Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-11-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 novembre 1900 05 novembre 1900
Description : 1900/11/05 (A4,N64,T7). 1900/11/05 (A4,N64,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378368z
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
661 REVUE DES CULTURES COLONIALES
petits coups de la main, présenter l'extrémité de la poignée aux dents de la bat-
teuse sans la laisser s'engager trop profondément entre les deux cylindres, la
retirer vivement, la rejeter de côté, et aussitôt saisir la poignée suivante qu'une
femme a préparée. Un travail, qui aurait duré des mois, a été terminé ainsi en
moins de trois jours.
Je comprends néanmoins que, dans la vallée de la Garonne où il s'agit du
Sorgho à balai, on ne puisse procéder ainsi, car il ne faut pas endommager les
hampes destinées à la confection des balais.
L'hectolitre de graines, après passage au ventilateur, a donné à la bascule un
poids de 71 kilog.
A noter la nécessité de donner aux cylindres de la batteuse une grande vitesse
de rotation.
20 octobre. - Je viens de parcourir les champs de cannes récoltées en août et
en septembre. La repousse est magnifique, quoique les tiges soient moins hautes
et moins grosses que la première fois, mais elles sont plus nombreuses. C'est
une surprise, car aucun des auteurs que j'ai lus ne parle d'une deuxième récolte
sérieuse en France. M. Hardy en avait fait mention pour l'Algérie, où il croit
même à la possibilité d'une sorte de prairie permanente de sorgho sucré.
22 octobre. Les fleurs commencent à paraître à de nombreux épis, mais
comme il ne faut pas compter sur la maturité de la graine, la plante sera bonne
à couper pour les bestiaux dans quelques jours.
3 novembre. On récolte la deuxième coupe pour les animaux.
J'ai fait peser comme la dernière fois la récolte prise à des endroits différents,
sur une superficie de 12 mètres carrés. La moyenne a été de 5 kil. 730 par mètre
carré, soit par hectare 57.300 kilos.
Il y a vraiment lieu d'être satisfait, car cette récolte ne coûte absolument rien.
En effet, si pour la première coupe il a fallu faire des frais de culture qui sont
les mêmes que pour le maïs, déduction faite, toutefois, de la valeur de la
semence insignifiante pour le sorgho, et en plus un arrosage tous les dix jours
pendant trois mois, il n'y a plus rien pour la deuxième coupe qui n'a pas fait de
frais de culture et profite des pluies de septembre et d'octobre. Toutefois, un ou
deux arrosages au début de la végétation, pour faire repartir franchement les
rejetons, sont utiles.
6 novembre. Les animaux paraissent moins avides de cette seconde coupe
que de la première, mais cela n'a rien d'étonnant, car les tiges ayant eu moins
de chaleur ont moins de sucre, elles sont moins succulentes. Toutefois le bétail
est en bonne santé, et jamais il n'a aussi bien supporté les chaleurs et les tra-
vaux de l'été, qu'il s'agisse des bêtes de travail ou des vaches laitières.
Mes observations écrites s'arrêtent là.
Depuis, j'ai voulu vérifier ce qu'avançait le Dr Sicard sur l'utilisation possible
de la graine de sorgho dans la confection du pain.
Ma récolte en graines m'avait donné bien près de 5.000 kilogrammes et eût
atteint un chiffre bien plus considérable si une grande partie des cannes n'avait
été donnée en vert aux bestiaux.
Or, il est évident que si l'on considère cette culture au point de vue fourrage,
il n'y a pas de graines à utiliser ; mais, si, au contraire, on a pour but d'obtenir
du sucre ou de l'alcool, comme une maturité complète est nécessaire, il faut
songer à tirer parti de cette masse de graines.
J'envoyai donc en décembre un petit sac de graines à M. le Directeur de la
petits coups de la main, présenter l'extrémité de la poignée aux dents de la bat-
teuse sans la laisser s'engager trop profondément entre les deux cylindres, la
retirer vivement, la rejeter de côté, et aussitôt saisir la poignée suivante qu'une
femme a préparée. Un travail, qui aurait duré des mois, a été terminé ainsi en
moins de trois jours.
Je comprends néanmoins que, dans la vallée de la Garonne où il s'agit du
Sorgho à balai, on ne puisse procéder ainsi, car il ne faut pas endommager les
hampes destinées à la confection des balais.
L'hectolitre de graines, après passage au ventilateur, a donné à la bascule un
poids de 71 kilog.
A noter la nécessité de donner aux cylindres de la batteuse une grande vitesse
de rotation.
20 octobre. - Je viens de parcourir les champs de cannes récoltées en août et
en septembre. La repousse est magnifique, quoique les tiges soient moins hautes
et moins grosses que la première fois, mais elles sont plus nombreuses. C'est
une surprise, car aucun des auteurs que j'ai lus ne parle d'une deuxième récolte
sérieuse en France. M. Hardy en avait fait mention pour l'Algérie, où il croit
même à la possibilité d'une sorte de prairie permanente de sorgho sucré.
22 octobre. Les fleurs commencent à paraître à de nombreux épis, mais
comme il ne faut pas compter sur la maturité de la graine, la plante sera bonne
à couper pour les bestiaux dans quelques jours.
3 novembre. On récolte la deuxième coupe pour les animaux.
J'ai fait peser comme la dernière fois la récolte prise à des endroits différents,
sur une superficie de 12 mètres carrés. La moyenne a été de 5 kil. 730 par mètre
carré, soit par hectare 57.300 kilos.
Il y a vraiment lieu d'être satisfait, car cette récolte ne coûte absolument rien.
En effet, si pour la première coupe il a fallu faire des frais de culture qui sont
les mêmes que pour le maïs, déduction faite, toutefois, de la valeur de la
semence insignifiante pour le sorgho, et en plus un arrosage tous les dix jours
pendant trois mois, il n'y a plus rien pour la deuxième coupe qui n'a pas fait de
frais de culture et profite des pluies de septembre et d'octobre. Toutefois, un ou
deux arrosages au début de la végétation, pour faire repartir franchement les
rejetons, sont utiles.
6 novembre. Les animaux paraissent moins avides de cette seconde coupe
que de la première, mais cela n'a rien d'étonnant, car les tiges ayant eu moins
de chaleur ont moins de sucre, elles sont moins succulentes. Toutefois le bétail
est en bonne santé, et jamais il n'a aussi bien supporté les chaleurs et les tra-
vaux de l'été, qu'il s'agisse des bêtes de travail ou des vaches laitières.
Mes observations écrites s'arrêtent là.
Depuis, j'ai voulu vérifier ce qu'avançait le Dr Sicard sur l'utilisation possible
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Ma récolte en graines m'avait donné bien près de 5.000 kilogrammes et eût
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il n'y a pas de graines à utiliser ; mais, si, au contraire, on a pour but d'obtenir
du sucre ou de l'alcool, comme une maturité complète est nécessaire, il faut
songer à tirer parti de cette masse de graines.
J'envoyai donc en décembre un petit sac de graines à M. le Directeur de la
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