Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-08-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 août 1903 20 août 1903
Description : 1903/08/20 (A7,N131,T13). 1903/08/20 (A7,N131,T13).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6583383v
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/03/2014
108 REVUE DES CULTURES COLONIALES
semées en pépinières; au bout de trois à cinq mois, elles sont bonnes à trans-
planter ; les sujets chétifs ou ceux dont la racine pivotante est tant soitpeu endom-
magée, sont aussitôt écartés.
Des trous assez profonds sont préparés auparavant : on les dispose en quin-
conce et à une distance variant entre 3 à 5 mètres, suivant les espèces de
guttiers.
Outre les cultures de l'État, Java possédait, en 1902, deux essais de plantations
de Palaquium, encore à leurs débuts. La première, la plantation de Pondok-
Gedeh est située à environ 30 kilomètres de Buitenzorg ; elle était formée, quand
je l'ai visitée en 1901, de trois pépinières de Palaquium oblongifolium et d'une
centaine de pieds mis récemment en place. L'administrateur, M. Westpalm
van Hoorn était allé lui-même recueillir les jeunes plants à Bornéo. M. Van
Romburgh signale, dans son rapport de voyage, une petite plantation d'obloilgi-
folium, faite par un indigène, avec de jeunes plantes ramassées dans le bois.
Quelques essais de ce genre auraient été tentés également dans l'Est de Sumatra.
Dans l'île de Bintang, archipel jde Riouw, le Dr Ledeboer a fait aussi une
petite plantation de Pal. gutta.
Le Jardin botanique de Singapour possède un assez grand nombre de Pala-
quium ; M. Ridley, directeur de l'Agriculture, s'est fait expédier de Bornéo une
certaine quantité de jeunes plantules, qui arrivent taillées en stumps dans des
tubes de bambous. Ce procédé permettrait de sauver plus de la moitié des
gulliers.
Dans la rivière de Johore où M. de Jouffroy d'Abbans avait obtenu du Sultan
le monopole de l'achat des feuilles, les guttiers sont encore abondants. Pendant
les quelques journées passées dans le pays, avec le Consul de France, plusieurs
excurs ons m'ont permis de me rendre compte de la richesse de ces terres. Au
bord de la rivière Temoun, en particulier dans une forêt autrefois débroussée
par la hache et le feu, pour la culture des ananas, nombreux sont les Palaquium
repartis vigoureusement des souches carbonisées. Au bord de la rivière Nepah,
dans une forêt encore vierge, un bouquet de cent Palaquium environ s'étagent
encore sur la côte et dans le thalweg marécageux; certains sont fort beaux, et,
quoique poussés surtout en hauteur, ont encore, à 1 mètre du sol, de 50 à 60
centimètres de circonférence; quelques arbres, coupés au ras du sol, sont partis
en buissons très riches, très fournis. A quelque cent mètres de l'habitation, deux
vieux guttiers étaient en fleurs lors de mon passage, en mars, et tout autour de
la maison une cinquantaine de jeunes arbustes, transplantés depuis un an
environ, semblaient pousser avec vigueur.
Les Anglais, auraient, paraît-il, maintenant, l'intention de propager la culture
des Palaquium, suivant, en cela du reste, l'exemple de toutes les nations euro-
péennes. Pendant mon séjour à Java, j'ai vu passer successivement plusieurs
missions étrangères, chargées d'étudier les procédés de culture employés par
les Hollandais, et surtout de se procurer, tant à Bornéo qu'à Sumatra, les jeunes
arbres ou graines nécessaires à leurs essais : les Américains qui voudraient
introduire les guttiers aux Philippines, l'État indépendant au Congo belge, les
Allemands dans la Nouvelle-Guinée. D'après M. Stuhlmann, directeur de l'Agricul-
ture de la côte orientale d'Afrique, les seuls essais d'introduction, faits avec quatre
Palaquium Treubii, ont échoué. D'après M. Schlechter, le Dr Preuss aurait mieux
réussi au Cameroun. La France a fait de son côté des efforts sérieux; la mis-
sion Serullas d'abord, celle de M. Raoul ensuite, ont toutes deux cherché à
semées en pépinières; au bout de trois à cinq mois, elles sont bonnes à trans-
planter ; les sujets chétifs ou ceux dont la racine pivotante est tant soitpeu endom-
magée, sont aussitôt écartés.
Des trous assez profonds sont préparés auparavant : on les dispose en quin-
conce et à une distance variant entre 3 à 5 mètres, suivant les espèces de
guttiers.
Outre les cultures de l'État, Java possédait, en 1902, deux essais de plantations
de Palaquium, encore à leurs débuts. La première, la plantation de Pondok-
Gedeh est située à environ 30 kilomètres de Buitenzorg ; elle était formée, quand
je l'ai visitée en 1901, de trois pépinières de Palaquium oblongifolium et d'une
centaine de pieds mis récemment en place. L'administrateur, M. Westpalm
van Hoorn était allé lui-même recueillir les jeunes plants à Bornéo. M. Van
Romburgh signale, dans son rapport de voyage, une petite plantation d'obloilgi-
folium, faite par un indigène, avec de jeunes plantes ramassées dans le bois.
Quelques essais de ce genre auraient été tentés également dans l'Est de Sumatra.
Dans l'île de Bintang, archipel jde Riouw, le Dr Ledeboer a fait aussi une
petite plantation de Pal. gutta.
Le Jardin botanique de Singapour possède un assez grand nombre de Pala-
quium ; M. Ridley, directeur de l'Agriculture, s'est fait expédier de Bornéo une
certaine quantité de jeunes plantules, qui arrivent taillées en stumps dans des
tubes de bambous. Ce procédé permettrait de sauver plus de la moitié des
gulliers.
Dans la rivière de Johore où M. de Jouffroy d'Abbans avait obtenu du Sultan
le monopole de l'achat des feuilles, les guttiers sont encore abondants. Pendant
les quelques journées passées dans le pays, avec le Consul de France, plusieurs
excurs ons m'ont permis de me rendre compte de la richesse de ces terres. Au
bord de la rivière Temoun, en particulier dans une forêt autrefois débroussée
par la hache et le feu, pour la culture des ananas, nombreux sont les Palaquium
repartis vigoureusement des souches carbonisées. Au bord de la rivière Nepah,
dans une forêt encore vierge, un bouquet de cent Palaquium environ s'étagent
encore sur la côte et dans le thalweg marécageux; certains sont fort beaux, et,
quoique poussés surtout en hauteur, ont encore, à 1 mètre du sol, de 50 à 60
centimètres de circonférence; quelques arbres, coupés au ras du sol, sont partis
en buissons très riches, très fournis. A quelque cent mètres de l'habitation, deux
vieux guttiers étaient en fleurs lors de mon passage, en mars, et tout autour de
la maison une cinquantaine de jeunes arbustes, transplantés depuis un an
environ, semblaient pousser avec vigueur.
Les Anglais, auraient, paraît-il, maintenant, l'intention de propager la culture
des Palaquium, suivant, en cela du reste, l'exemple de toutes les nations euro-
péennes. Pendant mon séjour à Java, j'ai vu passer successivement plusieurs
missions étrangères, chargées d'étudier les procédés de culture employés par
les Hollandais, et surtout de se procurer, tant à Bornéo qu'à Sumatra, les jeunes
arbres ou graines nécessaires à leurs essais : les Américains qui voudraient
introduire les guttiers aux Philippines, l'État indépendant au Congo belge, les
Allemands dans la Nouvelle-Guinée. D'après M. Stuhlmann, directeur de l'Agricul-
ture de la côte orientale d'Afrique, les seuls essais d'introduction, faits avec quatre
Palaquium Treubii, ont échoué. D'après M. Schlechter, le Dr Preuss aurait mieux
réussi au Cameroun. La France a fait de son côté des efforts sérieux; la mis-
sion Serullas d'abord, celle de M. Raoul ensuite, ont toutes deux cherché à
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