Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-12-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 décembre 1900 05 décembre 1900
Description : 1900/12/05 (A4,N66,T7). 1900/12/05 (A4,N66,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783701
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
724 REVUE DES CULTURES COLONIALES
Nouvelle-Guinée et le Kameroun, à condition toutefois que l'on ne découvre pas
le moyen de la remplacer par un produit industriel ou que l'on n'arrive à la
fabriquer elle-même scientifiquement. Ni l'une ni l'autre alternative ne s'est
encore réalisée. Malgré tous les mérites des produits industriels qu'on a voulu
substituer à la gutta-percha, la qualité essentielle de celle-ci, le pouvoir d'isoler
les courants électriques, leur fait défaut; en tous cas, ils ne la possèdent pas
unie à une durabilité suffisante; or, cette condition est indispensable dans le
revêtement des fils télégraphiques et surtout des câbles.
Le produit obtenu en 1878 de la distillation d'écorces de bouleau et connu sous
le nom de gutta française, ne remplit pas non plus ces conditions. On ne sait
pas encore si le produit découvert récemment sous le nom de velvril et qui est
un composé de collodion, de coton et d'huile de ricin et de lin nitrifiée se con-
servera.
DESTRUCTION DES OPUNTIAS (1)
La Gartenflora de Berlin, dans son numéro du 1er octobre dernier, a publié les
conditions du concours ouvert par le gouvernement du Queensland pour la des-
truction des Opuntias qui infestent cette colonie.
Si nous en parlons ici, c'est parce que ce sujet nous paraît intéresser égale-
ment le Congo, car si l'Opuntia n'y est pas indigène, peut-être y existe-t-il quel-
que autre cactée, aussi envahissante, qu'il importe d'exterminer et dont il est
utile d'étudier les moyens de destruction.
Chose curieuse, l'Opuntia, que l'on considère comme un fléau, a trouvé récem-
ment quelques défenseurs qui recommandent cette plante comme ayant la pro-
priété d'arrêter les incendies dans les colonies.
Nous connaissons, de longue date, l'Opuntia dont on forme des haies en
Colombie, et nous ne croyons aucunement à son incombustibilité. Ce qui a pu
donner naissance à l'erreur dans laquelle on a versé, c'est le fait qu'après avoir
subi l'action du feu, la plante paraît avoir conservé sa vitalité et reste
debout.
L'explication en est aisée: la flamme lèche la plante et la laisse, semble-t-il,
intacte ; mais la chaleur altère ses tissus, surtout dans les parties jeunes et, peu
après, il se produit de la fermentation, puis la décomposition et la mort de la
plante.
A notre avis, le seul moyen de détruire économiquement les Opuntias est
d'employer le feu, et c'est d'ailleurs le procédé le plus pratique consacré par
l'expérience en Colombie.
On a facilement raison des individus isolés en amoncelant autour d'eux quel-
ques plantes sèches auxquelles on met le feu. Mais, pour les grands massifs, on
peut procéder de la façon suivante : à la saison des pluies, on plante autour des
massifs des lianes fourragères donnant un épais feuillage, par exemple des
dolichos; ces lianes, plantées en quantités assez grandes pour qu'elles puissent
couvrir entièrement les massifs, sont coupées au pied, au commencement de
l'été, et brûlées lorsqu'elles sont sèches. Cette opération fait périr la plus grande
partie de l'Opuntia et est recommencée lorsque les pluies suivantes ont fait
repousser les lianes.
(1) Extrait de la Belgique coloniale (numéro du 11 novembre 1900).
Nouvelle-Guinée et le Kameroun, à condition toutefois que l'on ne découvre pas
le moyen de la remplacer par un produit industriel ou que l'on n'arrive à la
fabriquer elle-même scientifiquement. Ni l'une ni l'autre alternative ne s'est
encore réalisée. Malgré tous les mérites des produits industriels qu'on a voulu
substituer à la gutta-percha, la qualité essentielle de celle-ci, le pouvoir d'isoler
les courants électriques, leur fait défaut; en tous cas, ils ne la possèdent pas
unie à une durabilité suffisante; or, cette condition est indispensable dans le
revêtement des fils télégraphiques et surtout des câbles.
Le produit obtenu en 1878 de la distillation d'écorces de bouleau et connu sous
le nom de gutta française, ne remplit pas non plus ces conditions. On ne sait
pas encore si le produit découvert récemment sous le nom de velvril et qui est
un composé de collodion, de coton et d'huile de ricin et de lin nitrifiée se con-
servera.
DESTRUCTION DES OPUNTIAS (1)
La Gartenflora de Berlin, dans son numéro du 1er octobre dernier, a publié les
conditions du concours ouvert par le gouvernement du Queensland pour la des-
truction des Opuntias qui infestent cette colonie.
Si nous en parlons ici, c'est parce que ce sujet nous paraît intéresser égale-
ment le Congo, car si l'Opuntia n'y est pas indigène, peut-être y existe-t-il quel-
que autre cactée, aussi envahissante, qu'il importe d'exterminer et dont il est
utile d'étudier les moyens de destruction.
Chose curieuse, l'Opuntia, que l'on considère comme un fléau, a trouvé récem-
ment quelques défenseurs qui recommandent cette plante comme ayant la pro-
priété d'arrêter les incendies dans les colonies.
Nous connaissons, de longue date, l'Opuntia dont on forme des haies en
Colombie, et nous ne croyons aucunement à son incombustibilité. Ce qui a pu
donner naissance à l'erreur dans laquelle on a versé, c'est le fait qu'après avoir
subi l'action du feu, la plante paraît avoir conservé sa vitalité et reste
debout.
L'explication en est aisée: la flamme lèche la plante et la laisse, semble-t-il,
intacte ; mais la chaleur altère ses tissus, surtout dans les parties jeunes et, peu
après, il se produit de la fermentation, puis la décomposition et la mort de la
plante.
A notre avis, le seul moyen de détruire économiquement les Opuntias est
d'employer le feu, et c'est d'ailleurs le procédé le plus pratique consacré par
l'expérience en Colombie.
On a facilement raison des individus isolés en amoncelant autour d'eux quel-
ques plantes sèches auxquelles on met le feu. Mais, pour les grands massifs, on
peut procéder de la façon suivante : à la saison des pluies, on plante autour des
massifs des lianes fourragères donnant un épais feuillage, par exemple des
dolichos; ces lianes, plantées en quantités assez grandes pour qu'elles puissent
couvrir entièrement les massifs, sont coupées au pied, au commencement de
l'été, et brûlées lorsqu'elles sont sèches. Cette opération fait périr la plus grande
partie de l'Opuntia et est recommencée lorsque les pluies suivantes ont fait
repousser les lianes.
(1) Extrait de la Belgique coloniale (numéro du 11 novembre 1900).
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