Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
MO REVUE DEri CULTURES COLONIALES
de la récolte en vert se trouve réduit de par ce fait; toutefois, il faut considérer,
d'autre part, la perte de poids causée par l'enlèvement de la pulpe dont on
dépouille la graine pour faire du poivre blanc. Les frais de préparation sont
presque égaux dans les deux cas. Les prix du poivre blanc sont généralement
presque le double de ceux du poivre noir.
Pour faire du poivre noie, on cueille les grappes dès que les plus avancées des
graines commencent à rougir; on peut même sans inconvénient cueillir des
grappes qui accusent tout juste un soupçon de coloration en jaune. Les graines
trop jeunes dont le noyau n'est pas encore durci s'émiettent en poussière après
le séchage. Plus les graines sont jeunes, plus le séchage les ride; elles prennent
alors une coloration noire intense ou grise foncée. Des graines mûres demeurent
plus lisses et restent d'une couleur brunâtre.
Il a été signalé plus haut que les inflorescences du poivrier se cassent pour un
rien, au niveau de leur point d'attache; grâce à cette circonstance, la cueillette
se fait aisément et sans endommager les lianes. Le séchage se fait quelquefois
en exposant simplement en plein soleil les grappes cueillies et en éliminant après
coup les pédoncules par foulage ( « trappen ») et par tamisage; il vaut mieux y
procéder avant que les graines ne soient arrivées à siccité parfaite. Il se passe bien
du temps avant que les graines vertes ne commencent à se faner, souvent on
n'est encore guère plus avancé le second jour que le premier; c'est pourquoi on
est fréquemment amené à accélérer le flétrissement en immergeant les grappes
pour quelque temps dans de l'eau bouillante. La tendance du poivre noir à se
couvrir de moisissures par les temps humides rend nécessaire une surveillance
toute spéciale ; on évite d'ailleurs les moisissures en enfumant le poivre, ce qui,
à la fois, accélère le séchage. L'enfumage se fait dans une construction qui
représente un espace quadrilatère entouré d'un mur de lm,50 à 2 mètres de
haut; à 0111,20 ou om,30 au-dessous du bord supérieur on aménage un plancher
en treillis de niboeng (1), à lattes assez rapprochées pour que les grappes du
poivre ne puissent passer à travers. Contre l'un des côtés de la construction se
trouve un foyer de forme allongée dont le tuyau d'échappement conduit dans
l'espace quadrilatère, sous le treillis; le plus souvent, avant d'atteindre ce der-
nier, la fumée vient encore se heurter contre une espèce de grand plat en fonte
(« kwali ») destiné à en assurer une meilleure répartition.
On commence par étaler sur le treillis une couche assez épaisse et très égale
de poivre fané, puis on allume le foyer rempli de bois vert produisant beaucoup
de fumée.
De temps en temps on retourne le poivre. Soumis à l'enfumage dans ces con-
ditions, le poivre sèche très vite et n'est plus autant exposé à moisir.
Pour faire le poivre blanc, on ne cueille que lorsqu'il y a déjà un certain nombre
de graines rouges dans la grappe ; il faut se garder de cueillir trop tôt, car on
obtiendrait un taux trop fort de petits grains ratatinés; d'autre part, cueillies à
maturité parfaite, les graines fournissent du gros poivre, mais il n'est pas blanc
ni seulement gris clair, il est brun; c'est en cueillant les graines sur le point de
se colorer en rouge que l'on obtient la couleur la plus belle, blanc parfait avec
lustre soyeux.
Il a été affirmé qu'en dépouillant le poivre de sa pulpe on enlève une grande
partie de l'arôme et du goût âcre caractéristique du poivre.
(1) D'après M. J. GRISARD, ce nom désigne VOncosperma filamentosum en même temps que le
Caryota ureus.
de la récolte en vert se trouve réduit de par ce fait; toutefois, il faut considérer,
d'autre part, la perte de poids causée par l'enlèvement de la pulpe dont on
dépouille la graine pour faire du poivre blanc. Les frais de préparation sont
presque égaux dans les deux cas. Les prix du poivre blanc sont généralement
presque le double de ceux du poivre noir.
Pour faire du poivre noie, on cueille les grappes dès que les plus avancées des
graines commencent à rougir; on peut même sans inconvénient cueillir des
grappes qui accusent tout juste un soupçon de coloration en jaune. Les graines
trop jeunes dont le noyau n'est pas encore durci s'émiettent en poussière après
le séchage. Plus les graines sont jeunes, plus le séchage les ride; elles prennent
alors une coloration noire intense ou grise foncée. Des graines mûres demeurent
plus lisses et restent d'une couleur brunâtre.
Il a été signalé plus haut que les inflorescences du poivrier se cassent pour un
rien, au niveau de leur point d'attache; grâce à cette circonstance, la cueillette
se fait aisément et sans endommager les lianes. Le séchage se fait quelquefois
en exposant simplement en plein soleil les grappes cueillies et en éliminant après
coup les pédoncules par foulage ( « trappen ») et par tamisage; il vaut mieux y
procéder avant que les graines ne soient arrivées à siccité parfaite. Il se passe bien
du temps avant que les graines vertes ne commencent à se faner, souvent on
n'est encore guère plus avancé le second jour que le premier; c'est pourquoi on
est fréquemment amené à accélérer le flétrissement en immergeant les grappes
pour quelque temps dans de l'eau bouillante. La tendance du poivre noir à se
couvrir de moisissures par les temps humides rend nécessaire une surveillance
toute spéciale ; on évite d'ailleurs les moisissures en enfumant le poivre, ce qui,
à la fois, accélère le séchage. L'enfumage se fait dans une construction qui
représente un espace quadrilatère entouré d'un mur de lm,50 à 2 mètres de
haut; à 0111,20 ou om,30 au-dessous du bord supérieur on aménage un plancher
en treillis de niboeng (1), à lattes assez rapprochées pour que les grappes du
poivre ne puissent passer à travers. Contre l'un des côtés de la construction se
trouve un foyer de forme allongée dont le tuyau d'échappement conduit dans
l'espace quadrilatère, sous le treillis; le plus souvent, avant d'atteindre ce der-
nier, la fumée vient encore se heurter contre une espèce de grand plat en fonte
(« kwali ») destiné à en assurer une meilleure répartition.
On commence par étaler sur le treillis une couche assez épaisse et très égale
de poivre fané, puis on allume le foyer rempli de bois vert produisant beaucoup
de fumée.
De temps en temps on retourne le poivre. Soumis à l'enfumage dans ces con-
ditions, le poivre sèche très vite et n'est plus autant exposé à moisir.
Pour faire le poivre blanc, on ne cueille que lorsqu'il y a déjà un certain nombre
de graines rouges dans la grappe ; il faut se garder de cueillir trop tôt, car on
obtiendrait un taux trop fort de petits grains ratatinés; d'autre part, cueillies à
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ni seulement gris clair, il est brun; c'est en cueillant les graines sur le point de
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Il a été affirmé qu'en dépouillant le poivre de sa pulpe on enlève une grande
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(1) D'après M. J. GRISARD, ce nom désigne VOncosperma filamentosum en même temps que le
Caryota ureus.
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