Titre : L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc
Auteur : Comité de l'Afrique française. Auteur du texte
Auteur : Comité du Maroc (Paris). Auteur du texte
Éditeur : Comité de l'Afrique française (Paris)
Date d'édition : 1917-01-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32683501s
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 janvier 1917 01 janvier 1917
Description : 1917/01/01 (N1,A27)-1917/12/31 (N12,A27). 1917/01/01 (N1,A27)-1917/12/31 (N12,A27).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k97885087
Source : CIRAD, 2017-132476
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 17/07/2017
DE L'AFRIQUE FRANÇAISE 171
plus de sa population. Du moins cette fiction est-elle main-
tenant morte et sera-t-elle bientôt enterrée.
Elle fut exposée avant la guerre par une non moindre
autorité que l'ancien ministre de l'Intérieur de l'Empire, le
comte Posadowsky. Le dernier mot sur ce sujet est pro-
noncé (Nord und Sud, février 1917) par le baron von Re-
chenberg, autrefois gouverneur de l'Est Africain Allemand:
De même que nous avons besoin de terre pour nous établir,
de même nous manquons de bons colons. Pendant bon nombre
d'années, l'immigration en Allemagne a été bien supérieure à l é-
migration d'Allemagne... Même en temps de paix l agriculture
allemande n'enregistrait pas un surplus, mais une diminution de
main-d'œuvre et il va contre nos intérêts d'augmenter cette dimi-
nution en encourageant l'émigration... Quelque regrettable que
cela soit, il ne peut être question à la conclusion de la paix d'ob-
tenir une extension de territoire pour la colonisation ; il n'y a au-
cun pays approprié s'il n'y a pas de colons disponibles.
Tout ce qui ressort de cet argument purement économique est
une furieuse discussion sur le besoin qu'a l'Allemagne de se pro-
curer de nouvelles sources bien à elle pour son approvisionnement
en matières premières. Les Allemands « Africains » rivalisent
avec les Allemands « Centraux Européens » dans la « compilation
des statistiques, mais les statistiques ne sont pas plus sérieuses
que l'argument du député socialiste J. Severing prétendant que
les conditions du travail en Allemagne seront bien meilleures fi
la matière première est extraite de son sol que si elle provient d,
sources étrangères !»
De fait, la « Weltpolitik » est le nœud de toute la ques-
tion et je me propose de montrer la tendance actuelle de
l'ambition allemande. L'idée fondamentale est l'établis-
sement d'un solide « bloc » allemand en Afrique, géogra-
phiquement uni et militairement imprenable. Derrière cette
idée demeure l'ambition de rattacher « l'Afrique alle-
mande » à « l'Europe centrale » et à l'Asie Mineure et de
créer ainsi une perpétuelle et véritable menace, à la fois
pour l'épine dorsale de l'Empire britannique qu'on situe
habituellement en Egypte et pour toutes les combinai-
sons présentes et futures des puissances antiallemandes.
Il n'y a aucun doute que le ministère des Colonies alle-
mand n'ait embrassé cette doctrine du « Bloc » colonial.
M. Soif, contrairement à toute prudence, écrivit la décla-
ration suivante pour le « Calendrier colonial » de 1917 :
« L'histoire de nos colonies dans cette guerre mondiale a montre;
ce que l'on attendait jusqu'ici dans l'Empire colonial allemand.
Elle a montré qu'il n'était'pas du tout un (, Empire » propre mais
simplement un groupe de possessions sans aucune connexion géo-
graphique ni politique, sans communications établies... Combien
grandement se serait accrue notre puissance de résistance, si elles
n'avaient pas été isolées !... Cette expérience montre quelle direc-
tion doivent prendre nos ambitions. Nous achèverons de remplir
nos désirs si nous demeurons conscients que le but de la politique
coloniale ne peut s'envisager seul, mais est en connexion étroite
avectous les autres buts que nous sommes déterminés à atteindre
par la guerre mondiale.
Cette déclaration fut acceptée de suite par tous les colo-
niaux enthousiastes comme satisfaisante. Voyons ce qu'ils
veulent dire.
« L'Europe centrale » (Mitteleuropa) a pris une forme
définie pendant la guerre ; l' « Afrique centrale » (Mittcl-
africa) prenait déjà forme dans la période de détente an -
glo-alleînande, entre 1912 et 1914, quand le prince Licli
nowsky et le ministère des Affaires étrangères hdtall-
nique négociaient des traités concernant l'Afrique etla Mé-
sopotamie, et quand la finance internationale, en discutant
avec la Wilhelmstrasse, découpait froidement la Turquie
d'Asie en ce qu'elle appelait des « sphères d'action )'.
L'Allemagne mettait alors la main au grand jeu qui déjà
tendait à réunir le bloc allemand en Afrique au bloc alle-
mand en Asie. Cet « idéal » a été exposé au mieux pur
le brillant pangermaniste suédois, le professor Kjellen,
dans son livre « Problèmes politiques de la guerre mOll-
diale » et la Frankfurter Zeitung (The Times, 26 septembre
1916), dans un accès de candeur, a expliqué comment .a
Turquie loin d'être un allié étranger indépendant, ser-iit
soumise à la « Kolonialpolitik » allemande comme nm;
nouvelle « Australie ». Mais le point de départ asiatique
n'a jamais été essentiel au but africain et plus 1rs ailJhi.
tions de l'Allemagne en Orient diminuent, plus l'espoir
de conquérir l'Egypte s'éloigne, plus certain apparaitra
à l'esprit allemand que le vrai but n'a jamais été au delà
de Bagdad, mais en Afrique.
Cette visée a été déjà suffisamment exposée par M. Emil
Zimmermann, le publiciste colonial bien connu, dans un
intére&sant article du numéro de février des Preussische
Jahrbùcher d'après lequel, quand l'empereur et l'impératrice
d'Allemagne allèrent à Constantinople et à Damas en 1898,
leur but politique n'était pas le golfe Persique, mais le lac
Tchad. Il écrit :
Quand, dans cinquante ans, l'Afrique Centrale Allemande
contiendra environ 50 millions de nègres, 500.000 Allemands ou
plus, quand de grandes cités se seront élevées sur le lac Tchad,
le Congo, le lac Tanganyika, il deviendra normal aux grandes
maisons de Berlin de dire à leurs voyageurs, au commencement de
septembre « Empaquetez vos échantillons, prenez l'express du
Congo, allez à la foire d'automne de Wilhemstadt (qui sera le
nom de Stanleyville) ; nous attendons vos commandes pour dans
deux ou trois semaines, et les marchandises arriveront en Afrique au
commencement de décembre. » Le voyage de Berlin demandera
sept jours pour le Congo et le lac Tanganyika, cinq jours pour le
lac Tchad ; le trafic express ira par la Méditerranée et l'Afrique du
Nord, et le transport des marchandises par les vieilles routes des.
mers des ports de la mer du Nord.
Un nouveau monde très prospère s'élèvera dans la Méditerra-
née et ce développement aura pris date du voyage de l'empereur
d'Allemagne en 1898, de Guillaume le voyageur d'Orient.
D'autre part (Deutsche PoZitik, août 1916), M. Zimmer-
mann a expliqué ce que le saut de l'Allemagne par-dessus
la Méditerranée signifiera dans la « politique mondiale » :
L'Afrique allemande qui trouvera de suite des alliés dans les
mouvements d'indépendance des Musulmans et en Abyssinie,
rendra impossible l'emploi des troupes noires contre nos fron-
tières européennes. Seule l'Afrique allemande nous donnera un
équilibre de puissance en Orient et en Afrique. Elle neutralisera
la pression égyptienne sur l'Asie Mineure, donnera à l'Italie sa
liberté de mouvement même contre ses alliés actuels, et à l'Es-
pagne et la Grèce le relief nécessaire. L'Afrique allemande fera
de nous une puissance mondiale en nous mettant à même d'exer-
cer une influence décisive sur les décisions de politique internatio-
nale de nos ennemis et des autres puissances, et d'exercer une
pression sur toutes les formes de politique en Afrique, Asie Mi-
neure et Europe méridionale.
Ceci est un aspect de l'Afrique allemande, « mais ce
n'est pas tout. « L'Afrique allemande » doit aussi résoudre
le problème de la maîtrise des mers, pour détruire l'unité
stratégique de l'Empire britannique, et compléter la « li-
berté des mers » allemande qui peut être assurée soit en
augmentant la flotte allemande, soit même en possédant
la côte belge. En 1912, le gouvernement allemand inspira
un pamphlet extraordinaire appelé « Politique mondiale
allemande, pas de guerre ». Il était dans les idées Îlnme-
diates de la diplomatie de Lichnowsky, de montrer que
les ambitions allemandes en Asie Mineure étaient stricte-
ment limitées à l'achèvement du chemin de fer de Bagdad,
que la bonne solution dans l'intérêt de l'Allemagne et de la
paix était dans l'établissement d'une Afrique Centrale Alle-
mande avec l'acquisition du Congo Lelge et des posses-
sions du Portugal, mais, dans un passage sur la stratégie,
l'auteur vendit la mèche, Il expliqua que « l'Afrique cen-
trale » serait imprenable par terre, étant capable de dé-
fier « la milice de l'Union Sud-Africaine » qui était
« beaucoup trop faible pour attaquer ou conquérir ), et
que, tandis que le canal de Suez serait indubitablement
fermé à la déclaration de guerre, et que l'Angleterre comp-
terait entièrement sur la route du Cap à l'Inde, la ilotte al-
lemande, de suite répandue dans la mer du Nord et la
Manche, trouverait les conditions.les plus favorables. Les
écrivains allemands sont maintenant plus précis. Ils sup-
posent que la nouvelle Afrique allemande se composera
pour le moins des vieilles colonies allemandes, de la tota-
lité du Congo belge, de toute l'Afrique Equatoriale Fran-
çaise et de l'Angola. Elle ne contiendra pas seulement une
garnison proportionnée avec les munitions nécessaires,
plus de sa population. Du moins cette fiction est-elle main-
tenant morte et sera-t-elle bientôt enterrée.
Elle fut exposée avant la guerre par une non moindre
autorité que l'ancien ministre de l'Intérieur de l'Empire, le
comte Posadowsky. Le dernier mot sur ce sujet est pro-
noncé (Nord und Sud, février 1917) par le baron von Re-
chenberg, autrefois gouverneur de l'Est Africain Allemand:
De même que nous avons besoin de terre pour nous établir,
de même nous manquons de bons colons. Pendant bon nombre
d'années, l'immigration en Allemagne a été bien supérieure à l é-
migration d'Allemagne... Même en temps de paix l agriculture
allemande n'enregistrait pas un surplus, mais une diminution de
main-d'œuvre et il va contre nos intérêts d'augmenter cette dimi-
nution en encourageant l'émigration... Quelque regrettable que
cela soit, il ne peut être question à la conclusion de la paix d'ob-
tenir une extension de territoire pour la colonisation ; il n'y a au-
cun pays approprié s'il n'y a pas de colons disponibles.
Tout ce qui ressort de cet argument purement économique est
une furieuse discussion sur le besoin qu'a l'Allemagne de se pro-
curer de nouvelles sources bien à elle pour son approvisionnement
en matières premières. Les Allemands « Africains » rivalisent
avec les Allemands « Centraux Européens » dans la « compilation
des statistiques, mais les statistiques ne sont pas plus sérieuses
que l'argument du député socialiste J. Severing prétendant que
les conditions du travail en Allemagne seront bien meilleures fi
la matière première est extraite de son sol que si elle provient d,
sources étrangères !»
De fait, la « Weltpolitik » est le nœud de toute la ques-
tion et je me propose de montrer la tendance actuelle de
l'ambition allemande. L'idée fondamentale est l'établis-
sement d'un solide « bloc » allemand en Afrique, géogra-
phiquement uni et militairement imprenable. Derrière cette
idée demeure l'ambition de rattacher « l'Afrique alle-
mande » à « l'Europe centrale » et à l'Asie Mineure et de
créer ainsi une perpétuelle et véritable menace, à la fois
pour l'épine dorsale de l'Empire britannique qu'on situe
habituellement en Egypte et pour toutes les combinai-
sons présentes et futures des puissances antiallemandes.
Il n'y a aucun doute que le ministère des Colonies alle-
mand n'ait embrassé cette doctrine du « Bloc » colonial.
M. Soif, contrairement à toute prudence, écrivit la décla-
ration suivante pour le « Calendrier colonial » de 1917 :
« L'histoire de nos colonies dans cette guerre mondiale a montre;
ce que l'on attendait jusqu'ici dans l'Empire colonial allemand.
Elle a montré qu'il n'était'pas du tout un (, Empire » propre mais
simplement un groupe de possessions sans aucune connexion géo-
graphique ni politique, sans communications établies... Combien
grandement se serait accrue notre puissance de résistance, si elles
n'avaient pas été isolées !... Cette expérience montre quelle direc-
tion doivent prendre nos ambitions. Nous achèverons de remplir
nos désirs si nous demeurons conscients que le but de la politique
coloniale ne peut s'envisager seul, mais est en connexion étroite
avectous les autres buts que nous sommes déterminés à atteindre
par la guerre mondiale.
Cette déclaration fut acceptée de suite par tous les colo-
niaux enthousiastes comme satisfaisante. Voyons ce qu'ils
veulent dire.
« L'Europe centrale » (Mitteleuropa) a pris une forme
définie pendant la guerre ; l' « Afrique centrale » (Mittcl-
africa) prenait déjà forme dans la période de détente an -
glo-alleînande, entre 1912 et 1914, quand le prince Licli
nowsky et le ministère des Affaires étrangères hdtall-
nique négociaient des traités concernant l'Afrique etla Mé-
sopotamie, et quand la finance internationale, en discutant
avec la Wilhelmstrasse, découpait froidement la Turquie
d'Asie en ce qu'elle appelait des « sphères d'action )'.
L'Allemagne mettait alors la main au grand jeu qui déjà
tendait à réunir le bloc allemand en Afrique au bloc alle-
mand en Asie. Cet « idéal » a été exposé au mieux pur
le brillant pangermaniste suédois, le professor Kjellen,
dans son livre « Problèmes politiques de la guerre mOll-
diale » et la Frankfurter Zeitung (The Times, 26 septembre
1916), dans un accès de candeur, a expliqué comment .a
Turquie loin d'être un allié étranger indépendant, ser-iit
soumise à la « Kolonialpolitik » allemande comme nm;
nouvelle « Australie ». Mais le point de départ asiatique
n'a jamais été essentiel au but africain et plus 1rs ailJhi.
tions de l'Allemagne en Orient diminuent, plus l'espoir
de conquérir l'Egypte s'éloigne, plus certain apparaitra
à l'esprit allemand que le vrai but n'a jamais été au delà
de Bagdad, mais en Afrique.
Cette visée a été déjà suffisamment exposée par M. Emil
Zimmermann, le publiciste colonial bien connu, dans un
intére&sant article du numéro de février des Preussische
Jahrbùcher d'après lequel, quand l'empereur et l'impératrice
d'Allemagne allèrent à Constantinople et à Damas en 1898,
leur but politique n'était pas le golfe Persique, mais le lac
Tchad. Il écrit :
Quand, dans cinquante ans, l'Afrique Centrale Allemande
contiendra environ 50 millions de nègres, 500.000 Allemands ou
plus, quand de grandes cités se seront élevées sur le lac Tchad,
le Congo, le lac Tanganyika, il deviendra normal aux grandes
maisons de Berlin de dire à leurs voyageurs, au commencement de
septembre « Empaquetez vos échantillons, prenez l'express du
Congo, allez à la foire d'automne de Wilhemstadt (qui sera le
nom de Stanleyville) ; nous attendons vos commandes pour dans
deux ou trois semaines, et les marchandises arriveront en Afrique au
commencement de décembre. » Le voyage de Berlin demandera
sept jours pour le Congo et le lac Tanganyika, cinq jours pour le
lac Tchad ; le trafic express ira par la Méditerranée et l'Afrique du
Nord, et le transport des marchandises par les vieilles routes des.
mers des ports de la mer du Nord.
Un nouveau monde très prospère s'élèvera dans la Méditerra-
née et ce développement aura pris date du voyage de l'empereur
d'Allemagne en 1898, de Guillaume le voyageur d'Orient.
D'autre part (Deutsche PoZitik, août 1916), M. Zimmer-
mann a expliqué ce que le saut de l'Allemagne par-dessus
la Méditerranée signifiera dans la « politique mondiale » :
L'Afrique allemande qui trouvera de suite des alliés dans les
mouvements d'indépendance des Musulmans et en Abyssinie,
rendra impossible l'emploi des troupes noires contre nos fron-
tières européennes. Seule l'Afrique allemande nous donnera un
équilibre de puissance en Orient et en Afrique. Elle neutralisera
la pression égyptienne sur l'Asie Mineure, donnera à l'Italie sa
liberté de mouvement même contre ses alliés actuels, et à l'Es-
pagne et la Grèce le relief nécessaire. L'Afrique allemande fera
de nous une puissance mondiale en nous mettant à même d'exer-
cer une influence décisive sur les décisions de politique internatio-
nale de nos ennemis et des autres puissances, et d'exercer une
pression sur toutes les formes de politique en Afrique, Asie Mi-
neure et Europe méridionale.
Ceci est un aspect de l'Afrique allemande, « mais ce
n'est pas tout. « L'Afrique allemande » doit aussi résoudre
le problème de la maîtrise des mers, pour détruire l'unité
stratégique de l'Empire britannique, et compléter la « li-
berté des mers » allemande qui peut être assurée soit en
augmentant la flotte allemande, soit même en possédant
la côte belge. En 1912, le gouvernement allemand inspira
un pamphlet extraordinaire appelé « Politique mondiale
allemande, pas de guerre ». Il était dans les idées Îlnme-
diates de la diplomatie de Lichnowsky, de montrer que
les ambitions allemandes en Asie Mineure étaient stricte-
ment limitées à l'achèvement du chemin de fer de Bagdad,
que la bonne solution dans l'intérêt de l'Allemagne et de la
paix était dans l'établissement d'une Afrique Centrale Alle-
mande avec l'acquisition du Congo Lelge et des posses-
sions du Portugal, mais, dans un passage sur la stratégie,
l'auteur vendit la mèche, Il expliqua que « l'Afrique cen-
trale » serait imprenable par terre, étant capable de dé-
fier « la milice de l'Union Sud-Africaine » qui était
« beaucoup trop faible pour attaquer ou conquérir ), et
que, tandis que le canal de Suez serait indubitablement
fermé à la déclaration de guerre, et que l'Angleterre comp-
terait entièrement sur la route du Cap à l'Inde, la ilotte al-
lemande, de suite répandue dans la mer du Nord et la
Manche, trouverait les conditions.les plus favorables. Les
écrivains allemands sont maintenant plus précis. Ils sup-
posent que la nouvelle Afrique allemande se composera
pour le moins des vieilles colonies allemandes, de la tota-
lité du Congo belge, de toute l'Afrique Equatoriale Fran-
çaise et de l'Angola. Elle ne contiendra pas seulement une
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