Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-08-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 août 1900 20 août 1900
Description : 1900/08/20 (A4,N59,T7). 1900/08/20 (A4,N59,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378363w
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
506 REVUE DES CULTURES COLONIALES
La production de cette matière pourrait aussi devenir une question digne de
considération pour certaines contrées dont la nature semble appropriée à cette
culture, telle que la Nouvelle-Guinée et le Kameron, si, bien entendu, l'industrie
ne découvre pas un produit qui puisse remplacer la gulta-percha, ou que celle-ci
ne vienne à être fabriquée industriellement. Ni l'une ni l'autre hypothèse ne
s'est encore réalisée. Malgré tous les mérites que l'on a reconnus aux succédanés
de la gutta-percha, la qualité essentielle de celle-ci, le pouvoir d'isoler les cou-
rants électriques, leur fait défaut, unie, tout au moins, à une durée suffisante
telle qu'elle est exigée pour le revêtement des fils télégraphiques, et notam-
ment des câbles.
On peut dire, toutefois, que les succédanés naturels sont déjà d'une grande
importance, particulièrement la balata. Dans la plupart des cas où l'on emploie
la gutta-percha, on peut également faire usage de balata et beaucoup de fabri-
cants la considèrent comme une bonne qualité de gutta-percha. Dans les
tableaux des importations, elle est généralement portée comme gutta-percha, et,
après la mise en œuvre, son nom disparaît complètement. On ne connaît pas les
articles en balata. Les pays qui produisent la balata sont la Guyane britannique
et le Venezuela.Les principaux pays producteurs de gutta-percha sont incontesta-
blementBornéo et Sumatra ; immédiatement après eux vient la presqu'île Malaise.
Comme la très grande partie de toute la gutta-percha asiatique passe par Singa-
pore pour être vendue, à peu de chose près, en Angleterre, et que, d'autre part,
la majeure partie de la balata de l'Amérique du Sud est embarquée directement
ou indirectement pour l'Angleterre, les tableaux des importations et exportations
de Singapore et d'Angleterre donnent le meilleur aperçu du commerce et de la
production de la gutta-percha.
On constate, par les statistiques commerciales que nous pouvons nous dispen-
ser de reproduire ici, que le commerce de la gutta-percha a diminué notable-
ment depuis 1880 à 1885, mais que dans les dernières années il est resté à peu
près stationnaire. Outre les « Straits Settlements », les autres pays d'où provient
la gutta-percha importée en Angleterre sont la Hollande, la France et l'Alle-
magne, et pour l'exportation de Singapore, on trouve, outre l'Angleterre, la
France, l'Allemagne, les Etats-Unis, la Hollande et la Chine. On doit cependant
remarquer que l'importation de balata des Indes Occidentales et de la Guinée
est comprise dans celle de la gutta-percha.
Il est évident que la Hollande s'est laissé enlever presque entièrement son
marché naturel de gutta-percha par l'Angleterre. La quantité de gutta-percha
amenée directement en 1898 n'était que de 6.000 kilogr. ; encore s'agissait-il de
qualités de Bornéo importées via Makassar. L'année précédente, l'exportation se
montait à 11.000 kilogr. Il y a, en outre, un stock de 9.000 kilogr. de benkules
blancs depuis une couple d'années.
Il résulte des tableaux d'importations de Singapore où, comme il a été dit, la
très grande partie de la gutta-percha des Indes et de l'Asie est transportée, que
la presqu'île Malaise suit de loin Sumatra et Bornéo, et que Java, la Cochinchine
et le Siam ne produisent pour ainsi dire pas de gutta-percha.
Il est difficile de dire si c'est Sumatra ou Bornéo qui exporte le plus de gutta-
percha, car on exporte beaucoup de gutta du Sud et de l'Ouest de Sumatra
(Palembang, Benkulen, Padang) qui ne passe pas par Singapore. Il est vrai,
d'autre part, qu'il s'en exporte directement en Europe de l'Est de Bornéo, par
Makassar.
La production de cette matière pourrait aussi devenir une question digne de
considération pour certaines contrées dont la nature semble appropriée à cette
culture, telle que la Nouvelle-Guinée et le Kameron, si, bien entendu, l'industrie
ne découvre pas un produit qui puisse remplacer la gulta-percha, ou que celle-ci
ne vienne à être fabriquée industriellement. Ni l'une ni l'autre hypothèse ne
s'est encore réalisée. Malgré tous les mérites que l'on a reconnus aux succédanés
de la gutta-percha, la qualité essentielle de celle-ci, le pouvoir d'isoler les cou-
rants électriques, leur fait défaut, unie, tout au moins, à une durée suffisante
telle qu'elle est exigée pour le revêtement des fils télégraphiques, et notam-
ment des câbles.
On peut dire, toutefois, que les succédanés naturels sont déjà d'une grande
importance, particulièrement la balata. Dans la plupart des cas où l'on emploie
la gutta-percha, on peut également faire usage de balata et beaucoup de fabri-
cants la considèrent comme une bonne qualité de gutta-percha. Dans les
tableaux des importations, elle est généralement portée comme gutta-percha, et,
après la mise en œuvre, son nom disparaît complètement. On ne connaît pas les
articles en balata. Les pays qui produisent la balata sont la Guyane britannique
et le Venezuela.Les principaux pays producteurs de gutta-percha sont incontesta-
blementBornéo et Sumatra ; immédiatement après eux vient la presqu'île Malaise.
Comme la très grande partie de toute la gutta-percha asiatique passe par Singa-
pore pour être vendue, à peu de chose près, en Angleterre, et que, d'autre part,
la majeure partie de la balata de l'Amérique du Sud est embarquée directement
ou indirectement pour l'Angleterre, les tableaux des importations et exportations
de Singapore et d'Angleterre donnent le meilleur aperçu du commerce et de la
production de la gutta-percha.
On constate, par les statistiques commerciales que nous pouvons nous dispen-
ser de reproduire ici, que le commerce de la gutta-percha a diminué notable-
ment depuis 1880 à 1885, mais que dans les dernières années il est resté à peu
près stationnaire. Outre les « Straits Settlements », les autres pays d'où provient
la gutta-percha importée en Angleterre sont la Hollande, la France et l'Alle-
magne, et pour l'exportation de Singapore, on trouve, outre l'Angleterre, la
France, l'Allemagne, les Etats-Unis, la Hollande et la Chine. On doit cependant
remarquer que l'importation de balata des Indes Occidentales et de la Guinée
est comprise dans celle de la gutta-percha.
Il est évident que la Hollande s'est laissé enlever presque entièrement son
marché naturel de gutta-percha par l'Angleterre. La quantité de gutta-percha
amenée directement en 1898 n'était que de 6.000 kilogr. ; encore s'agissait-il de
qualités de Bornéo importées via Makassar. L'année précédente, l'exportation se
montait à 11.000 kilogr. Il y a, en outre, un stock de 9.000 kilogr. de benkules
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Il résulte des tableaux d'importations de Singapore où, comme il a été dit, la
très grande partie de la gutta-percha des Indes et de l'Asie est transportée, que
la presqu'île Malaise suit de loin Sumatra et Bornéo, et que Java, la Cochinchine
et le Siam ne produisent pour ainsi dire pas de gutta-percha.
Il est difficile de dire si c'est Sumatra ou Bornéo qui exporte le plus de gutta-
percha, car on exporte beaucoup de gutta du Sud et de l'Ouest de Sumatra
(Palembang, Benkulen, Padang) qui ne passe pas par Singapore. Il est vrai,
d'autre part, qu'il s'en exporte directement en Europe de l'Est de Bornéo, par
Makassar.
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