Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-08-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 août 1903 20 août 1903
Description : 1903/08/20 (A7,N131,T13). 1903/08/20 (A7,N131,T13).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6583383v
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/03/2014
124 REVUE DES CULTURES COLONIALES
NOUVELLES ET CORRESPONDANCES
- École nationale supérieure d Agricutture coloniale. A la première année d'ensei-
gnement de l'École supérieure d'Agriculture coloniale vingt-cinq élèves ont été admis à suivre les
cours.
Le diplôme qui ne peut être conféré qu'aux anciens élèves diplômés de l'Institut agronomique, des
Écoles nationales d'Agriculture, de l'École d'Agriculture Coloniale de Tunis, de l'École d'Horticul-
ture de Versailles, de l'École coloniale, de l'École centrale des Arts et Manufactures, de l'École de
Physique et de Chimie ou de la licence ès sciences naturelles ou ès sciences physiques, a été obtenu
par M. Duchaufour, ancien élève de l'Institut agronomique ; M. Vitalis, ancien élève de Montpel-
lier; M. Farrenc, ancien élève de l'Institut agronomique; M. Buis, ancien élève de l'Institut agro-
nomique; M. Naudier, ancien élève de l'École d'Agriculture de Tunis; M. Halot, ancien élève de
Montpellier; M. Ravisé, ancien élève de l'École d'Agriculture de Tunis; M. Lesesne, ancien élève
de Rennes.
Le certificat qui peut être accordé aux élèves libres ayant subi avec succès les examens a été
obtenu par M. Mesnard avec mention très bien; M. Bignault avec mention très bien; M. Lecozannet,
ancien élève de Versailles; M. Pelissier; M. Soulivet, ancien élève de l'École d'Agriculture de
Tunis; M. Brunet, ancien élève de l'École d'Agriculture de Tunis; M. Picquenot.
La mention très bien a été accordée aux élèves qui, ne pouvant obtenir que le certificat en raison
du fait qu'ils ne possèdent pas de diplômes antérieurs suffisants, ont obtenu une moyenne supé-
rieure à celle exigée pour le diplôme. c'
— Dans la conférence que M. C. Berthelot du Chesnay, de la Compagnie de Konilou-Niari,
a donnée au Jardin colonial et qui a été. publiée dans le « Bulletin du Jardin », 12, 1903 », nous
trouvons des indications intéressantes sur lesquelles il serait utile de posséder quelques renseigne-
ments complémentaires. L'auteur cite dans le Mayombe français des Bnrsera à résines, un
Carapa guineensis donnant 60 d'huile, un Colatier (Makensodes des indigènes), donnant une
'noix rouge, et un santal rouge (N'Tissiésé des indigènes) qui donne principalement à la base du
tronc un bois riche en matière colorante ; cette matière est dénommée « takoul » l'auteur rapporte
cette plante au Pierocarpus tinctorius. Nous rappellerons que dans cette « Revue » un Ptero-
carpus Cal)rae provenant du Mayombe (État du Congo), a été décrit comme possédant les mêmes
propriétés. Nous verrions avec plaisir des échantillons botaniques de ces diverses plantes. L'auteur
préconise la culture du cacaoyer et montre, une fois de plus, que la culture du Manihot ne peut
se faire dans ces régions dont les conditions sont opposées à celles dans lesquelles cette plante se
développe dans son pays d'origine. Des essais de culture de Castilloa et d'ilevea semblent avoir
de l'avenir.
— Le « Bolletino tecnico dello cultivazione dei tabacchi », publié par l'Institut expérimental de
Scafati de Salerno, publie une courte étude avec figure sur le :\'icotiaoa Laugsdorfii, qui
fournit le produit connu en Allemagne sous le nom de « Brasilischer Tabak » (tabac brésilien).
— M. J. IIomery, vice-consul de France aux Indes, publie dans le « Moniteur du Commerce »,
n° 1037, 1903, une intéressante étude sur le thé et sur le « Tea cess », aux Indes et à Ceylan.
Il semble que ces droits auront une action très favorable sur le commerce. M. Homery annonce que
le gouvernement des Indes fera présenter le thé en tête des produits industriels dans son compartiment
à l'Exposition de Saint-Louis et à la prochaine Exposition du Cap. On estime que le thé des
Indes trouverait un bon débouché au Cap, où le thé consommé est de qualité très inférieure. Les
pronostics de la récolte à Ceylan sont pour 1903 : 134.000.000 de livres; ceux de l'exportation don-
nent pour la Russie 14.000.000 de livres, pour l'Australie 21.000.000, et Angleterre 96.000.000.
— Nous trouvons dans le « Gummi Zeitung », du 5 juin 1903, une note intéressante signée Ramloc,
sur laquelle nous désirerions posséder quelques renseignements complémentaires. L'auteur rappelle
que le Bassia Parkli, répandu dans l'Afrique occidentale et dans le Togo, contient une substance
guttoïde qui a déjà été signalée en 1885, par le professeur Heckel. Cette substance a été fréquem-
ment étudiée depuis, tantôt déclarée bonne, tantôt mauvaise. Ces divergences à propos d'un produit
examiné de divers côtés proviendrait non seulement des différentes méthodes employées pour l'obten-
tion et la préparation, mais surtout du fait qu'il existerait deux variétés de Karité, une seule four-
nissant un produit guttoïde. Le Karîté donne, comme on sait, un beurre contenant 95
d'acides stéarique et margarique, et ce serait le même arbre qui fournirait la substance guttoïde.
L'article cite les recherches de Rançon, Copin, Cazalbou sur cette substance. La Chambre de Com-
NOUVELLES ET CORRESPONDANCES
- École nationale supérieure d Agricutture coloniale. A la première année d'ensei-
gnement de l'École supérieure d'Agriculture coloniale vingt-cinq élèves ont été admis à suivre les
cours.
Le diplôme qui ne peut être conféré qu'aux anciens élèves diplômés de l'Institut agronomique, des
Écoles nationales d'Agriculture, de l'École d'Agriculture Coloniale de Tunis, de l'École d'Horticul-
ture de Versailles, de l'École coloniale, de l'École centrale des Arts et Manufactures, de l'École de
Physique et de Chimie ou de la licence ès sciences naturelles ou ès sciences physiques, a été obtenu
par M. Duchaufour, ancien élève de l'Institut agronomique ; M. Vitalis, ancien élève de Montpel-
lier; M. Farrenc, ancien élève de l'Institut agronomique; M. Buis, ancien élève de l'Institut agro-
nomique; M. Naudier, ancien élève de l'École d'Agriculture de Tunis; M. Halot, ancien élève de
Montpellier; M. Ravisé, ancien élève de l'École d'Agriculture de Tunis; M. Lesesne, ancien élève
de Rennes.
Le certificat qui peut être accordé aux élèves libres ayant subi avec succès les examens a été
obtenu par M. Mesnard avec mention très bien; M. Bignault avec mention très bien; M. Lecozannet,
ancien élève de Versailles; M. Pelissier; M. Soulivet, ancien élève de l'École d'Agriculture de
Tunis; M. Brunet, ancien élève de l'École d'Agriculture de Tunis; M. Picquenot.
La mention très bien a été accordée aux élèves qui, ne pouvant obtenir que le certificat en raison
du fait qu'ils ne possèdent pas de diplômes antérieurs suffisants, ont obtenu une moyenne supé-
rieure à celle exigée pour le diplôme. c'
— Dans la conférence que M. C. Berthelot du Chesnay, de la Compagnie de Konilou-Niari,
a donnée au Jardin colonial et qui a été. publiée dans le « Bulletin du Jardin », 12, 1903 », nous
trouvons des indications intéressantes sur lesquelles il serait utile de posséder quelques renseigne-
ments complémentaires. L'auteur cite dans le Mayombe français des Bnrsera à résines, un
Carapa guineensis donnant 60 d'huile, un Colatier (Makensodes des indigènes), donnant une
'noix rouge, et un santal rouge (N'Tissiésé des indigènes) qui donne principalement à la base du
tronc un bois riche en matière colorante ; cette matière est dénommée « takoul » l'auteur rapporte
cette plante au Pierocarpus tinctorius. Nous rappellerons que dans cette « Revue » un Ptero-
carpus Cal)rae provenant du Mayombe (État du Congo), a été décrit comme possédant les mêmes
propriétés. Nous verrions avec plaisir des échantillons botaniques de ces diverses plantes. L'auteur
préconise la culture du cacaoyer et montre, une fois de plus, que la culture du Manihot ne peut
se faire dans ces régions dont les conditions sont opposées à celles dans lesquelles cette plante se
développe dans son pays d'origine. Des essais de culture de Castilloa et d'ilevea semblent avoir
de l'avenir.
— Le « Bolletino tecnico dello cultivazione dei tabacchi », publié par l'Institut expérimental de
Scafati de Salerno, publie une courte étude avec figure sur le :\'icotiaoa Laugsdorfii, qui
fournit le produit connu en Allemagne sous le nom de « Brasilischer Tabak » (tabac brésilien).
— M. J. IIomery, vice-consul de France aux Indes, publie dans le « Moniteur du Commerce »,
n° 1037, 1903, une intéressante étude sur le thé et sur le « Tea cess », aux Indes et à Ceylan.
Il semble que ces droits auront une action très favorable sur le commerce. M. Homery annonce que
le gouvernement des Indes fera présenter le thé en tête des produits industriels dans son compartiment
à l'Exposition de Saint-Louis et à la prochaine Exposition du Cap. On estime que le thé des
Indes trouverait un bon débouché au Cap, où le thé consommé est de qualité très inférieure. Les
pronostics de la récolte à Ceylan sont pour 1903 : 134.000.000 de livres; ceux de l'exportation don-
nent pour la Russie 14.000.000 de livres, pour l'Australie 21.000.000, et Angleterre 96.000.000.
— Nous trouvons dans le « Gummi Zeitung », du 5 juin 1903, une note intéressante signée Ramloc,
sur laquelle nous désirerions posséder quelques renseignements complémentaires. L'auteur rappelle
que le Bassia Parkli, répandu dans l'Afrique occidentale et dans le Togo, contient une substance
guttoïde qui a déjà été signalée en 1885, par le professeur Heckel. Cette substance a été fréquem-
ment étudiée depuis, tantôt déclarée bonne, tantôt mauvaise. Ces divergences à propos d'un produit
examiné de divers côtés proviendrait non seulement des différentes méthodes employées pour l'obten-
tion et la préparation, mais surtout du fait qu'il existerait deux variétés de Karité, une seule four-
nissant un produit guttoïde. Le Karîté donne, comme on sait, un beurre contenant 95
d'acides stéarique et margarique, et ce serait le même arbre qui fournirait la substance guttoïde.
L'article cite les recherches de Rançon, Copin, Cazalbou sur cette substance. La Chambre de Com-
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