Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-08-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 août 1902 20 août 1902
Description : 1902/08/20 (A6,N107,T11). 1902/08/20 (A6,N107,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63780752
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
102 REVUE DES CULTURES COLONIALES
lédons à contenu huileux qui présentent la structure suivante (fig. 2, D'). Les
cellules de l'épiderme ont leurs parois extérieures fortement épaissies, puis
au-dessous vient une couche de petites cellules tendres tangentiellement étirées;
sur celle-ci se superpose le tissu massif de l'intérieur des cotylédons. Ce dernier
est très oléagineux, sans trace d'amidon, à globules huileux sphériques, munis
de nombreux grains d'aleurone contenant un globoïde.
Ces gros cotylédons sont doués d'un goût très prononcé d'amande et constituent
un aliment très recherché dans les régions chaudes de l'Afrique que nous avons
déjà signalées : elles sont mangées cuites à l'eau ou rôties. Pans cet état, à cause
de leur goût de châtaignes, elles sont désignées dans les possessions portugaises
de l'Ouest africain sous le nom de châtaignes de l'lnlwmbane. Dans l'Usambara, les
indigènes en tirent une huile qui est tantôt employée comme aliment, tantôt
comme médicament, à titre de liniment selon Warburg. D'après Bernardin (1),
100 kilos de graines traitées sur place par les indigènes donnent 16 kilos d'une
huile comestible qui vaut la meilleure huile d'olives, mais le grossier traitement
auquel ils soumettent ces graines explique seul ce faible rendement.
D'après une analyse du Dr Gilbert communiquée par Sadebeck, les graines
dépouillées de leurs enveloppes contiennent 59,31 de corps gras, les semences
entières ont elles-mêmes 37,27 d'enveloppes et 63,73 d'amandes, de sorte que
les graines entières renferment 36 de corps gras. La composition de ces
amandes serait, d'après le même auteur, de protéine (matières albuminoïdes)
19,63 ; ligneux 7,30; matières extractives non azotées, 28,45; humidité 6,56;
cendres 2,04; ces dernières sont composées de beaucoup de soucie (0,55 ), d'acide
phosphorique (0,85 %), d'un peu de silice, de chaux, de magnésie, enfin des traces
d'oxyde defer. w
Voici les résultats que nous avons obtenus de notre côté en traitant ces graines
en collaboration avec M. le Pr Domergue, mon ami et mon collègue à l'École de
médecine de Marseille.
Tout d'abord nous avons trouvé sur 1000 grammes de graines provenant de
Mombasa, dont le poids oscillait entre 6 gr. 50 et 10,68, la proportion suivante :
spennoderme 420 grammes et cotylédons 580 grammes. La moyenne du poids de
ces graines a été 8 gr. 25, celle du poids du spermoderme complet de 3 gr. 29 ; celle
du poids de la couche externe (réticulaire) facilement séparable, de 0 gr. 52; enfin
celle de la couche interne dure de 2 gr. 76. Ce spermoderme total s'enlève faci-
lement; il suffit pour cela de faire pénétrer une lame de couteau sur le bord
même de la graine et quand la bordure a été détachée, la séparation de l'amande
se fait sans effort : il n'y a pas adhérence entre la face interne du tégument
séminal et le spermoderme externe comme cela arrive, par exemple, dans la
graine huileuse d'Ovala ou Pansa (Pentacttthra macrophylla) de la même région.
L'amande pressée à froid nous a donné 40 d'une huile jaune verdâtre très
limpide rappelant beaucoup d'huile d'olive, sans goût spécial bien manifeste
autre que celui très léger de légumine crue, qui se retrouve dans l'huile
d'arachide ; d'une saveur agréable et pouvant, comme l'ont reconnu tous les
auteurs allemands qui se sont occupés de cette question (2), supporter la com-
paraison avec nos bonnes productions de l'olivier. Du tourteau de cette pres-
sion nous avons pu extraire, parle sulfure de carbone, encore 20 d'une huile
(1) Visite à l'Exposition de Vienne. Gand, 1874, p. 18. - - -
(2) J'ai puisé bien des renseignements précieux sur cette graine dans « Die Pflanzenwelt Usi Afrika
und lier Nuchbargebiete », du Dr prof. Engler, de Berlin. (Berlin, 1895, Theil A, pp. 231 et 490.)
lédons à contenu huileux qui présentent la structure suivante (fig. 2, D'). Les
cellules de l'épiderme ont leurs parois extérieures fortement épaissies, puis
au-dessous vient une couche de petites cellules tendres tangentiellement étirées;
sur celle-ci se superpose le tissu massif de l'intérieur des cotylédons. Ce dernier
est très oléagineux, sans trace d'amidon, à globules huileux sphériques, munis
de nombreux grains d'aleurone contenant un globoïde.
Ces gros cotylédons sont doués d'un goût très prononcé d'amande et constituent
un aliment très recherché dans les régions chaudes de l'Afrique que nous avons
déjà signalées : elles sont mangées cuites à l'eau ou rôties. Pans cet état, à cause
de leur goût de châtaignes, elles sont désignées dans les possessions portugaises
de l'Ouest africain sous le nom de châtaignes de l'lnlwmbane. Dans l'Usambara, les
indigènes en tirent une huile qui est tantôt employée comme aliment, tantôt
comme médicament, à titre de liniment selon Warburg. D'après Bernardin (1),
100 kilos de graines traitées sur place par les indigènes donnent 16 kilos d'une
huile comestible qui vaut la meilleure huile d'olives, mais le grossier traitement
auquel ils soumettent ces graines explique seul ce faible rendement.
D'après une analyse du Dr Gilbert communiquée par Sadebeck, les graines
dépouillées de leurs enveloppes contiennent 59,31 de corps gras, les semences
entières ont elles-mêmes 37,27 d'enveloppes et 63,73 d'amandes, de sorte que
les graines entières renferment 36 de corps gras. La composition de ces
amandes serait, d'après le même auteur, de protéine (matières albuminoïdes)
19,63 ; ligneux 7,30; matières extractives non azotées, 28,45; humidité 6,56;
cendres 2,04; ces dernières sont composées de beaucoup de soucie (0,55 ), d'acide
phosphorique (0,85 %), d'un peu de silice, de chaux, de magnésie, enfin des traces
d'oxyde defer. w
Voici les résultats que nous avons obtenus de notre côté en traitant ces graines
en collaboration avec M. le Pr Domergue, mon ami et mon collègue à l'École de
médecine de Marseille.
Tout d'abord nous avons trouvé sur 1000 grammes de graines provenant de
Mombasa, dont le poids oscillait entre 6 gr. 50 et 10,68, la proportion suivante :
spennoderme 420 grammes et cotylédons 580 grammes. La moyenne du poids de
ces graines a été 8 gr. 25, celle du poids du spermoderme complet de 3 gr. 29 ; celle
du poids de la couche externe (réticulaire) facilement séparable, de 0 gr. 52; enfin
celle de la couche interne dure de 2 gr. 76. Ce spermoderme total s'enlève faci-
lement; il suffit pour cela de faire pénétrer une lame de couteau sur le bord
même de la graine et quand la bordure a été détachée, la séparation de l'amande
se fait sans effort : il n'y a pas adhérence entre la face interne du tégument
séminal et le spermoderme externe comme cela arrive, par exemple, dans la
graine huileuse d'Ovala ou Pansa (Pentacttthra macrophylla) de la même région.
L'amande pressée à froid nous a donné 40 d'une huile jaune verdâtre très
limpide rappelant beaucoup d'huile d'olive, sans goût spécial bien manifeste
autre que celui très léger de légumine crue, qui se retrouve dans l'huile
d'arachide ; d'une saveur agréable et pouvant, comme l'ont reconnu tous les
auteurs allemands qui se sont occupés de cette question (2), supporter la com-
paraison avec nos bonnes productions de l'olivier. Du tourteau de cette pres-
sion nous avons pu extraire, parle sulfure de carbone, encore 20 d'une huile
(1) Visite à l'Exposition de Vienne. Gand, 1874, p. 18. - - -
(2) J'ai puisé bien des renseignements précieux sur cette graine dans « Die Pflanzenwelt Usi Afrika
und lier Nuchbargebiete », du Dr prof. Engler, de Berlin. (Berlin, 1895, Theil A, pp. 231 et 490.)
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