Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-10-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 octobre 1900 05 octobre 1900
Description : 1900/10/05 (A4,N62,T7). 1900/10/05 (A4,N62,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783664
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
588 REVUE DES CULTURES COLONIALES
les circonstances, on enlèvera à cette occasion assez pour avoir de quoi faire trois
boutures. Quant au choix du point exact où trancher, on se laissera guider, cepen-
dant, à la fois par la considération que voici : si une tige présente plusieurs
nœuds se suivant qui n'ont point émis de rameaux à fruit, on cherchera à se
débarrasser du coup de ces quelques entre-nœuds improductifs; toutefois, s'il n'y
a qu'un seul nœud qui soit dans ce cas et si pour l'atteindre on était forcé de
retrancher une trop grande longueur de tige, on y renoncera : on attendra que
le rameau végétatif que ce nœud ne manquera pas d'émettre ait produit, lui, un
ou deux rameaux à fruit, et, ce moment venu, on l'écimera.
Enfin, on s'arrangera de manière à ce que le dernier article subsistant (c'est-
à-dire celui qui dorénavant sera le terminal) soit pourvu d'un bourgeon vigoureu-
sement constitué.
Les différentes pratiques que nous venons d'expliquer, ont pour effet de res-
treindre pour un temps l'accroissement longitudinal de la liane ; les branches et,
du même coup, les rameaux à fruits ne s'en développent que mieux. Si on ne
taillait pas, la liane pousserait grêle et chétive et son rendement serait beaucoup
moindre.
D'ailleurs, on revient à la charge à plusieurs reprises, en laissant à la tige
chaque fois 70 centimètres de plus, à moins que l'expérience acquise et l'état de
la plante n'en fasssent disposer différemment; de toute façon, on ne tarde pas à
arriver au sommet du tuteur.
Sur les plantes particulièrement vigoureuses, on peut commencer à laisser se
développer en fruits les inflorescences de la base, dès que les tiges auront
atteint la hauteur de 2 mètres; la croissance de la liane s'en trouvera ralentie,
mais cela n'offre pas d'autres inconvénients. Toutefois, la question est de savoir
s'il est plus avantageux de commencer à récolter plus tôt ou s'il vaut mieux
attendre que la plante ait parachevé son développement végétatif: une liane par-
faitement constituée porte des fruits sur toute sa hauteur, on aura eu une
récolte plus tardive, mais beaucoup plus abondante.
Jusqu'ici nous avons eu à prodiguer à nos poivriers des soins de toutes sortes :
à les rattacher, à les tailler, à casser les gourmands inutiles qui poussent luxu-
riamment après chaque taille. Dès qu'on a atteint le sommet du tuteur, le tra-
vail se simplifie considérablement, on n'a plus qu'à continuer à casser les gour-
mands. En effet, les tiges, ne trouvant plus où accrocher leurs crampons,
ne s'allongent plus que très peu ; on se contente de les rattacher ensemble, en
croix, par-dessus la pointe du tuteur, après avoir soigneusement arrondi et
émoussé celle-ci dans tous les sens. Il est aussi utile de remplacer dorénavant,
sur la plus grande partie de la hauteur, les liens primitifs par des liens plus
solides et durables, car les tiges, arrivées à un diamètre déjà assez respectable
ne sont plus guère retenues par les crampons dont la végétation ne tarde pas
à s'arrêter. La matière la meilleure pour cette destination est le « tali idoek »,
ficelle tressée avec la fibre d'aren (1).
La fumure du poivrier est un sujet délicat et qui aurait encore besoin d'être
étudié de très près. Une chose est certaine, c'est que, même dans les terres les
plus riches où l'engrais n'est pas indispensable, il est néanmoins toujours avan-
tageux. Les Chinois ont l'habitude de fumer le poivrier avec de la terre brûlée,
« tanah bakar » ; voici comment ils l'obtiennent : ils construisent, sous un toit,
(1) D'après M. J. GRISARD, ce nom désigne l'Aienga saccharifera.
les circonstances, on enlèvera à cette occasion assez pour avoir de quoi faire trois
boutures. Quant au choix du point exact où trancher, on se laissera guider, cepen-
dant, à la fois par la considération que voici : si une tige présente plusieurs
nœuds se suivant qui n'ont point émis de rameaux à fruit, on cherchera à se
débarrasser du coup de ces quelques entre-nœuds improductifs; toutefois, s'il n'y
a qu'un seul nœud qui soit dans ce cas et si pour l'atteindre on était forcé de
retrancher une trop grande longueur de tige, on y renoncera : on attendra que
le rameau végétatif que ce nœud ne manquera pas d'émettre ait produit, lui, un
ou deux rameaux à fruit, et, ce moment venu, on l'écimera.
Enfin, on s'arrangera de manière à ce que le dernier article subsistant (c'est-
à-dire celui qui dorénavant sera le terminal) soit pourvu d'un bourgeon vigoureu-
sement constitué.
Les différentes pratiques que nous venons d'expliquer, ont pour effet de res-
treindre pour un temps l'accroissement longitudinal de la liane ; les branches et,
du même coup, les rameaux à fruits ne s'en développent que mieux. Si on ne
taillait pas, la liane pousserait grêle et chétive et son rendement serait beaucoup
moindre.
D'ailleurs, on revient à la charge à plusieurs reprises, en laissant à la tige
chaque fois 70 centimètres de plus, à moins que l'expérience acquise et l'état de
la plante n'en fasssent disposer différemment; de toute façon, on ne tarde pas à
arriver au sommet du tuteur.
Sur les plantes particulièrement vigoureuses, on peut commencer à laisser se
développer en fruits les inflorescences de la base, dès que les tiges auront
atteint la hauteur de 2 mètres; la croissance de la liane s'en trouvera ralentie,
mais cela n'offre pas d'autres inconvénients. Toutefois, la question est de savoir
s'il est plus avantageux de commencer à récolter plus tôt ou s'il vaut mieux
attendre que la plante ait parachevé son développement végétatif: une liane par-
faitement constituée porte des fruits sur toute sa hauteur, on aura eu une
récolte plus tardive, mais beaucoup plus abondante.
Jusqu'ici nous avons eu à prodiguer à nos poivriers des soins de toutes sortes :
à les rattacher, à les tailler, à casser les gourmands inutiles qui poussent luxu-
riamment après chaque taille. Dès qu'on a atteint le sommet du tuteur, le tra-
vail se simplifie considérablement, on n'a plus qu'à continuer à casser les gour-
mands. En effet, les tiges, ne trouvant plus où accrocher leurs crampons,
ne s'allongent plus que très peu ; on se contente de les rattacher ensemble, en
croix, par-dessus la pointe du tuteur, après avoir soigneusement arrondi et
émoussé celle-ci dans tous les sens. Il est aussi utile de remplacer dorénavant,
sur la plus grande partie de la hauteur, les liens primitifs par des liens plus
solides et durables, car les tiges, arrivées à un diamètre déjà assez respectable
ne sont plus guère retenues par les crampons dont la végétation ne tarde pas
à s'arrêter. La matière la meilleure pour cette destination est le « tali idoek »,
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La fumure du poivrier est un sujet délicat et qui aurait encore besoin d'être
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plus riches où l'engrais n'est pas indispensable, il est néanmoins toujours avan-
tageux. Les Chinois ont l'habitude de fumer le poivrier avec de la terre brûlée,
« tanah bakar » ; voici comment ils l'obtiennent : ils construisent, sous un toit,
(1) D'après M. J. GRISARD, ce nom désigne l'Aienga saccharifera.
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