Titre : L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc
Auteur : Comité de l'Afrique française. Auteur du texte
Auteur : Comité du Maroc (Paris). Auteur du texte
Éditeur : Comité de l'Afrique française (Paris)
Date d'édition : 1916-01-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32683501s
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 janvier 1916 01 janvier 1916
Description : 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12). 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k98041485
Source : CIRAD, 2017-132476
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/11/2017
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- SOMMAIRE
- Nos 1 et 2
- N° 4
- N° 5
- N° 6
- N° 7
- Nos 8 et 9
- Nos 10 à 12
RENSEIGNEMENTS COLONIAUX
normal du service d'assistance indigène puisque,
à ce titre, il a été donné dans les centres pourvus
de médecins 27.437 consultations.
D'autre part, on a reçu dans les dispensaires
530 malades qui ont fourni, avec les 24 restant
au 31 décembre 1912, un total de 12.710 journées
de traitement.
Les crédits prévus au compte de l'assistance
médicale s'élevaient en 1913 à 84.884 fr. 69 dont
53.994 fr. 59 pour le personnel et 30.890 fr. 10
pour le matériel.
Service sanitaire et hygiène. Le service
sanitaire du territoire se propose d'éviter la pro-
pagation de la maladie du sommeil dans des ré
gions indemnes jusqu'ici; elle a surtout pour
objet la création de léproseries, l'entretien des
parcs vaccinogènes et la lutte contre la variole, la
réglementation de la prostitution pour atténuer
les ravages des maladies vénériennes.
Maladie du sommeil. — S'il n'a pas encore été
donné aux médecins de déceler au Tchad la pré-
sence de foyers de trypanosomiase humaine, un
certain nombre de cas sont constatés annuelle-
ment parmi le nombreux personnel domestique
recruté à Brazzaville ou à Bangui par les Euro-
péens montant au Tchad.
Aussi, est-il indispensable d'appliquer à Fort-
Lamy et surtout à Fort-Archambault les mesures
prophylactiques édictées dans l'arrêté du gouver-
neur général en date du 29 août 1911 instituant
un passeport sanitaire et modifiant l'arrêté du
23 juin 1909 sur le service de surveillance de la
maladie du sommeil.
Léproseries. — Il était prévu au budget une
somme de 8.160 francs pour l'établissement de
léproseries à Abéché, Goz-Beïda. La situation
politique n'a pas encore permis d'envisager
l'application des mesures sociales et rigoureuses
d'isolement. D'ailleurs, l'ignorance du nombre de
lépreux ne permet pas de supputer avec quelque
précision la charge qui en résulterait pour le
budget de l'assistance médicale.
Variole et vaccinations. — Un crédit de 900 fr.
a été prévu pour l'entretien des parcs vaccino-
gènes à Fort-Archambault, Fort-Lamy, Abéché,
Mao et Massenya. Par suite de nombreuses muta-
tions chez les médecins de ces postes, l'entretien
des parcs vaccinogènes a été quelque peu négligé;
néanmoins la source a pu être maintenue et tout
porte à croire que le territoire ne sera jamais
dépourvu de vaccin actif.
Le nombre des vaccinations a été dans l'année
de 2.360.
VII. — ENSEIGNEMENT.
L'enseignement dans le Territoire militaire du
Tchad est encore rudimentaire : deux écoles seu-
lement existent pour l'enseignement du fran-
çais : l'une à Ma.o qui comptait 12 élèves à la fin
de 1913, l'autre à Fort-Lamy fréquentée par
22 élèves. Deux autres doivent être créées en
1914 à Fort-Archambault et à Abéché.
Le personnel français se compose de sous-
officiers qui enseignent la langue française au
moyen de la lecture et d'exercices de langage ; ils
inculquent également aux enfants quelques élé-
ments d'écriture et de calcul.
Le but principal poursuivi est toujours d'uti-
lité immédiate : il consiste à former des élèves
pouvant plus tard devenir interprètes, télégra-
phistes, secrétaires. On emploie de préférence la
méthode directe. La durée des cours est de quatre
heures : deux heures le matin et deux heures le
soir. Malheureusement, le manque de personnel
et les mutations fréquentes ne permettent pas
d'assurer la continuité des cours. Trop souvent le
sous-officier chargé de l'école est retenu ailleurs
par les exigences du service. Aussi l'école ne
prospérera-t-elle véritablement que lorsqu'elle
pourra être dirigée par un sous-officier hors
cadres ou un commis des services civils spécia-
lisé.
Il serait bon également que ce sous-officier ou
fonctionnaire ait quelque connaissance de la
langue arabe : il pourrait se faire comprendre, plus
facilement des élèves dont les progrès seraient
plus rapides.
Général LARGEAU.
CAUSERIE
SUR LES
Populations Berbères du Maroc
La question berbère est l'une de celles qui retiennent l'at-
tention en ce moment au Maroc. Le capitaine Le Glay, contrô-
leur civil, a fait à ce sujet à l'Exposition de Casablanca une
conférence qui expose les divers aspects de cette question.
Nous la publions ci-après :
Chargé par mes chefs de vous parler des Ber-
bères, ce n'est pas sans quelques tergiversations
que j'ai entrepris de préparer cette causerie. J'ai
tout d'abord pris la résolution — dont personne
ne me fera reproche — d'être bref. Mais cette dé-
termination m'a plongé aussitôt dans un grand
embarras.
La question berbère telle qu'elle se présente
au Maroc est vaste; elle touche à l'ethnologie, à
la linguistique, à la religion; elle encombre l'his-
toire de migrations, de luttes, de dynasties, de
conquêtes, de noms surtout qui, à plusieurs siè-
cles de distance se ressemblent et compliquent
tout; elle exagère les méditations des sociologues,
déroute les linguistes et absorbe l'énergie men-
suratrice des anthropologues. J'aime mieux
avouer tout de suite mon incapacité à aborder le
sujet sous l'un quelconque de ces aspects scienti-
fiques. Vous ne m'en voudrez pas, car je sais,
ayant fait et surtout entendu beaucoup de confé-
— 141 —
normal du service d'assistance indigène puisque,
à ce titre, il a été donné dans les centres pourvus
de médecins 27.437 consultations.
D'autre part, on a reçu dans les dispensaires
530 malades qui ont fourni, avec les 24 restant
au 31 décembre 1912, un total de 12.710 journées
de traitement.
Les crédits prévus au compte de l'assistance
médicale s'élevaient en 1913 à 84.884 fr. 69 dont
53.994 fr. 59 pour le personnel et 30.890 fr. 10
pour le matériel.
Service sanitaire et hygiène. Le service
sanitaire du territoire se propose d'éviter la pro-
pagation de la maladie du sommeil dans des ré
gions indemnes jusqu'ici; elle a surtout pour
objet la création de léproseries, l'entretien des
parcs vaccinogènes et la lutte contre la variole, la
réglementation de la prostitution pour atténuer
les ravages des maladies vénériennes.
Maladie du sommeil. — S'il n'a pas encore été
donné aux médecins de déceler au Tchad la pré-
sence de foyers de trypanosomiase humaine, un
certain nombre de cas sont constatés annuelle-
ment parmi le nombreux personnel domestique
recruté à Brazzaville ou à Bangui par les Euro-
péens montant au Tchad.
Aussi, est-il indispensable d'appliquer à Fort-
Lamy et surtout à Fort-Archambault les mesures
prophylactiques édictées dans l'arrêté du gouver-
neur général en date du 29 août 1911 instituant
un passeport sanitaire et modifiant l'arrêté du
23 juin 1909 sur le service de surveillance de la
maladie du sommeil.
Léproseries. — Il était prévu au budget une
somme de 8.160 francs pour l'établissement de
léproseries à Abéché, Goz-Beïda. La situation
politique n'a pas encore permis d'envisager
l'application des mesures sociales et rigoureuses
d'isolement. D'ailleurs, l'ignorance du nombre de
lépreux ne permet pas de supputer avec quelque
précision la charge qui en résulterait pour le
budget de l'assistance médicale.
Variole et vaccinations. — Un crédit de 900 fr.
a été prévu pour l'entretien des parcs vaccino-
gènes à Fort-Archambault, Fort-Lamy, Abéché,
Mao et Massenya. Par suite de nombreuses muta-
tions chez les médecins de ces postes, l'entretien
des parcs vaccinogènes a été quelque peu négligé;
néanmoins la source a pu être maintenue et tout
porte à croire que le territoire ne sera jamais
dépourvu de vaccin actif.
Le nombre des vaccinations a été dans l'année
de 2.360.
VII. — ENSEIGNEMENT.
L'enseignement dans le Territoire militaire du
Tchad est encore rudimentaire : deux écoles seu-
lement existent pour l'enseignement du fran-
çais : l'une à Ma.o qui comptait 12 élèves à la fin
de 1913, l'autre à Fort-Lamy fréquentée par
22 élèves. Deux autres doivent être créées en
1914 à Fort-Archambault et à Abéché.
Le personnel français se compose de sous-
officiers qui enseignent la langue française au
moyen de la lecture et d'exercices de langage ; ils
inculquent également aux enfants quelques élé-
ments d'écriture et de calcul.
Le but principal poursuivi est toujours d'uti-
lité immédiate : il consiste à former des élèves
pouvant plus tard devenir interprètes, télégra-
phistes, secrétaires. On emploie de préférence la
méthode directe. La durée des cours est de quatre
heures : deux heures le matin et deux heures le
soir. Malheureusement, le manque de personnel
et les mutations fréquentes ne permettent pas
d'assurer la continuité des cours. Trop souvent le
sous-officier chargé de l'école est retenu ailleurs
par les exigences du service. Aussi l'école ne
prospérera-t-elle véritablement que lorsqu'elle
pourra être dirigée par un sous-officier hors
cadres ou un commis des services civils spécia-
lisé.
Il serait bon également que ce sous-officier ou
fonctionnaire ait quelque connaissance de la
langue arabe : il pourrait se faire comprendre, plus
facilement des élèves dont les progrès seraient
plus rapides.
Général LARGEAU.
CAUSERIE
SUR LES
Populations Berbères du Maroc
La question berbère est l'une de celles qui retiennent l'at-
tention en ce moment au Maroc. Le capitaine Le Glay, contrô-
leur civil, a fait à ce sujet à l'Exposition de Casablanca une
conférence qui expose les divers aspects de cette question.
Nous la publions ci-après :
Chargé par mes chefs de vous parler des Ber-
bères, ce n'est pas sans quelques tergiversations
que j'ai entrepris de préparer cette causerie. J'ai
tout d'abord pris la résolution — dont personne
ne me fera reproche — d'être bref. Mais cette dé-
termination m'a plongé aussitôt dans un grand
embarras.
La question berbère telle qu'elle se présente
au Maroc est vaste; elle touche à l'ethnologie, à
la linguistique, à la religion; elle encombre l'his-
toire de migrations, de luttes, de dynasties, de
conquêtes, de noms surtout qui, à plusieurs siè-
cles de distance se ressemblent et compliquent
tout; elle exagère les méditations des sociologues,
déroute les linguistes et absorbe l'énergie men-
suratrice des anthropologues. J'aime mieux
avouer tout de suite mon incapacité à aborder le
sujet sous l'un quelconque de ces aspects scienti-
fiques. Vous ne m'en voudrez pas, car je sais,
ayant fait et surtout entendu beaucoup de confé-
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