Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-03-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 mars 1903 20 mars 1903
Description : 1903/03/20 (A7,N121,T12). 1903/03/20 (A7,N121,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6583373g
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/03/2014
178 IttiVUE DUS CULTURtiS UO!.U:\IAI.E:-;
On a principalement planté en Nouvelle-Guinée d'anciens terrains à tabac. Les
plantations d'il y a deux à trois ans étaient faites entre des maïs et des patates
douces; les autres, dans des herbes et des buissons de 2 à 3 mètres de haut.
Des tranchées de 5 mètres environ furent tracées dans cette steppe et bien appro
priées. Dans ces raies, on a marqué au moyen de piquets la place des plantes
La distance des plantes sur les lignes était variable ; des essais furent tentés à
2, 3 et 5 mètres. On a abandonné la culture dans la steppe, car l'ombre apportée
par les arbres parait peu propice à l'accroissement des plantes qui se développent
mieux en terrain libre. Quand les plantules mesurent <40 à 50 centimètres, et
que la saison des pluies est suffisamment avancée, on commence la trans-
plantation.
Dans les premiers temps on enlevait les plantes de la pépinière simplement a
la bêche, on les plaçait avec leur motte de terre dans des paniers, sans les
tailler et on les plantait dans des trous cubiques d'un pied de profondeur. Comme
le sol, par suite des cultures de tabac précédentes, était très meuble, on supposa
qu'il se serait lassé fortement et on planta souvent trop profondément. Mais le
sol ne se tassa pas autant qu'on l'avait cru, et on dut remplir postérieurement
la cavité formée autour du pied de la plante ; c'est ce qui fit que les plantes se
trouvèrent ensuite trop enfoncées dans la terre et que beaucoup périrent.
Les jeunes Caslilloa eurentaussi beaucoup à souffrir des attaques d'un coléoptère
qui dépose ses œufs dans les tiges, et les larves issues de ces œufs dévorent à
leur sortie les plantes si l'on n'a pas enlevé au couteau la portion piquée.
Ces deux circonstances sont-elles suffisantes pour expliquer la grande morta-
lité des plantes et les mauvais résultats obtenus? On essaya ensuite d'obvier à
ces accidents en enlevant les plantes avec une grosse motte de terre et en les
entourant de feuilles de bananier et de cocotier, et en les emballant à 1
ou 15 dans des paniers transportés par charrette au lieu de plantation. Ces
plantes n'étaient nullement taillées. Mais comme, par cette méthode, les plantes
souffraient encore et se desséchaient dans les périodes sèches, on commença,
d'après nos conseils, à enlever la moitié des feuilles de manière à diminuer l'éva-
poration. Ainsi les plantes purent être sauvées, bien que ce ne fût qu'après un
temps assez long qu'elles fournirent de nouvelles pousses. Mais la préparation
et la formation de matériaux de plantation prirent beaucoup de temps, et il
aurait fallu pouvoir avoir plus de bras pour opérer plus vite. Ce qui fait que, même
par cette méthode, les résultats obtenus n'étaient que relativement satisfaisants.
Pour comble de malheur, la période des pluies touchait à sa fin, et il ne fut pas
possible d'arroser.
Les autres travaux de la culture se réduisent à l'entretien de la plantation,
garder les tranchées bien propres et tailler les rangées d'arbres.
La culture du Ficus elastica était analogue à celle du Castilloa. La distance des
plants était de 6 mètres dans toutes les directions. Les plantules furent obtenues,
de boutures n'ayant pas de graines à notre disposition. Les boutures fort peu
nombreuses purent donc être plantées avec soin. Ces plantations furent effec-
tuées en steppes ou entre des cotonniers, en partie même en terrain nu. Les
plus anciennes, datant de huit ans environ, se sont développées entre les buis-
sons, sur un terrain corallien humique, qui n'était pas très humide, car des
agav s se développaient très bien dans cette plantation. La meilleure situation
pour cette culture paraît être des bandes découpées dans une steppe, dans le voi-
sinage d'une rivière. Le sol était plus profond, plus riche en humus et-plutôt
On a principalement planté en Nouvelle-Guinée d'anciens terrains à tabac. Les
plantations d'il y a deux à trois ans étaient faites entre des maïs et des patates
douces; les autres, dans des herbes et des buissons de 2 à 3 mètres de haut.
Des tranchées de 5 mètres environ furent tracées dans cette steppe et bien appro
priées. Dans ces raies, on a marqué au moyen de piquets la place des plantes
La distance des plantes sur les lignes était variable ; des essais furent tentés à
2, 3 et 5 mètres. On a abandonné la culture dans la steppe, car l'ombre apportée
par les arbres parait peu propice à l'accroissement des plantes qui se développent
mieux en terrain libre. Quand les plantules mesurent <40 à 50 centimètres, et
que la saison des pluies est suffisamment avancée, on commence la trans-
plantation.
Dans les premiers temps on enlevait les plantes de la pépinière simplement a
la bêche, on les plaçait avec leur motte de terre dans des paniers, sans les
tailler et on les plantait dans des trous cubiques d'un pied de profondeur. Comme
le sol, par suite des cultures de tabac précédentes, était très meuble, on supposa
qu'il se serait lassé fortement et on planta souvent trop profondément. Mais le
sol ne se tassa pas autant qu'on l'avait cru, et on dut remplir postérieurement
la cavité formée autour du pied de la plante ; c'est ce qui fit que les plantes se
trouvèrent ensuite trop enfoncées dans la terre et que beaucoup périrent.
Les jeunes Caslilloa eurentaussi beaucoup à souffrir des attaques d'un coléoptère
qui dépose ses œufs dans les tiges, et les larves issues de ces œufs dévorent à
leur sortie les plantes si l'on n'a pas enlevé au couteau la portion piquée.
Ces deux circonstances sont-elles suffisantes pour expliquer la grande morta-
lité des plantes et les mauvais résultats obtenus? On essaya ensuite d'obvier à
ces accidents en enlevant les plantes avec une grosse motte de terre et en les
entourant de feuilles de bananier et de cocotier, et en les emballant à 1
ou 15 dans des paniers transportés par charrette au lieu de plantation. Ces
plantes n'étaient nullement taillées. Mais comme, par cette méthode, les plantes
souffraient encore et se desséchaient dans les périodes sèches, on commença,
d'après nos conseils, à enlever la moitié des feuilles de manière à diminuer l'éva-
poration. Ainsi les plantes purent être sauvées, bien que ce ne fût qu'après un
temps assez long qu'elles fournirent de nouvelles pousses. Mais la préparation
et la formation de matériaux de plantation prirent beaucoup de temps, et il
aurait fallu pouvoir avoir plus de bras pour opérer plus vite. Ce qui fait que, même
par cette méthode, les résultats obtenus n'étaient que relativement satisfaisants.
Pour comble de malheur, la période des pluies touchait à sa fin, et il ne fut pas
possible d'arroser.
Les autres travaux de la culture se réduisent à l'entretien de la plantation,
garder les tranchées bien propres et tailler les rangées d'arbres.
La culture du Ficus elastica était analogue à celle du Castilloa. La distance des
plants était de 6 mètres dans toutes les directions. Les plantules furent obtenues,
de boutures n'ayant pas de graines à notre disposition. Les boutures fort peu
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