Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-04-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 avril 1903 05 avril 1903
Description : 1903/04/05 (A7,N122,T12). 1903/04/05 (A7,N122,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6583374w
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/03/2014
VARIÉTÉS 205-
Il faut encore faire remarquer que la production est très différente suivant
les arbres. La production des jeunes arbres a pu être déterminée petit à petit;
des arbres de six ans ont donné de 60 à 120 grammes par arbre, des arbres de
huit ans donnèrent une moyenne de 238 grammes; certains d'entre eux ne four-
nissant que 30 grammes, d'autres 915. Les mêmes arbres donnèrent deux ans
plus tard, donc à l'âge de dix ans en moyenne 67 grammes seulement; à l'âge
de treize ans, 70 grammes; à l'âge de dix-sept ans, 320 grammes; à dix-huit ans,
300 grammes. M. R. J. Blok, administrateur deGogoniti, indique, pour des arbres
de six ans, 500 grammes ; de sept ans, 750, et de seize ans, 2 kilogrammes. A Soe-
bang, des plantations de neuf, dix et onze ans ont donné une moyenne de 118,
140, 153 grammes par arbre.
A quelle époque de la vie de l'arbre faut-il commencer la récolte du latex?
Bien que cette question ait été posée bien souvent, il n'est pas facile de la
résoudre.
D'après les données qui précèdent, on voit que les arbres produisent à l'âge
de huit ans, mais relativement peu. Il y aurait donc lieu de voir s'il n'y aurait
pas avantage à laisser les arbres végéter jusqu'à vingt ans, comme le font les
indigènes de Java. Il est indiscutable que la production serait plus grande, mais
tout le monde ne peut pas attendre aussi longtemps. On peut, dans une planta-
tion où les arbres sont distants de 18 pieds, ménager les arbres qui doivent être
conservés et saigner fortement, par exemple deux fois par an, ceux qui doivent
être enlevés, et l'on saignera ceux-ci à mort quand ils devront être supprimés.
Les modes de récolte varieront également; il n'est pas à conseiller, pour celui
qui veut entretenir une plantation, de couper comme le font les indigènes l'arbre
à la ba~e pour en exlraire tout le caoutchouc. Pour nous, la méthode des inci-
sions restera la meilleure et le latex qui s'écoule pourra être recueilli sur des
feuilles mises par terre, d'où il sera enlevé et réuni à celui coagulé dans la plaie.
Les collecteurs de Pamanoekan et de Tjiassem commencent leur travail très tôt
le matin; ils grimpent dans les arbres, munis d'une hachette au moyen de
laquelle ils font des incisions de la base au sommet du tronc. Comme les'
arbres ont été, dans le courant des années, saignés très souvent, il ne peut être
question de faire des iucisions régulières ; on choisit de préférence une portion de
l'écorce non encore entaillée et l'on évite de faire tomber l'écorce, ce qui arrive
fréquemment dans le voisinage des anciennes blessures. Sur les vieux troncs, les
incisions doivent être plus profondes que dans les jeunes racines aériennes; on a
essayé de faire des appareils spéciaux à l'aide desquels on n'entrerait pas trop
profondément dans l'arbre, mais cela n'a pas donné des résultats pratiques;
d'ailleurs le collecteur a lui-même tout intérêt, pour obtenir un meilleur résultat,
de n'entailler ni trop, ni trop peu, les troncs de Ficus. La saignée est terminée
généralement vers dix ou onze heures : le latex, qui s'écoule des blessures faites
en premier lieu, commence déjà à s'épaissir et les collecteurs peuvent, en com-
mençant à enlever le caoutchouc coagulé la veille, réunir le même jour une
partie du caoutchouc qu'ils ont obtenu dans la journée. Si la nuit la pluie est
abondante, l'indigène ne commencera le travail qu'une ou deux heures plus tard;
s'il pleut le matin, on ne saigne pas; s'il pleut à midi, on ne peut pas récoller;
s'il règne un vent humide, le latex ne se coagule pas et il s'en perd beaucoup.
Pour toutes ces raisons, il est avantageux de faire la récolte pendant la saison
sèche.
Dans ces dernières années, nous commençons la récolte en avril et nous la
Il faut encore faire remarquer que la production est très différente suivant
les arbres. La production des jeunes arbres a pu être déterminée petit à petit;
des arbres de six ans ont donné de 60 à 120 grammes par arbre, des arbres de
huit ans donnèrent une moyenne de 238 grammes; certains d'entre eux ne four-
nissant que 30 grammes, d'autres 915. Les mêmes arbres donnèrent deux ans
plus tard, donc à l'âge de dix ans en moyenne 67 grammes seulement; à l'âge
de treize ans, 70 grammes; à l'âge de dix-sept ans, 320 grammes; à dix-huit ans,
300 grammes. M. R. J. Blok, administrateur deGogoniti, indique, pour des arbres
de six ans, 500 grammes ; de sept ans, 750, et de seize ans, 2 kilogrammes. A Soe-
bang, des plantations de neuf, dix et onze ans ont donné une moyenne de 118,
140, 153 grammes par arbre.
A quelle époque de la vie de l'arbre faut-il commencer la récolte du latex?
Bien que cette question ait été posée bien souvent, il n'est pas facile de la
résoudre.
D'après les données qui précèdent, on voit que les arbres produisent à l'âge
de huit ans, mais relativement peu. Il y aurait donc lieu de voir s'il n'y aurait
pas avantage à laisser les arbres végéter jusqu'à vingt ans, comme le font les
indigènes de Java. Il est indiscutable que la production serait plus grande, mais
tout le monde ne peut pas attendre aussi longtemps. On peut, dans une planta-
tion où les arbres sont distants de 18 pieds, ménager les arbres qui doivent être
conservés et saigner fortement, par exemple deux fois par an, ceux qui doivent
être enlevés, et l'on saignera ceux-ci à mort quand ils devront être supprimés.
Les modes de récolte varieront également; il n'est pas à conseiller, pour celui
qui veut entretenir une plantation, de couper comme le font les indigènes l'arbre
à la ba~e pour en exlraire tout le caoutchouc. Pour nous, la méthode des inci-
sions restera la meilleure et le latex qui s'écoule pourra être recueilli sur des
feuilles mises par terre, d'où il sera enlevé et réuni à celui coagulé dans la plaie.
Les collecteurs de Pamanoekan et de Tjiassem commencent leur travail très tôt
le matin; ils grimpent dans les arbres, munis d'une hachette au moyen de
laquelle ils font des incisions de la base au sommet du tronc. Comme les'
arbres ont été, dans le courant des années, saignés très souvent, il ne peut être
question de faire des iucisions régulières ; on choisit de préférence une portion de
l'écorce non encore entaillée et l'on évite de faire tomber l'écorce, ce qui arrive
fréquemment dans le voisinage des anciennes blessures. Sur les vieux troncs, les
incisions doivent être plus profondes que dans les jeunes racines aériennes; on a
essayé de faire des appareils spéciaux à l'aide desquels on n'entrerait pas trop
profondément dans l'arbre, mais cela n'a pas donné des résultats pratiques;
d'ailleurs le collecteur a lui-même tout intérêt, pour obtenir un meilleur résultat,
de n'entailler ni trop, ni trop peu, les troncs de Ficus. La saignée est terminée
généralement vers dix ou onze heures : le latex, qui s'écoule des blessures faites
en premier lieu, commence déjà à s'épaissir et les collecteurs peuvent, en com-
mençant à enlever le caoutchouc coagulé la veille, réunir le même jour une
partie du caoutchouc qu'ils ont obtenu dans la journée. Si la nuit la pluie est
abondante, l'indigène ne commencera le travail qu'une ou deux heures plus tard;
s'il pleut le matin, on ne saigne pas; s'il pleut à midi, on ne peut pas récoller;
s'il règne un vent humide, le latex ne se coagule pas et il s'en perd beaucoup.
Pour toutes ces raisons, il est avantageux de faire la récolte pendant la saison
sèche.
Dans ces dernières années, nous commençons la récolte en avril et nous la
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