Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-02-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 février 1903 05 février 1903
Description : 1903/02/05 (A7,N118,T12). 1903/02/05 (A7,N118,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65833707
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/03/2014
VARIÉTÉS 85
12 pieds de hauteur, époque à laquelle elles pourront être mises dans la planta-
tion, sans qu'on doive craindre de la voir détruire par les animaux. Chaque
plante demande cependant un fort tuteur, car s'ils ne sont pas soutenus, les
arbres pourraient encore être arrachés par les cornes des animaux.
6° La graine du Ficus elastica, dans les régions où l'arbre croît à l'état naturel,
arrive en germination presque invariablement dans les aisselles des branches, à
30 ou 40 pieds et même plus au-dessus de la surface du sol, et la plante se déve-
loppe ainsi en épipbyte pendant six à dix ans; après cela, les racines aériennes
atteignent le sol et grossissent rapidement, quelques-unes atteignent une circon-
férence de 4 à 6 pieds. Elles sont très nombreuses et il n'est pas rare que plus
tard elles retombent des branches supérieures à 60 ou 80 pieds du sol d'abord
aussi minces que des ficelles et deviennent rapidement plus grosses dès qu'elles
ont atteint le sol. Il arrive ainsi fréquemment que l'arbre sur lequel la jeune
plantule de caoutchoutier s'est développée est tué par le Ficus elastica, à crois-
sance plus robuste, qui sous ce rapport ressemble au Banyan, bien connu, qui
est un des arbres les plus robustes des forêts de l'Assam. Il demande une .atmo-
sphère excessivement humide pour se bien développer et pour cette raison pré-
fère le pied des montagnes ou les montagnes elles-mêmes jusqu'à une hauteur
de 2.000 pieds. On le rencontre à des altitudes plus élevées, mais alors il n'est
pas aussi vigoureux et, à 5.000 pieds, il est sujet à être endommagé ou tué par la
gelée.
7° Il est très difficile d'arriver aux plantes de Ficus elastica qui se développent
aux aisselles des branches des arbres de la forêt, et leurs racines se dessèchent
souvent, ce qui retarde leur développement et peut même les tuer; pour ces
raisons, les arbres plantés dans le sol croissent mieux dans les plantations de
l'Assam, et ce dernier mode de plantation a été adopté presque exclusivement.
Ils ne sont cependant pas plantés dans le sol de la manière ordinaire, mais
bien dans de petits monticules de terre de 3 à 4 pieds de hauteur et des bois
coupés et des débris se trouvent à proximité, ce qui convient au développement
en épiphyte habituel à cet arbre.
8° Ce caoutchoutier peut aussi être facilement propagé par des boutures. Si
on n'emploie que de jeunes branches ou des rejets bien développés, les jeunes
plantes ainsi obtenues ne sont pas aussi résistantes que les plantes de semis
et ne se développent pas aussi bien pendant les cinq à dix premières années.
9° Pour assurer la plus grande quantité d'humidité de l'atmosphère possible,
les plantations de Ficus elastica de l'Assam ont été faites dans les forêts humides
à feuillages persistants, près des pieds des collines et dans lesquelles on a
éclairci des lignes de 40 pieds de largeur, avec une distance de 100 pieds entre
les centres des lignes, laissant ainsi entre chaque allée une bande de forêt de
60 pieds entre les lignes. Dans ces espaces éclaircis, les monticules destinés à
la plantation des plantules se trouvent à des distances de 25 pieds. Il faut
après cela empêcher les arbres de la forêt qui restent, de se rapprocher par-
dessus les allées et les caoutchoutiers qui y sont plantés, car ils ont toujours
une tendance à le faire et occasionneraient un grand préjudice aux jeunes
caoutchoutiers. La chose est facile en élaguant les branches des arbres de la
forêt. La jeune végétation qui se développe sur les allées en général très vigou-
reusement, doit aussi être éclaircie deux à trois fois par an pendant les quatre
ou cinq premières années pour donner de l'air aux jeunes caoutchoutiers; en
dehors de cela, il ne faut rien faire dans la plantation, si ce n'est parfois ajouter
12 pieds de hauteur, époque à laquelle elles pourront être mises dans la planta-
tion, sans qu'on doive craindre de la voir détruire par les animaux. Chaque
plante demande cependant un fort tuteur, car s'ils ne sont pas soutenus, les
arbres pourraient encore être arrachés par les cornes des animaux.
6° La graine du Ficus elastica, dans les régions où l'arbre croît à l'état naturel,
arrive en germination presque invariablement dans les aisselles des branches, à
30 ou 40 pieds et même plus au-dessus de la surface du sol, et la plante se déve-
loppe ainsi en épipbyte pendant six à dix ans; après cela, les racines aériennes
atteignent le sol et grossissent rapidement, quelques-unes atteignent une circon-
férence de 4 à 6 pieds. Elles sont très nombreuses et il n'est pas rare que plus
tard elles retombent des branches supérieures à 60 ou 80 pieds du sol d'abord
aussi minces que des ficelles et deviennent rapidement plus grosses dès qu'elles
ont atteint le sol. Il arrive ainsi fréquemment que l'arbre sur lequel la jeune
plantule de caoutchoutier s'est développée est tué par le Ficus elastica, à crois-
sance plus robuste, qui sous ce rapport ressemble au Banyan, bien connu, qui
est un des arbres les plus robustes des forêts de l'Assam. Il demande une .atmo-
sphère excessivement humide pour se bien développer et pour cette raison pré-
fère le pied des montagnes ou les montagnes elles-mêmes jusqu'à une hauteur
de 2.000 pieds. On le rencontre à des altitudes plus élevées, mais alors il n'est
pas aussi vigoureux et, à 5.000 pieds, il est sujet à être endommagé ou tué par la
gelée.
7° Il est très difficile d'arriver aux plantes de Ficus elastica qui se développent
aux aisselles des branches des arbres de la forêt, et leurs racines se dessèchent
souvent, ce qui retarde leur développement et peut même les tuer; pour ces
raisons, les arbres plantés dans le sol croissent mieux dans les plantations de
l'Assam, et ce dernier mode de plantation a été adopté presque exclusivement.
Ils ne sont cependant pas plantés dans le sol de la manière ordinaire, mais
bien dans de petits monticules de terre de 3 à 4 pieds de hauteur et des bois
coupés et des débris se trouvent à proximité, ce qui convient au développement
en épiphyte habituel à cet arbre.
8° Ce caoutchoutier peut aussi être facilement propagé par des boutures. Si
on n'emploie que de jeunes branches ou des rejets bien développés, les jeunes
plantes ainsi obtenues ne sont pas aussi résistantes que les plantes de semis
et ne se développent pas aussi bien pendant les cinq à dix premières années.
9° Pour assurer la plus grande quantité d'humidité de l'atmosphère possible,
les plantations de Ficus elastica de l'Assam ont été faites dans les forêts humides
à feuillages persistants, près des pieds des collines et dans lesquelles on a
éclairci des lignes de 40 pieds de largeur, avec une distance de 100 pieds entre
les centres des lignes, laissant ainsi entre chaque allée une bande de forêt de
60 pieds entre les lignes. Dans ces espaces éclaircis, les monticules destinés à
la plantation des plantules se trouvent à des distances de 25 pieds. Il faut
après cela empêcher les arbres de la forêt qui restent, de se rapprocher par-
dessus les allées et les caoutchoutiers qui y sont plantés, car ils ont toujours
une tendance à le faire et occasionneraient un grand préjudice aux jeunes
caoutchoutiers. La chose est facile en élaguant les branches des arbres de la
forêt. La jeune végétation qui se développe sur les allées en général très vigou-
reusement, doit aussi être éclaircie deux à trois fois par an pendant les quatre
ou cinq premières années pour donner de l'air aux jeunes caoutchoutiers; en
dehors de cela, il ne faut rien faire dans la plantation, si ce n'est parfois ajouter
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