Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 octobre 1900 20 octobre 1900
Description : 1900/10/20 (A4,N63,T7). 1900/10/20 (A4,N63,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378367j
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
622 REVUE DES CULTURES COLONIALES
point initial : à quel prix MM. les décortiqueurs pourraient-ils fournir les lanières
même si on leur fournissait les tiges pour rien? Il me semble que rien n'est
plus clair.
M. Chanteloube père, d'Alger: Nous autres cultivateurs, nous poserons la même
question parce que, selon la réponse, nous cultiverons ou nous ne cultiverons
pas la Ramie. Si, en effet, le prix à payer au décortiqueur est tel qu'il doive
majorer notre prix de production d'une façon considérable, nous n'aurons jamais
l'espoir de voir notre produit pris par l'industrie.
M. Faure : Les décortiqueurs peuvent dès à présent donner un prix par
machine, mais il va bien sans dire que ce prix diminue s'il y a plusieurs machines
employées et selon le nombre de machines.
Pour lui, la question du décorticage en sec est la seule importante, celle du
décorticage en vert étant archi-connue.
M. Michotte : Le concours permettra de juger quelle est la machine qui peut
fournir au meilleur marché.
M. Greshoff, sous-directeur du musée colonial de Haarlem, fait la communi-
cation suivante :
« La culture et les propriétés du Rameh ont été beaucoup étudiés dans notre
musée colonial de Haarlem, et aussi, pendant mon long séjour à Java, au jardin
botanique de Buitenzorg, les Baehmeria ne m'étaient pas étrangers. Bien des
questions techniques et agricoles sont déjà résolues, grâce surtout à ce congrès.
L'agriculteur est à même de produire de fortes quantités d'une bonne filasse à
un prix pas trop élevé. Mais il y a une question qui n'a pas encore trouvé sa
solution, la question du débit, question purement commerciale. Aux Indes, on
ne cultive pas le Rameh en grand, parce qu'on n'est pas certain de trouver un
marché. Et il semble qu'en Europe bien des fabricants ne font pas grand cas du
Rameh, parce qu'ils ne sont pas sûrs de trouver toujours la matière première en
quantité suffisante, en qualité égale, et à prix régulier. C'est là un cercle
vicieux dont il faudra trouver l'issue. Jusqu'à présent, le Rameh est un article
trop irrégulier, plus ou moins de fantaisie — il faut finir avec cette question. Je crois
qu'il est absolument nécessaire qu'un marché régulier, une « bourse», soit fondée
pour le Rameh, qui mette en contact les agriculteurs et les fabricants, qui publie
des Bulletins commerciaux sur ce produit, et qui régularise et favorise le trafic
du Rameh. J'espère bien que la France, qui s'est toujours si vivement intéressée
à cette belle fibre, qui a déjà , comme le prouve l'Exposition de 1900, obtenu
d'importants résultats en l'utilisant dans la fabrication de tissus et de papiers
supérieurs, et à qui le monde colonial et industriel doit aussi ce congrès, si
plein d'intérêt et si savamment organisé, ne tardera pas à nous donner ce mar-
ché central et régulier du Ramek. Pour moi, ce serait la question du Rameh
résolue dans un sens vraiment pratique, et le couronnement de l'édifice de ce
congrès. » (Applaudissements.)
Pour résumer, M. Greshoff expose, qu'à son avis, la partie technique de la
Ramie est résolue, mais les agriculteurs ne savent où aller la vendre et les
industriels manquent d'une bourse pour en connaître le prix et pour l'acheter. A
Londres, jusqu'à un certain point, on peut trouver des cours, mais, en réalité, il
n'y aurait plus aucune difficulté si l'on pouvait mettre en rapport les agriculteurs
et les fabricants.
M. le Président insistant sur sa question. Il n'y a pas de Ramie sur le marché
point initial : à quel prix MM. les décortiqueurs pourraient-ils fournir les lanières
même si on leur fournissait les tiges pour rien? Il me semble que rien n'est
plus clair.
M. Chanteloube père, d'Alger: Nous autres cultivateurs, nous poserons la même
question parce que, selon la réponse, nous cultiverons ou nous ne cultiverons
pas la Ramie. Si, en effet, le prix à payer au décortiqueur est tel qu'il doive
majorer notre prix de production d'une façon considérable, nous n'aurons jamais
l'espoir de voir notre produit pris par l'industrie.
M. Faure : Les décortiqueurs peuvent dès à présent donner un prix par
machine, mais il va bien sans dire que ce prix diminue s'il y a plusieurs machines
employées et selon le nombre de machines.
Pour lui, la question du décorticage en sec est la seule importante, celle du
décorticage en vert étant archi-connue.
M. Michotte : Le concours permettra de juger quelle est la machine qui peut
fournir au meilleur marché.
M. Greshoff, sous-directeur du musée colonial de Haarlem, fait la communi-
cation suivante :
« La culture et les propriétés du Rameh ont été beaucoup étudiés dans notre
musée colonial de Haarlem, et aussi, pendant mon long séjour à Java, au jardin
botanique de Buitenzorg, les Baehmeria ne m'étaient pas étrangers. Bien des
questions techniques et agricoles sont déjà résolues, grâce surtout à ce congrès.
L'agriculteur est à même de produire de fortes quantités d'une bonne filasse à
un prix pas trop élevé. Mais il y a une question qui n'a pas encore trouvé sa
solution, la question du débit, question purement commerciale. Aux Indes, on
ne cultive pas le Rameh en grand, parce qu'on n'est pas certain de trouver un
marché. Et il semble qu'en Europe bien des fabricants ne font pas grand cas du
Rameh, parce qu'ils ne sont pas sûrs de trouver toujours la matière première en
quantité suffisante, en qualité égale, et à prix régulier. C'est là un cercle
vicieux dont il faudra trouver l'issue. Jusqu'à présent, le Rameh est un article
trop irrégulier, plus ou moins de fantaisie — il faut finir avec cette question. Je crois
qu'il est absolument nécessaire qu'un marché régulier, une « bourse», soit fondée
pour le Rameh, qui mette en contact les agriculteurs et les fabricants, qui publie
des Bulletins commerciaux sur ce produit, et qui régularise et favorise le trafic
du Rameh. J'espère bien que la France, qui s'est toujours si vivement intéressée
à cette belle fibre, qui a déjà , comme le prouve l'Exposition de 1900, obtenu
d'importants résultats en l'utilisant dans la fabrication de tissus et de papiers
supérieurs, et à qui le monde colonial et industriel doit aussi ce congrès, si
plein d'intérêt et si savamment organisé, ne tardera pas à nous donner ce mar-
ché central et régulier du Ramek. Pour moi, ce serait la question du Rameh
résolue dans un sens vraiment pratique, et le couronnement de l'édifice de ce
congrès. » (Applaudissements.)
Pour résumer, M. Greshoff expose, qu'à son avis, la partie technique de la
Ramie est résolue, mais les agriculteurs ne savent où aller la vendre et les
industriels manquent d'une bourse pour en connaître le prix et pour l'acheter. A
Londres, jusqu'à un certain point, on peut trouver des cours, mais, en réalité, il
n'y aurait plus aucune difficulté si l'on pouvait mettre en rapport les agriculteurs
et les fabricants.
M. le Président insistant sur sa question. Il n'y a pas de Ramie sur le marché
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