Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-08-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 août 1902 05 août 1902
Description : 1902/08/05 (A6,N106,T11). 1902/08/05 (A6,N106,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378074n
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
68 REVUE DES CULTURES COLONIALES
avons vu que cette espèce ne paraissait pas indiquée et nous avons à recher-
cher (c'est ce que nous faisons dans le cours de celte communication) s'il n'y
aurait pas d'autres espèces d'ordre plus économique. A Maurice a-t-on choisi cette
espèce ?
Notre honorable président, si compétent en cette matière, a toujours utile-
ment attiré notre attention, sur le nombre considérable de formes issues de
Y Agave rigida. Il y en a une, l'Ixtle des Mexicains, qui se signale par ses feuilles
ensiformes plus ou moins rigides : on a dans les collections du Hamma un Agave
ixtly et un A. houllettiana, plantes bien voisines, ayant même des intermé-
diaires.
D'après ces quelques indications on voit l'embarras du cultivateur pour déter-
miner la véritable plante à choisir pour obtenir des fibres de bonne qualité et
il semble que cette hésitation subsiste au Mexique, où, d'après M. Diguet,
des gens compétents peuvent seuls se prononcer sur l'identité de la bonne
plante fîlifère.
Je réserve, pour revenir, avec des échantillons et des faits à l'appui, sur cette
vieille question du chanvre de Tampico, Agave hetel.(tt:ardha) plante plus rustique,
mais de croissance très lente et à faible rendement, préconisée autrefois par
quelques auteurs et notamment par Madinier pour l'Algérie.
FOURCROYA DELEDE VAÎNTI
Cette espèce, voisine des agave, est une plante peu connue qui mérite quelque
attention.
Grande plante à feuilles droites, rigides, ensiformes, épineuses.
Hampe très haute, à ramifications peu nombreuses et flexueuses, portant
en petit nombre des fleurs blanches et pendantes, mais ne produisant jamais de
capsule, à côté des fleurs se développent un grand nombre de bulbilles dont le
poids fait infléchir les ramifications, cesbulbilles, à un certain état, se détachent
de la hampe balancée par les vents et sont projetées aux environs du pied mère
où ils s'enracinent facilement formant par la suite des peuplements denses et
impénétrables.
La feuille en partie défibrée, soumise à l'examen de la Société d'acclimatation,
laisse voir des fibres abondantes et de belle qualité par leur finesse relative,
leur résistance et leur couleur brillante.
Originaire des altitudes du Pérou, cette planle est, en Algérie, remarquable
par sa rusticité, supportant certains froids et la grêle, conditions météoriques si
préjudiciables au Fourcroyct gigantea qui résiste plus ou moins bien dans les meil-
leures localités du littoral algérien : les jeunes plants y sont quelquefois détruits
dans les hivers rigoureux.
Cette plante faisant partie de la collection de Cels a été introduite au Jardin
d'Essai d'Alger il y a une trentaine d'années. De nombreux pieds en ont été dis-
tribués à plusieurs reprises et notamment dans ces dernières années au Jardin
colonial de ogent.
On a peu d'indications sur cette plante, et c'est grâce aux souvenirs de M. le
Dr Weber que nous savons qu'elle a été rapportée en France par Deledevant,
voyageur pour la maison Cels; mais ce dernier collectionneur décrit cette espèce
avons vu que cette espèce ne paraissait pas indiquée et nous avons à recher-
cher (c'est ce que nous faisons dans le cours de celte communication) s'il n'y
aurait pas d'autres espèces d'ordre plus économique. A Maurice a-t-on choisi cette
espèce ?
Notre honorable président, si compétent en cette matière, a toujours utile-
ment attiré notre attention, sur le nombre considérable de formes issues de
Y Agave rigida. Il y en a une, l'Ixtle des Mexicains, qui se signale par ses feuilles
ensiformes plus ou moins rigides : on a dans les collections du Hamma un Agave
ixtly et un A. houllettiana, plantes bien voisines, ayant même des intermé-
diaires.
D'après ces quelques indications on voit l'embarras du cultivateur pour déter-
miner la véritable plante à choisir pour obtenir des fibres de bonne qualité et
il semble que cette hésitation subsiste au Mexique, où, d'après M. Diguet,
des gens compétents peuvent seuls se prononcer sur l'identité de la bonne
plante fîlifère.
Je réserve, pour revenir, avec des échantillons et des faits à l'appui, sur cette
vieille question du chanvre de Tampico, Agave hetel.(tt:ardha) plante plus rustique,
mais de croissance très lente et à faible rendement, préconisée autrefois par
quelques auteurs et notamment par Madinier pour l'Algérie.
FOURCROYA DELEDE VAÎNTI
Cette espèce, voisine des agave, est une plante peu connue qui mérite quelque
attention.
Grande plante à feuilles droites, rigides, ensiformes, épineuses.
Hampe très haute, à ramifications peu nombreuses et flexueuses, portant
en petit nombre des fleurs blanches et pendantes, mais ne produisant jamais de
capsule, à côté des fleurs se développent un grand nombre de bulbilles dont le
poids fait infléchir les ramifications, cesbulbilles, à un certain état, se détachent
de la hampe balancée par les vents et sont projetées aux environs du pied mère
où ils s'enracinent facilement formant par la suite des peuplements denses et
impénétrables.
La feuille en partie défibrée, soumise à l'examen de la Société d'acclimatation,
laisse voir des fibres abondantes et de belle qualité par leur finesse relative,
leur résistance et leur couleur brillante.
Originaire des altitudes du Pérou, cette planle est, en Algérie, remarquable
par sa rusticité, supportant certains froids et la grêle, conditions météoriques si
préjudiciables au Fourcroyct gigantea qui résiste plus ou moins bien dans les meil-
leures localités du littoral algérien : les jeunes plants y sont quelquefois détruits
dans les hivers rigoureux.
Cette plante faisant partie de la collection de Cels a été introduite au Jardin
d'Essai d'Alger il y a une trentaine d'années. De nombreux pieds en ont été dis-
tribués à plusieurs reprises et notamment dans ces dernières années au Jardin
colonial de ogent.
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Dr Weber que nous savons qu'elle a été rapportée en France par Deledevant,
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