Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-04-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 avril 1903 20 avril 1903
Description : 1903/04/20 (A7,N123,T12). 1903/04/20 (A7,N123,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65833759
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/03/2014
VARIÉTÉS 237
Sénégal est donc d'un rendement assuré, mais sur des espaces limités qui
demandent des endiguements et des travaux d'irrigation de première urgence.
Les essais peuvent être tentés dans cette colonie, les expériences de 18G6 peuvent
être reprises et poursuivies, l'aide bienveillante de M. Roume est une garantie
pour l'Association Cotonnière Coloniale qui trouvera également de la part de
M. le gouverneur Guy tous les encouragements et toute l'assistance dont elle aura
besoin.
En dehors du Sénégal, nous possédons en Afrique des territoires plus vastes et
plus faciles à mettre en valeur et c'est de ceux-ci que nous allons nous occuper
maintenant d'une façon toute spéciale.
Il
LA VALLÉE DU NIL FRANÇAIS
La vallée du Niger fut l'objet d'études et d'observations qui constituent dans
leur ensemble un document sérieux. M. Chevallier, chef de mission botanique;
M. Merleaux-Ponty, administrateur, et récemment encore le capitaine Lenfant,
ont fourni sur le grand fleuve des rapports qui me serviront de base pour exposer
ici les indications et les explications concernant la culture cotonnière sur ces ter-
rains fertiles et connus d'hier à peine que cet officier appelle la vallée du Nil
Français. -
Nous étudierons donc : A, le climat; B, la crue du Niger; C, le sol et les allu-
vions; D, les cultures indigènes et le coton du pays; E, les races et les conditions
diverses qui se rattachent à la culture du coton.
A. — Le climat.
Le Nil Français se compose de deux fleuves différents d'aspect et de régime,
le Djoliba, qui s'étend depuis les sources, depuis la Haute-Guinée jusqu'à la plaine
de Djenné, jusqu'à la région lacustre; l'Issa-Ber, qui contourne les territoires
désertiques de la Boucle et commence à la région lacustre à laquelle il s'alimente
et se termine un peu en aval de Say.
Les climats de ces deux contrées sont totalement différents. Sur le Djoliba, la
saison des pluies commence au mois de mai, débute par quelques tornades sèches
et s'établit nettement dans le courant du mois de juin. Elle acquiert son
maximum d'intensité à la fin de juillet, décroît en septembre et se termine à la
fin d'octobre, époque où les tornades ne tombent plus que par intervalles succes-
sifs de deux, trois, cinq et huit jours. C'est en novembre que revient la saison
sèche, on peut dire qu'elle est réellement établie dans les premiers jours de ce
mois. Les nuits deviennent fraîches, puis froides, il se produit une condensation
nocturne de l'atmosphère qui dépose sur les plantes une buée, un brouillard
dont l'intensité va rapidement en décroissant et dont le soleil boit les goutte-
lettes dans les premières heures de la matinée. Vers la fin de novembre le vent
du Nord-Est, l'hermattan, s'établit d'une manière à peu près constante, c'est
une brise de 8 à 10 mètres qui rend le Niger très houleux et qui, venue des
confins du Sahara, dessèche tout ce qui se trouve sur son passage. Les mois de
décembre et janvier sont extrêmement agréables et ce n'est qu'à la fin de février
que la température de l'après-midi se relève d'une façon très sensible. Les fortes
Sénégal est donc d'un rendement assuré, mais sur des espaces limités qui
demandent des endiguements et des travaux d'irrigation de première urgence.
Les essais peuvent être tentés dans cette colonie, les expériences de 18G6 peuvent
être reprises et poursuivies, l'aide bienveillante de M. Roume est une garantie
pour l'Association Cotonnière Coloniale qui trouvera également de la part de
M. le gouverneur Guy tous les encouragements et toute l'assistance dont elle aura
besoin.
En dehors du Sénégal, nous possédons en Afrique des territoires plus vastes et
plus faciles à mettre en valeur et c'est de ceux-ci que nous allons nous occuper
maintenant d'une façon toute spéciale.
Il
LA VALLÉE DU NIL FRANÇAIS
La vallée du Niger fut l'objet d'études et d'observations qui constituent dans
leur ensemble un document sérieux. M. Chevallier, chef de mission botanique;
M. Merleaux-Ponty, administrateur, et récemment encore le capitaine Lenfant,
ont fourni sur le grand fleuve des rapports qui me serviront de base pour exposer
ici les indications et les explications concernant la culture cotonnière sur ces ter-
rains fertiles et connus d'hier à peine que cet officier appelle la vallée du Nil
Français. -
Nous étudierons donc : A, le climat; B, la crue du Niger; C, le sol et les allu-
vions; D, les cultures indigènes et le coton du pays; E, les races et les conditions
diverses qui se rattachent à la culture du coton.
A. — Le climat.
Le Nil Français se compose de deux fleuves différents d'aspect et de régime,
le Djoliba, qui s'étend depuis les sources, depuis la Haute-Guinée jusqu'à la plaine
de Djenné, jusqu'à la région lacustre; l'Issa-Ber, qui contourne les territoires
désertiques de la Boucle et commence à la région lacustre à laquelle il s'alimente
et se termine un peu en aval de Say.
Les climats de ces deux contrées sont totalement différents. Sur le Djoliba, la
saison des pluies commence au mois de mai, débute par quelques tornades sèches
et s'établit nettement dans le courant du mois de juin. Elle acquiert son
maximum d'intensité à la fin de juillet, décroît en septembre et se termine à la
fin d'octobre, époque où les tornades ne tombent plus que par intervalles succes-
sifs de deux, trois, cinq et huit jours. C'est en novembre que revient la saison
sèche, on peut dire qu'elle est réellement établie dans les premiers jours de ce
mois. Les nuits deviennent fraîches, puis froides, il se produit une condensation
nocturne de l'atmosphère qui dépose sur les plantes une buée, un brouillard
dont l'intensité va rapidement en décroissant et dont le soleil boit les goutte-
lettes dans les premières heures de la matinée. Vers la fin de novembre le vent
du Nord-Est, l'hermattan, s'établit d'une manière à peu près constante, c'est
une brise de 8 à 10 mètres qui rend le Niger très houleux et qui, venue des
confins du Sahara, dessèche tout ce qui se trouve sur son passage. Les mois de
décembre et janvier sont extrêmement agréables et ce n'est qu'à la fin de février
que la température de l'après-midi se relève d'une façon très sensible. Les fortes
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