Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-09-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 septembre 1902 05 septembre 1902
Description : 1902/09/05 (A6,N108,T11). 1902/09/05 (A6,N108,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378076g
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
144 REVUE DES CULTURES COLONIALES
des collines granitiques, rougeâtres, moins fertiles qu'à Déli. Dans l'île de
Penang, partout où le sol est exhaussé, on trouve la culture du muscadier com-
binée à d'autres cultures : girofliers, aréquiers, etc., les uns servant d'ombrage
aux autres. On trouve ainsi trois étages de fruitiers. D'abord les cocotiers et
autres espèces de 15 à 30 mètres, ensuite les muscadiers et autres et en sous-
bois des caféiers moka, etc.
En résumé, il faut un sol sain, meuble, riche et un climat humide avec des pluies
fréquentes pas trop abondantes. Il faut ombrager contre le soleil et contre les
grands vents secs ou trop forts. Il est probable que le muscadier ne craint pas le
vent salé, ni le sol légèrement saumâtre, car il pousse ainsi que le giroflier et les
palmiers au bord de la mer.
C'est un arbre spécial à la Malaisie qui demande assez de chaleur et ne réussit
pas sur les collines trop élevées. A Déli, j'ai vu quelques muscadiers chez les
Batacs sur les douçoms à une altitude d'environ 400 mètres dont la végétation
étaitbonne et ily avait des fruits. La température minima pouvait être 18°centigr. ;
c'et, je crois, l'extrême limite de cette culture, et il serait mieux de se tenir à 20°
si on veut un maximum de produits, f
La reproduction a lieu en semant des graines fraîches bien mûres, bien grasses
dans un sol très meuble, en place, ou en pépinière, à 2 ou 3 centimètres de pro-
fondeur. Il faut arroser assez souvent pour maintenir le sol fraîchement humide.
La germination a lieu au bout de quarante jours.
Si on sème en place, il faudra mettre à une faible distance, un pied ou deux,
deux ou trois graines afin d'avoir sûrement un plant femelle à la place qui a été
calculée. Les pieds mâles seront reconnaissables vers sept à huit ans aux pre-
mières fleurs et on supprimera ceux qui seront jugés en trop. Ce nombre de
mâles varie selon les planteurs de 1 pour 10 à 1 pour 25 femelles. Les. plan-
teurs qui connaissent la greffe feront bien d'avoir sur les pieds mâles des
rameaux femelles ou réciproquement. Ensuite, par la taille, on fait dominer à
volonté les rameaux femelles ou mâles, selon les besoins.
La transplantation du semis en place se fait à 9 ou 10 mètres de distance en
quinconce. Le sol sera bien ameubli, longtemps d'avance; car, une fois en place,
les arbres ne supportent pas des labours profonds, leurs racines et chevelus sont
trop délicats. -
Il faut planter par un temps humide et arroser s'il ne pleut pas, mais il vaut
mieux choisir le lendemain d'un jour de pluie pour faire cette opération avec
succès.
L'ombrage sera préparé des mois d'avance afin qu'on soit bien sûr d'avoir
l'ombre nécessaire en temps voulu. Souvent les muscadiers sont transplantés ou
semés sous les autres fruitiers, les plus hauts servant d'ombrage et d'abri aux
nouveaux semis.
Si on fait un jardin de muscadiers seuls, on peut d'abord ombrager avec des
bananiers comestibles qui peuvent se vendre au marché du pays. Si la popula-
tion est rare et que les bananes ne puissent pas se vendre, on a intérêt alors à
prendre des bananes sauvages qui sont plus rustiques, des papayers, des bancou-
liers (Aleurites). Généralement on a avantage à ombrager avec d'autres fruitiers
plus élevés poussant vite et qui rapporteront avant le muscadier.
Les arbres sauvages pour ombrage ne manquent pas, et là on peut choisir
parmi les arbres utiles : bois de fer, Cassiaflorida, Eusideroxylon Zivageri, Tectona
grandis, etc. -
des collines granitiques, rougeâtres, moins fertiles qu'à Déli. Dans l'île de
Penang, partout où le sol est exhaussé, on trouve la culture du muscadier com-
binée à d'autres cultures : girofliers, aréquiers, etc., les uns servant d'ombrage
aux autres. On trouve ainsi trois étages de fruitiers. D'abord les cocotiers et
autres espèces de 15 à 30 mètres, ensuite les muscadiers et autres et en sous-
bois des caféiers moka, etc.
En résumé, il faut un sol sain, meuble, riche et un climat humide avec des pluies
fréquentes pas trop abondantes. Il faut ombrager contre le soleil et contre les
grands vents secs ou trop forts. Il est probable que le muscadier ne craint pas le
vent salé, ni le sol légèrement saumâtre, car il pousse ainsi que le giroflier et les
palmiers au bord de la mer.
C'est un arbre spécial à la Malaisie qui demande assez de chaleur et ne réussit
pas sur les collines trop élevées. A Déli, j'ai vu quelques muscadiers chez les
Batacs sur les douçoms à une altitude d'environ 400 mètres dont la végétation
étaitbonne et ily avait des fruits. La température minima pouvait être 18°centigr. ;
c'et, je crois, l'extrême limite de cette culture, et il serait mieux de se tenir à 20°
si on veut un maximum de produits, f
La reproduction a lieu en semant des graines fraîches bien mûres, bien grasses
dans un sol très meuble, en place, ou en pépinière, à 2 ou 3 centimètres de pro-
fondeur. Il faut arroser assez souvent pour maintenir le sol fraîchement humide.
La germination a lieu au bout de quarante jours.
Si on sème en place, il faudra mettre à une faible distance, un pied ou deux,
deux ou trois graines afin d'avoir sûrement un plant femelle à la place qui a été
calculée. Les pieds mâles seront reconnaissables vers sept à huit ans aux pre-
mières fleurs et on supprimera ceux qui seront jugés en trop. Ce nombre de
mâles varie selon les planteurs de 1 pour 10 à 1 pour 25 femelles. Les. plan-
teurs qui connaissent la greffe feront bien d'avoir sur les pieds mâles des
rameaux femelles ou réciproquement. Ensuite, par la taille, on fait dominer à
volonté les rameaux femelles ou mâles, selon les besoins.
La transplantation du semis en place se fait à 9 ou 10 mètres de distance en
quinconce. Le sol sera bien ameubli, longtemps d'avance; car, une fois en place,
les arbres ne supportent pas des labours profonds, leurs racines et chevelus sont
trop délicats. -
Il faut planter par un temps humide et arroser s'il ne pleut pas, mais il vaut
mieux choisir le lendemain d'un jour de pluie pour faire cette opération avec
succès.
L'ombrage sera préparé des mois d'avance afin qu'on soit bien sûr d'avoir
l'ombre nécessaire en temps voulu. Souvent les muscadiers sont transplantés ou
semés sous les autres fruitiers, les plus hauts servant d'ombrage et d'abri aux
nouveaux semis.
Si on fait un jardin de muscadiers seuls, on peut d'abord ombrager avec des
bananiers comestibles qui peuvent se vendre au marché du pays. Si la popula-
tion est rare et que les bananes ne puissent pas se vendre, on a intérêt alors à
prendre des bananes sauvages qui sont plus rustiques, des papayers, des bancou-
liers (Aleurites). Généralement on a avantage à ombrager avec d'autres fruitiers
plus élevés poussant vite et qui rapporteront avant le muscadier.
Les arbres sauvages pour ombrage ne manquent pas, et là on peut choisir
parmi les arbres utiles : bois de fer, Cassiaflorida, Eusideroxylon Zivageri, Tectona
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