Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1937-08-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 août 1937 01 août 1937
Description : 1937/08/01 (A12,N140)-1937/09/30 (A12,N141). 1937/08/01 (A12,N140)-1937/09/30 (A12,N141).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6413834x
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
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- SOMMAIRE
- .......... Page(s) .......... 249
- .......... Page(s) .......... 260
- .......... Page(s) .......... 263
- .......... Page(s) .......... 266
Nos produits coloniaux: La Banane- .......... Page(s) .......... 271
- .......... Page(s) .......... 277
- .......... Page(s) .......... 280
Chronique douanière:- .......... Page(s) .......... 282
REVUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX 269
cultures des légumineuses fourragères ? Faut-il rappeler les bienfaits de l'intro-
duction de la pomme de terre, de la betterave, du haricot et du maïs en Europe ?
- Il suffit d'examiner les vieux manuscrits pour constater que nos ancêtres se con-
tentaient de pain de blé, de seigle ou d'orge, de sarrazin, de pois et de fèves ;
le sucre était presque inconnu.
Mais si toutes ces cultures nouvelles apportaient des produits de première utilité,
elles n'apportaient qu'un petit nombre de produits pouvant s'utiliser de façons
bien diverses car elles ne possédaient pas les normes physiologiques exigées par
l'entretien de l'organisme humain. Du blé, du seigle, de l'orge on ne pouvait
tirer que des éléments encore incomplets physiologiquement et l'on était obligé,
comme nous le faisons actuellement, de compléter cette norme alimentaire par
des aliments riches en protéine ou en matières grasses coûtant beaucoup plus cher
à produire. Les pommes de terre, le maïs, le haricot sont à peu près dans le
même cas.
Parmi toutes les plantes alimentaires connues dans le monde, il n'y en a que
deux se rapprochant de la norme alimentaire indispensable à notre nourriture.
C'est le ooandtzou, légumineuse originaire de Madagascar, qui ne peut s'accli-
mater et se cultiver en Europe, et le soja hispida, originaire de la Mandchourie.
Cette plante connue et cultivée depuis des millénaires par les peuples de l'Ex-
trême-Orient, a été l'objet de nombreuses études et essai s en Europe avant qu'on
ait pu-l' acclimater. Ce n'est pas la place ici de faire l'historique de ces essais.
Aujourd'hui, l'acclimatement de cette plante est fait et nous possédons toutes
les variétés susceptibles de croître dans les régions françaises.
On a pu voir par la nomenclature faite au début de cette conférence, des
produits tirés de cette plante, que la culture du soja en France va apporter de
grands changements et transformations sociales.
Le soja, parce qu'il va bouleverser l'économie sociale actuelle, a déjà des
détracteurs. Ils se trouvent parmi ceux qui ont par leur clairvoyance, compris
l'importance énorme de cette acquisition qu'ils redoutaient avant déjà qu'elle
ne soit devenue une réalité. J' en connais pour ma part quelques-uns qui ne
cherchent pas la discussion scientifique et agronomique. Ils ne l'osent pas et ils
ne le peuvent pas sous peine de trahir leur égoïsme. Il n'y a rien d'étonnant.
Tous les novateurs ont rencontré de pareils obstacles.
Le premier bienfait que les agriculteurs tireront de la culture du soja sera
celui d'abaisser le prix de revient de toutes les cultures. La question des fumu-
res azotées sera résolue en grande partie gratuitement par les bactéries du soja,
légumineuse annuelle. Cette question de l'azote gratuit fourni par les sojas
inoculés de bactéries fixatrices se traduira par une diminution dans la consom-
mation des engais azotés de nature synthétique.
Le soja, de par sa faculté enrichissante et nettoyante à la fois, devra être
considéré dans la rotation des cultures comme « tête d'assolement », rôle qui
était jusqu'ici réservé à des plantes pouvant supporter des apports très grands
de fumures organiques, telles que la pomme de terre et la betterave.
Le soja apportera encore un autre bienfait : c'est la réduction sensible des
surfaces cultivées en blé, tout en conservant les mêmes rendements. On cher-
chera alors à cultiver des terres à blé, de véritables terres à blé capables de
supporter des rendements qui puissent payer et tels que les prix ne tombent pas
à des limites trop basses.
cultures des légumineuses fourragères ? Faut-il rappeler les bienfaits de l'intro-
duction de la pomme de terre, de la betterave, du haricot et du maïs en Europe ?
- Il suffit d'examiner les vieux manuscrits pour constater que nos ancêtres se con-
tentaient de pain de blé, de seigle ou d'orge, de sarrazin, de pois et de fèves ;
le sucre était presque inconnu.
Mais si toutes ces cultures nouvelles apportaient des produits de première utilité,
elles n'apportaient qu'un petit nombre de produits pouvant s'utiliser de façons
bien diverses car elles ne possédaient pas les normes physiologiques exigées par
l'entretien de l'organisme humain. Du blé, du seigle, de l'orge on ne pouvait
tirer que des éléments encore incomplets physiologiquement et l'on était obligé,
comme nous le faisons actuellement, de compléter cette norme alimentaire par
des aliments riches en protéine ou en matières grasses coûtant beaucoup plus cher
à produire. Les pommes de terre, le maïs, le haricot sont à peu près dans le
même cas.
Parmi toutes les plantes alimentaires connues dans le monde, il n'y en a que
deux se rapprochant de la norme alimentaire indispensable à notre nourriture.
C'est le ooandtzou, légumineuse originaire de Madagascar, qui ne peut s'accli-
mater et se cultiver en Europe, et le soja hispida, originaire de la Mandchourie.
Cette plante connue et cultivée depuis des millénaires par les peuples de l'Ex-
trême-Orient, a été l'objet de nombreuses études et essai s en Europe avant qu'on
ait pu-l' acclimater. Ce n'est pas la place ici de faire l'historique de ces essais.
Aujourd'hui, l'acclimatement de cette plante est fait et nous possédons toutes
les variétés susceptibles de croître dans les régions françaises.
On a pu voir par la nomenclature faite au début de cette conférence, des
produits tirés de cette plante, que la culture du soja en France va apporter de
grands changements et transformations sociales.
Le soja, parce qu'il va bouleverser l'économie sociale actuelle, a déjà des
détracteurs. Ils se trouvent parmi ceux qui ont par leur clairvoyance, compris
l'importance énorme de cette acquisition qu'ils redoutaient avant déjà qu'elle
ne soit devenue une réalité. J' en connais pour ma part quelques-uns qui ne
cherchent pas la discussion scientifique et agronomique. Ils ne l'osent pas et ils
ne le peuvent pas sous peine de trahir leur égoïsme. Il n'y a rien d'étonnant.
Tous les novateurs ont rencontré de pareils obstacles.
Le premier bienfait que les agriculteurs tireront de la culture du soja sera
celui d'abaisser le prix de revient de toutes les cultures. La question des fumu-
res azotées sera résolue en grande partie gratuitement par les bactéries du soja,
légumineuse annuelle. Cette question de l'azote gratuit fourni par les sojas
inoculés de bactéries fixatrices se traduira par une diminution dans la consom-
mation des engais azotés de nature synthétique.
Le soja, de par sa faculté enrichissante et nettoyante à la fois, devra être
considéré dans la rotation des cultures comme « tête d'assolement », rôle qui
était jusqu'ici réservé à des plantes pouvant supporter des apports très grands
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Le soja apportera encore un autre bienfait : c'est la réduction sensible des
surfaces cultivées en blé, tout en conservant les mêmes rendements. On cher-
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