Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-02-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 février 1903 20 février 1903
Description : 1903/02/20 (A7,N119,T12). 1903/02/20 (A7,N119,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6583371n
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/03/2014
DISSERTATION SUR LA MULTIPLICATION DES ISONANDRA GUTTA 105
saharien, l'arrivée inopinée du siroco dansjses formes calmes ou violentes. On
sait que cet état atmosphérique, même de courte durée, est défavorable, souvent
mortel pour certaines plantes délicates, parmi lesquelles il faut ranger les Iso-
nandra. J'ai souvent signalé que, dans nos essais de Quinquina et de Remijia, nous
avions vu disparaître en quelques heures de jeunes séparages de ces Cinchonées
pour ne pas les avoir soustraits assez tôt au contact du siroco.
Cependant la couche, même dans les pays chauds, est un excellent auxiliaire
du cultivateur et au Jardin d'Essai d'Alger, où la période estivale est caractérisée
par de fortes chaleurs, elle y est largement en usage, puisque souvent elle y
recouvre annuellement, active ou demi-éteinte, une surface de plus de
12.000 mètres sous clayonnages de bambous et de roseaux : certainement, dans
le monde entier, le Hamma est l'établissement qui emploie le plus de fumiers
frais comme production de chaleur, grâce à des conditions exceptionnelles dues
à la proximité de casernes de cavalerie et à son budget plus élevé que tous ceux
réunis des Jardins coloniaux de la France.
La couche de fumier frais d'équidés a, dans les pays chauds, des dangers qui
sont parés par des praticiens habiles : les coups de feu sont à craindre et il est
toujours prudent, si l'on ne traite pas des plantes d'une certaine robusticité dans
des pots de bonne dimension, de la mitiger avec une proportion de pailles ou de
feuilles sèches. Une couche à demi éteinte, dont la chaleur est encore supérieure
aux minimas moyens des nuits à la surface du sol, constitue un excellent milieu
de température humide et peu variable pour des jeunes plantes en godet, issues
de bouture et d'enracinement encore peu développé : les mottes de ces dernières
se trouvent bien de n'avoir pas à subir les amplitudes de température diurne et
nocturne, et les Isonandra se plaisent dans ces conditions.
La couche sous clayonnage ne convient qu'aux périodes sèches, aux pays où
l'année est divisée en deux saisons ; sous quelques averses les couches sont
bientôt éteintes et déformées et des Isonandra en sevrage auraient à souffrir de
ces intempéries qui les déchaussent, les ébranlent et les inclinent.
Si la couche est nécessaire pendant l'hivernage dans la saison des pluies, elle
doit être établie, non plus sous clayonnage, mais sous paillottes bien construites :
les feuilles des Livistona, des Sabal et en général celles de tous les palmiers
tlabelliformes font d'excellentes toitures imperméables et de longue durée ainsi
que l'on peut le voir au Hamma où ce système est étendu.
En effet, si l'on prend comme exemple la Guinée où l'on a décidé la culture
des Tsonandra, position discutable, on verra que le clayonnage et la paillote
s'imposent en raison des deux saisons à caractère tranché : l'un avec six mois
de sécheresse, l'autre avec ses pluies torrentielles puisque juillet et août
déversent chacun une tranche d'eau de 1.100 millimètres environ.
On trouve étrange l'emploi de la couche en Algérie pendant la saison sèche qui
est la plus chaude : elle y donne cependant de réels résultats pour beaucoup de
plantes au moment de leur végétation, en exaltant la chaleur de fond et en la
mettant à l'unisson avec l'air ambiant, ce qu'il faut savoir faire avec mesure.
Mais tous les végétaux, même ceux originaires des régions tempérées et chaudes,
ne supportent pas sans en souffrir les effets Cilorifiques de la couche, et si elle
est pour certains une cause accélératrice de végétation, elle est pour d'autres
retardatrice. Il ne faut donc pas lui reconnaître un but unique qui serait seule-
ment l'élévation de la température autour de la motte des plantes, mais bien au
contraire dans beaucoup de cas la considérer dans les pays chauds, notamment,
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saharien, l'arrivée inopinée du siroco dansjses formes calmes ou violentes. On
sait que cet état atmosphérique, même de courte durée, est défavorable, souvent
mortel pour certaines plantes délicates, parmi lesquelles il faut ranger les Iso-
nandra. J'ai souvent signalé que, dans nos essais de Quinquina et de Remijia, nous
avions vu disparaître en quelques heures de jeunes séparages de ces Cinchonées
pour ne pas les avoir soustraits assez tôt au contact du siroco.
Cependant la couche, même dans les pays chauds, est un excellent auxiliaire
du cultivateur et au Jardin d'Essai d'Alger, où la période estivale est caractérisée
par de fortes chaleurs, elle y est largement en usage, puisque souvent elle y
recouvre annuellement, active ou demi-éteinte, une surface de plus de
12.000 mètres sous clayonnages de bambous et de roseaux : certainement, dans
le monde entier, le Hamma est l'établissement qui emploie le plus de fumiers
frais comme production de chaleur, grâce à des conditions exceptionnelles dues
à la proximité de casernes de cavalerie et à son budget plus élevé que tous ceux
réunis des Jardins coloniaux de la France.
La couche de fumier frais d'équidés a, dans les pays chauds, des dangers qui
sont parés par des praticiens habiles : les coups de feu sont à craindre et il est
toujours prudent, si l'on ne traite pas des plantes d'une certaine robusticité dans
des pots de bonne dimension, de la mitiger avec une proportion de pailles ou de
feuilles sèches. Une couche à demi éteinte, dont la chaleur est encore supérieure
aux minimas moyens des nuits à la surface du sol, constitue un excellent milieu
de température humide et peu variable pour des jeunes plantes en godet, issues
de bouture et d'enracinement encore peu développé : les mottes de ces dernières
se trouvent bien de n'avoir pas à subir les amplitudes de température diurne et
nocturne, et les Isonandra se plaisent dans ces conditions.
La couche sous clayonnage ne convient qu'aux périodes sèches, aux pays où
l'année est divisée en deux saisons ; sous quelques averses les couches sont
bientôt éteintes et déformées et des Isonandra en sevrage auraient à souffrir de
ces intempéries qui les déchaussent, les ébranlent et les inclinent.
Si la couche est nécessaire pendant l'hivernage dans la saison des pluies, elle
doit être établie, non plus sous clayonnage, mais sous paillottes bien construites :
les feuilles des Livistona, des Sabal et en général celles de tous les palmiers
tlabelliformes font d'excellentes toitures imperméables et de longue durée ainsi
que l'on peut le voir au Hamma où ce système est étendu.
En effet, si l'on prend comme exemple la Guinée où l'on a décidé la culture
des Tsonandra, position discutable, on verra que le clayonnage et la paillote
s'imposent en raison des deux saisons à caractère tranché : l'un avec six mois
de sécheresse, l'autre avec ses pluies torrentielles puisque juillet et août
déversent chacun une tranche d'eau de 1.100 millimètres environ.
On trouve étrange l'emploi de la couche en Algérie pendant la saison sèche qui
est la plus chaude : elle y donne cependant de réels résultats pour beaucoup de
plantes au moment de leur végétation, en exaltant la chaleur de fond et en la
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