Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-09-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 septembre 1900 05 septembre 1900
Description : 1900/09/05 (A4,N60,T7). 1900/09/05 (A4,N60,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783649
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
530 REVUE DES CULTURES COLONIALES
faire des constatations personnelles; notamment, il s'est assuré que la cabosse
ligneuse de cette espèce se conservait indéfiniment : il en possède une
depuis 1885.
Après l'exposé de l'opinion de M. Hart au sujet des avantages que présente le
greffage du cacao en vue de l'amélioration de la culture et de l'augmentation du
rendement des cacaoyères, il nous a paru intéressant pour les lecteurs de
la Revue de reproduire aussi l'opinion émise à ce même sujet par notre collabo-
rateur M. Thierry, dans l'étude qu'il a publiée sur le greffage du caféier, du
cacaoyer et du muscadier (1), étude dont nous avons reproduit précédemment
différents passages relatifs au greffage du caféier, appliqué en vue de la résis-
tance à la maladie vermiculaire.
En ce qui est de la variabilité constante du cacaoyer, constatée à la Trinidad
et décrite plus haut par M. Hart, M. Thierry a fait des constatations identiques
à la Martinique et à la Guadeloupe. Il s'exprime ainsi :
« Le cacaoyer se reproduit par graines qu'on sème en place ou en pépinière.
Les semis reproduisent assez exactement les caractères de la race à laquelle ils
appartiennent ; cependant ils sont susceptibles de donner naissance à une infinité
de ce qu'on pourrait appeler des sous-variétés. Cette prédisposition à la variabi-
lité ne laisse pas que d'être préjudiciable au planteur au point de vue de la
production. En effet, dans une plantation en bon état, où toutes les plantes
reçoivent les mêmes soins, on voit que certains pieds produisent habituellement
beaucoup plus que d'autres, leurs voisins de plantation. Ce sont les mêmes
soins, la même terre, la même exposition, les mêmes conditions d'abri ; il n'y a
pas,en ce cas,à accuser les influences extérieures,mais bien seulement à chercher
l'explication dans ce fait que le cacaoyer ne se reproduit pas exactement par
semis, et varie surtout au point de vue de la fertilité.
« Cette différence va quelquefois du simple au double et se présente très fré-
quemment. C'est ici que l'utilité de la greffe intervient, car par le greffage seu-
lement on pourra éviter la variabilité pour les nouvelles plantations, en greffant
les plants,avant leur mise en place, avec des greffons pris sur les pieds reconnus
les plus productifs. Ces plantes greffées reproduiront exactement les qualités de
fertilité des pieds sur lesquels les greffons auront été choisis; on évitera ainsi
des quantités de non-valeurs dans les plantations nouvelles.
«• Il est à espérer que de nouvelles variétés de cacaoyer seront introduites ou
trouvées, qui pourront présenter des avantages de rendement et de fertilité,
avec, probablement, plus de délicatesse ou moins de vigueur naturelle, ce qui
les rendrait difficilement utilisables en grande culture. Telles sont, par exemple,
certaines variétés du Venezuela. La greffe de ces variétés sur notre espèce rus-
tique et vigoureuse permettra d'unir la vigueur de l'une à la -fertilité des
autres.
« Dans un cas comme dans l'autre, ce sera la greffe par rameau détaché qu'il
y aura lieu d'employer, à moins que ces variétés nouvelles ne reproduisent
exactement par semis leurs caractères de fertilité ; auquel cas on pourrait leur
appliquer le. greffage par approche en dessous des cotylédons, comme nous
l'avons vu pour les caféiers d'Arabie et de Libéria, ce qui éviterait d'avoir à les
tenir sous abri vitré, à l'étouffée, pendant les quelques semaines qui suivent le
greffage.
(1) Bulletin agricole de la Martinique. Notes sur le greffage du caféier, du cacaoyer et du
muscadier et la maladie vermiculaire du caféier, par A. THIERRY.
faire des constatations personnelles; notamment, il s'est assuré que la cabosse
ligneuse de cette espèce se conservait indéfiniment : il en possède une
depuis 1885.
Après l'exposé de l'opinion de M. Hart au sujet des avantages que présente le
greffage du cacao en vue de l'amélioration de la culture et de l'augmentation du
rendement des cacaoyères, il nous a paru intéressant pour les lecteurs de
la Revue de reproduire aussi l'opinion émise à ce même sujet par notre collabo-
rateur M. Thierry, dans l'étude qu'il a publiée sur le greffage du caféier, du
cacaoyer et du muscadier (1), étude dont nous avons reproduit précédemment
différents passages relatifs au greffage du caféier, appliqué en vue de la résis-
tance à la maladie vermiculaire.
En ce qui est de la variabilité constante du cacaoyer, constatée à la Trinidad
et décrite plus haut par M. Hart, M. Thierry a fait des constatations identiques
à la Martinique et à la Guadeloupe. Il s'exprime ainsi :
« Le cacaoyer se reproduit par graines qu'on sème en place ou en pépinière.
Les semis reproduisent assez exactement les caractères de la race à laquelle ils
appartiennent ; cependant ils sont susceptibles de donner naissance à une infinité
de ce qu'on pourrait appeler des sous-variétés. Cette prédisposition à la variabi-
lité ne laisse pas que d'être préjudiciable au planteur au point de vue de la
production. En effet, dans une plantation en bon état, où toutes les plantes
reçoivent les mêmes soins, on voit que certains pieds produisent habituellement
beaucoup plus que d'autres, leurs voisins de plantation. Ce sont les mêmes
soins, la même terre, la même exposition, les mêmes conditions d'abri ; il n'y a
pas,en ce cas,à accuser les influences extérieures,mais bien seulement à chercher
l'explication dans ce fait que le cacaoyer ne se reproduit pas exactement par
semis, et varie surtout au point de vue de la fertilité.
« Cette différence va quelquefois du simple au double et se présente très fré-
quemment. C'est ici que l'utilité de la greffe intervient, car par le greffage seu-
lement on pourra éviter la variabilité pour les nouvelles plantations, en greffant
les plants,avant leur mise en place, avec des greffons pris sur les pieds reconnus
les plus productifs. Ces plantes greffées reproduiront exactement les qualités de
fertilité des pieds sur lesquels les greffons auront été choisis; on évitera ainsi
des quantités de non-valeurs dans les plantations nouvelles.
«• Il est à espérer que de nouvelles variétés de cacaoyer seront introduites ou
trouvées, qui pourront présenter des avantages de rendement et de fertilité,
avec, probablement, plus de délicatesse ou moins de vigueur naturelle, ce qui
les rendrait difficilement utilisables en grande culture. Telles sont, par exemple,
certaines variétés du Venezuela. La greffe de ces variétés sur notre espèce rus-
tique et vigoureuse permettra d'unir la vigueur de l'une à la -fertilité des
autres.
« Dans un cas comme dans l'autre, ce sera la greffe par rameau détaché qu'il
y aura lieu d'employer, à moins que ces variétés nouvelles ne reproduisent
exactement par semis leurs caractères de fertilité ; auquel cas on pourrait leur
appliquer le. greffage par approche en dessous des cotylédons, comme nous
l'avons vu pour les caféiers d'Arabie et de Libéria, ce qui éviterait d'avoir à les
tenir sous abri vitré, à l'étouffée, pendant les quelques semaines qui suivent le
greffage.
(1) Bulletin agricole de la Martinique. Notes sur le greffage du caféier, du cacaoyer et du
muscadier et la maladie vermiculaire du caféier, par A. THIERRY.
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