois nous avons lutté coude à
coude pour le triomphe de la liberté et de la justice
dans le monde, de même dans la paix nous con-
tinuerons à lutter, chacun d'après ses forces, pour
étendre le domaine de la civilisation aux colonies
***
RENSEIGNEMENTS COLONIAUX. — N° 3.
— 01 —
-des commerçants et à la bonne volonté des indigènes qui
ne se sont nulle part démentis un seul instant. Fonction-
naires et colons que soit leur âge, soit leurs obligations
professionnelles, empêchaient de suivre leur penchant et
de rallier la métropole pour y défendre la patrie sur son sol
même, ont compris que pour accomplir leur devoir sur un
théâtre plus modeste, plus effacé, ils avaient à exercer une
action non moins utile à leur pays; ils s'y sont donnés
avec une abnégation et un dévouement auxquels il ne
serait pas équitable de ne pas rendre un particulier
hommage.
Faute d ments d appréciation les budgets de 1 annee
dernière avaient été établis un peu arbitrairement. en
-escomptant la fin des hostilités pour le cours de l'année
1914. La guerre s'étant prolongée au delà du ternie prévu,
la gestion de l'exercice est devenue délicate ; des moins-
values sensibles ont apparu dans les recettes du budget
général dont les revenus sont fonction directe du mouve-
ment commercial. Les budgets locaux n'ont pas pu
recouvrer la totalité de l'impôt de capitation. Cependant,
grâce aux économies réalisées sur les dépenses, les déficits
ont été réduits au minimum et les caisses de réserve ont
pu y faire face avec leurs disponibilités. Dans un exposé
remarquable. M. le secrétaire général Carde vous présentera
l'ensemble de la situation financière des colonies, les résul-
tats des exercices précédents et les conditions dans les
quelles ont pu être établis les budgets de 19t6. Ayant cette
fois l'expérience d'une Hnné* de guerre, nous avons pu
prendre comme base des prévisions pour le nouvel exercice,
les résultats acquis en 1914 et en 1915, de sorte que si la
guerre se prolonge pendant tout le cours de 1916. nous
n'aurons aucune surprise. Les évaluations des recettes ont
été faites d'après le rendement de l'exercice 1915 sans
accroissement; quant aux dépenses elles ont été à nouveau
réduites dans un esprit de stricte économie.
Le budget général a été arrêté à l'a somme df' 3 1'190,000
francs alors qu en 1915, il atteignait 6 40U.OOO francs et
qu'en 1915 il était encore de !...Oïll,()/IO francs. La prévision
pour l'ensemble de, budgets locaux s'élève à 7.800.000
francs, somme sensiblement égale aux résultats des exer-
cices précédents.
Les caisses de réserves des colonies au fer janvier 1916,
possèdent encore un avoir de 3,28t .(01) francs. Dans ce
chiffre la caisse de réserve du budget général figure pour
L58fl.OOO francs dont 1,0 .ti.OdO francs eu numéraire immé-
diatement disponible. Cette situation témoigne de la vita-
lité de la colonie qui. surprise par la guerre en pleine
transformation, obligée de pourvoir aussitôt à la défense
de ses frontières et pour cela de dégarnir de troupes la
presque totalité d'un pays récemment occupé, astreinte à
exercer une surveillance attentive sur ses confins du Nord
où fermentent encore les agitations senoussistes, n'en a pas
moins réussi à maintenir la vie économique sur toute
l'étendue de son territoire, à pourvoir à tous ses besoins
financiers par ses propres moyens et par ses réserves,
sans être obligée de faire appel au concours de la métro-
pole. Il est à présumer que si la guerre prend fin en 1916
on, du moins, ne se prolonge pas au delà de toutes les
prévisions raisonnables, la colonie, ses budgets en équi-
libre, grâce à une gestion sévère, pourra se suffire à elle-
même jusqu'à la fin des hostilités.
Vous pouvez constater, Messieurs, que dans quelque
sens que se porte notre examen, opérations militaires,
vie économique, situation financière, nous pouvons consi-
dérer l'avenir avec confiance. Le succès de nos armes s'est
affirmé au Cameroun au point de nous permettre de pré-
voir, sans présomption, la réduction définitive et prochaine
d'un ennemi aux abois. La vie économique un instant sus-
pendue a repris et va chaque jour s'améliorant. La situa-
tion financière ne présente aucun caractère inquiétant; elle
permet de satisfaire à toutes les exigences actuelles de la
vie administrative du pays.
Si la campagne se prolonge en Europe, nous pouvons du
moins garder notre foi en le succès final. Le temps tra-
vaille lentement mais sûrement pour les Alliés. Ils pos-
sèdent la maîtrise de la mer, ils conservent la faculté
pleine de s'approvisionner sur tous les marchés du monde,
leur richesse financière leur permet de pourvoir à tous
leurs besoins. Leur population globale, bien supérieure à
celle de l'ennemi", leur assure la reconstitution constante
de leurs effectifs de troupes. Ils disposent, peut-on dire,
de ressources et de moyens d'action indéfinis que le temps
leur permet de préparer, de mettre en œuvre, de faire en-
trer en ligne sans discontinuer, jusqu'à ce que leur vic-
toire définitive soit assurée. L'ennemi au contraire, bloqué
au centre de l'Europe, coupé dans toutes ses relations
commerciales, dont l^s effectifs militaires se réduisent par
la violence de ses offensives et par la dispei sion de ses
efforts, et ne pouvant faire appel qu'à une population limi-
tèe, l'ennemi s'épuise régulièrement et marche inéluctable-
ment vers l'usure finale.
Pour obtenir la victoire, il nous suffit donc de la vouloir,
de savoir tenir et tenir jusqu'au bout. Au front, dans
chaque combat, nos soldats témoignent, par leur vigueur
au feu, par leur vaillance héroïque, de leur volonté de
vaincre. La nation dont ils sont les fils ne saurait montrer
moins d'énergie, moins de caractère, moins de fermeté
d'âme Soldats du front, citoyens de l'arrière, tous sont
animés de la même flamme patriotique, tous veulent vaincre
et vaincront !
Quant à la colonie, l'excellent esprit qu'elle a montré
dès le début et dont elle n'a cessé de témoigner depuis
lors, m'est un sur garant de ses sentiments; elle est prête
comme la Métropole, à consentir à tous les sacrifices, à
supporter les pins longs délais pour atteindre la victoire
décisive et définitive de la France et de ses Alliés — la
victoire qui assurera le triomphe du droit, de la justice,
dp. la liberté et de la civilisation sur la «. barbarie sa-
vante » de la « kultur », et qui prémunira l'Europe contre
tout retour des violences et des ambitions du militarisme
germanique !
L'AVENIR DU CONGO BELGE
Les documents sur le Congo belge sont devenus rares depuis
hl guerre. Aussi sommes-nous heureux de publier la traduc-
tion d'un exposé fait le 1,1 février dernier par M. J Renkin,
ministre des Colonies de Belgique, devant le Royal Colonial
lnstitute de Londres.
Cette conférence présente un exposé complet de la situation
de la colonie belge et d'intéressantes vues sur son avenir.
Nous remercions le Royrtl Colonial lnstitute d'avoir bien
voulu nous là communiquer.
Je suis d'autant plus .heureux de votre aimable
accueil que j'ai toujours apprécié l'importance
du Royal Colonial Institute et l'œuvre importante
qu'il a accomplie. La liste de son Conseil qui
comprend les premiers noms du monde colonial
anglais, est la preuve évidente du rôle décisif
qu'il joue en matière coloniale.
Votre activité ne s'est pas bornée là. Vous
avez largement contribué au succès du recrute-
ment volontaire et participé à l'organisation de
la lutte économique qui suivra la conclusion de
la paix, prouvant ainsi que vous ne vous désinté-
ressez d'aucun des grands problèmes de l'Empire,
Messieurs, je vous remercie. De même que
depuis dix-huit mois nous avons lutté coude à
coude pour le triomphe de la liberté et de la justice
dans le monde, de même dans la paix nous con-
tinuerons à lutter, chacun d'après ses forces, pour
étendre le domaine de la civilisation aux colonies
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RENSEIGNEMENTS COLONIAUX. — N° 3.
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