Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-04-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 avril 1903 05 avril 1903
Description : 1903/04/05 (A7,N122,T12). 1903/04/05 (A7,N122,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6583374w
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/03/2014
204 REVUE DES CULTURES COLONIALES
On ne doit donc pas planter en Ficus les mauvaises parties de son terrain, mais, en
général, on peut dire que là où croît le café ou que dans les régions où il y a eu
des caféiers, on pourra cultiver les Ficus en les soignant bien. Dans de vieilles
plantations de café, ces soins pourront être réduits parce que le terrain a été
bien travaillé, mais si la plantation se fait sur un terrain neuf, il faudra éviter
l'envahissement des mauvaises herbes. A Soebang, on a observé que la planta-
tion faite dans la brousse nécessitait un travail du sol pour combattre l'alang-
alang contre lequel le Ficus n'est pas armé.
Les autres soins à donner à la plantation se résument dans la taille, dans
l'enlèvement de quelques racines aériennes et dans les soins à accorder au drai-
nage. Il est parfois aussi utile de permettre, au moyen de tuyaux, la circulation
de l'air dans le sol, surtout quand les arbres sont arrêtés dans leur croissance et
que les feuilles commencent à jaunir. A Buitenzorg, on a obtenu en 1884, par ce
procédé, un très bon résultat.
Ces derniers, plantés à 7 mètres de distance, avaient au bout de l'an 3 mètres
de haut et une circonférence de 37 centimètres ; au bout de trois ans ils mesu-
raient 5 mètres, au bout de vingt ans ils atteignent 25 mètres de haut. A Soebang,
les arbres plantés il y a onze ans le long des chemins ont atteint 17 mètres ; et
ceux d'une plantation de deux ans et demi mesurent 2 à 3 mètres. Les maladies
qui attaquent les Ficus ne sont pas très importantes; on a signalé un insecte,
Batoceraillofasciata, qui se loge parfois dansle tronc en pénétrant par les incisions,
et quelques champignons.
La production des arbres est intéressante à examiner, mais il faut bien se
rendre compte qu'il ne s'agit pas de s'occuper du rendement des arbres sauvages
tels que ceux de Sumatra qui, véritables géants de la forêt, peuvent fournir 3 à
5 piculs de caoutchouc; il faut envisager la production des arbres cultivés.
D'après M. van Romburgh, dans les Indes anglaises 4 arbres bien développés
de dix-huit à vingt ans d'âge ont fourni 1,35, 1,35, 0,68 et 2,70 kilogrammes de
caoutchouc par arbre. A Tjikandie Vedik, dans le Banten, où les Ficus ont été
plantés à 12 pieds, les arbres qui mesurent de lm50 à 2 mètres de circonfé-
rence, saignés deux fois par an, ont fourni en moyenne 2,5 à 3 kilogrammes de
caoutchouc.
Dans le Pamanoekan et Tjiassem, 100 bouws, contenant 5.400 arbres dont
5.000 existent encore actuellement, ont fourni :
En 1886. 40 piculs
1887. 26,37
1888. 10,50
1889. non saignés
1890. 24 piculs
1891. 45 -
1892. 45 -
1893. non saignés
1894. 45,80 piculs
1895.., 52,87
1896. 23,19
189 7 : 50,19
1898. 49,92
1899. 49,74
11900 82 -
1901.,.,., 65,61
1902. 55 -
On ne doit donc pas planter en Ficus les mauvaises parties de son terrain, mais, en
général, on peut dire que là où croît le café ou que dans les régions où il y a eu
des caféiers, on pourra cultiver les Ficus en les soignant bien. Dans de vieilles
plantations de café, ces soins pourront être réduits parce que le terrain a été
bien travaillé, mais si la plantation se fait sur un terrain neuf, il faudra éviter
l'envahissement des mauvaises herbes. A Soebang, on a observé que la planta-
tion faite dans la brousse nécessitait un travail du sol pour combattre l'alang-
alang contre lequel le Ficus n'est pas armé.
Les autres soins à donner à la plantation se résument dans la taille, dans
l'enlèvement de quelques racines aériennes et dans les soins à accorder au drai-
nage. Il est parfois aussi utile de permettre, au moyen de tuyaux, la circulation
de l'air dans le sol, surtout quand les arbres sont arrêtés dans leur croissance et
que les feuilles commencent à jaunir. A Buitenzorg, on a obtenu en 1884, par ce
procédé, un très bon résultat.
Ces derniers, plantés à 7 mètres de distance, avaient au bout de l'an 3 mètres
de haut et une circonférence de 37 centimètres ; au bout de trois ans ils mesu-
raient 5 mètres, au bout de vingt ans ils atteignent 25 mètres de haut. A Soebang,
les arbres plantés il y a onze ans le long des chemins ont atteint 17 mètres ; et
ceux d'une plantation de deux ans et demi mesurent 2 à 3 mètres. Les maladies
qui attaquent les Ficus ne sont pas très importantes; on a signalé un insecte,
Batoceraillofasciata, qui se loge parfois dansle tronc en pénétrant par les incisions,
et quelques champignons.
La production des arbres est intéressante à examiner, mais il faut bien se
rendre compte qu'il ne s'agit pas de s'occuper du rendement des arbres sauvages
tels que ceux de Sumatra qui, véritables géants de la forêt, peuvent fournir 3 à
5 piculs de caoutchouc; il faut envisager la production des arbres cultivés.
D'après M. van Romburgh, dans les Indes anglaises 4 arbres bien développés
de dix-huit à vingt ans d'âge ont fourni 1,35, 1,35, 0,68 et 2,70 kilogrammes de
caoutchouc par arbre. A Tjikandie Vedik, dans le Banten, où les Ficus ont été
plantés à 12 pieds, les arbres qui mesurent de lm50 à 2 mètres de circonfé-
rence, saignés deux fois par an, ont fourni en moyenne 2,5 à 3 kilogrammes de
caoutchouc.
Dans le Pamanoekan et Tjiassem, 100 bouws, contenant 5.400 arbres dont
5.000 existent encore actuellement, ont fourni :
En 1886. 40 piculs
1887. 26,37
1888. 10,50
1889. non saignés
1890. 24 piculs
1891. 45 -
1892. 45 -
1893. non saignés
1894. 45,80 piculs
1895.., 52,87
1896. 23,19
189 7 : 50,19
1898. 49,92
1899. 49,74
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