Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1902-07-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 juillet 1902 05 juillet 1902
Description : 1902/07/05 (A6,N104,T11). 1902/07/05 (A6,N104,T11).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378072t
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
(i REVUE DES CULTURES COLONIALES
Il est dit, à la fin de la description : « On prépare avec le lait de la gomme
élastique. »
D'autre part, c'est dans l' « Encyclopeedia britannica », que nous voyons cité
le Siphocampylus Jamesonianus, auquel on attribue, comme au Siphocampylus
caoutchouc un « caoutchouc de bonne qualité ».
Nous avouons ne pas connaître personnellement de plus amples détails sur
ces deux plantes, qui semblent donc avoir été rarement rencontrées "et bien peu
étudiées.
Aussi est-ce avec un grand intérêt que nous avons appris récemment de notre
dévoué correspondant de Guayaquil, M. l'ingénieur van Isschot, qu'il avait
découvert dans les Andes équatoriennes une troisième espèce qui est également
à caoutchouc. La plante dont M. van Isschot nous a envoyé les échantillons est,
cette fois, le Siphocampylus giganteus Don.
Cette espèce, que le « Prodrome » indique dans la région de Quito et dans celle
de Bogota, est, d'après la description donnée autrefois par De Candolle, un arbre
de 4 à 5 mètres de hauteur, à branches pubescentes, et dont les fleurs sont
jaune rougeâtre, avec des étamines dont toutes les anthères sont très velues.
D'après les feuilles, qui sont longuement lancéolées, grandes, dentelées sur
les bords, M. Watke a, en 1874, dans le Linnsea, distingué deux variétés : l'une,
latifolius, dont le limbe a, en moyenne, 17 centimètres de longueur sur 0m057 ;
et l'autre, anguslifolius, dont le limbe a 19 centimètres sur 0m017.
Les dimensions données par De Candolle sont 15 à 22 centimètres de longueur
sur Om025 à 0m037 de largeur. Elles correspondraient donc plutôt à une forme
intermédiaire aux deux.variétés de M. Watke; et c'est le cas aussi pour les
échantillons que nous possédons. La plupart du temps, la longueur du limbe,
dans ces derniers, oscille entre 15 et 23 centimètres, et la largeur entre 2 centi-
mètres et 0ni038. Ce n'est que dans les feuilles plus petites, ayant 10 centimètres
de longueur, que la largeur n'est plus que de Omous à 0m017 ; et la largeur la
plus ordinaire est celle de 2 centimètres à 0m025.
Nous ne saurions, dans ces conditions, bien préciser exactement à quelle
variété doit être rapportée la plante vue par M, van Isschot. Elle est évidemment
plutôt voisine de l'angustifolius, sans pouvoir cependant y être complètement assi-
milée. Le fait prouverait peut-être, au reste, qu'il y a entre ces formes extrêmes
tous les intermédiaires; et nous croirions même volontiers, d'après nos échan-
tillons, que, sur un même pied, les feuilles peuvent se modifier en diminuant de
largeur de la base du rameau vers le sommet. Il se pourrait que, dès lors, la
distinction de M. Watke ne fût pas très justifiée.
Mais ce sont là, en définitive, des considérations sans grande importance; et
c'est tout aussi accessoirement que nous remarquons que, dans nos exemplaires,
les pédicelles floraux sont souvent plus longs que les feuilles et que les lobes du
calice sont entiers, comme dans la plante de Cavanille, tandis que, paraît-il, -
dans les échantillons de Bonpland, les pédicelles floraux sont plus courts que le
limbe, et les lobes calcinaux dentés.
Le point essentiel est l'exactitude de la détermination spécifique des arbres
vus par M. van Isschot; et, à cet égard, aucun doute n'est possible. M. K. Schu-
mann, qui a bien voulu, avec son obligeance coutumière, comparer nos rameaux
avec ceux de l'herbier de Berlin, nous écrit : « Vous avez raison; votre plante ne
concorde pas seulement avec la plante de Cavanille, mais avec les exemplaires
desséchés de Humboldt et de Bonpland. »
Il est dit, à la fin de la description : « On prépare avec le lait de la gomme
élastique. »
D'autre part, c'est dans l' « Encyclopeedia britannica », que nous voyons cité
le Siphocampylus Jamesonianus, auquel on attribue, comme au Siphocampylus
caoutchouc un « caoutchouc de bonne qualité ».
Nous avouons ne pas connaître personnellement de plus amples détails sur
ces deux plantes, qui semblent donc avoir été rarement rencontrées "et bien peu
étudiées.
Aussi est-ce avec un grand intérêt que nous avons appris récemment de notre
dévoué correspondant de Guayaquil, M. l'ingénieur van Isschot, qu'il avait
découvert dans les Andes équatoriennes une troisième espèce qui est également
à caoutchouc. La plante dont M. van Isschot nous a envoyé les échantillons est,
cette fois, le Siphocampylus giganteus Don.
Cette espèce, que le « Prodrome » indique dans la région de Quito et dans celle
de Bogota, est, d'après la description donnée autrefois par De Candolle, un arbre
de 4 à 5 mètres de hauteur, à branches pubescentes, et dont les fleurs sont
jaune rougeâtre, avec des étamines dont toutes les anthères sont très velues.
D'après les feuilles, qui sont longuement lancéolées, grandes, dentelées sur
les bords, M. Watke a, en 1874, dans le Linnsea, distingué deux variétés : l'une,
latifolius, dont le limbe a, en moyenne, 17 centimètres de longueur sur 0m057 ;
et l'autre, anguslifolius, dont le limbe a 19 centimètres sur 0m017.
Les dimensions données par De Candolle sont 15 à 22 centimètres de longueur
sur Om025 à 0m037 de largeur. Elles correspondraient donc plutôt à une forme
intermédiaire aux deux.variétés de M. Watke; et c'est le cas aussi pour les
échantillons que nous possédons. La plupart du temps, la longueur du limbe,
dans ces derniers, oscille entre 15 et 23 centimètres, et la largeur entre 2 centi-
mètres et 0ni038. Ce n'est que dans les feuilles plus petites, ayant 10 centimètres
de longueur, que la largeur n'est plus que de Omous à 0m017 ; et la largeur la
plus ordinaire est celle de 2 centimètres à 0m025.
Nous ne saurions, dans ces conditions, bien préciser exactement à quelle
variété doit être rapportée la plante vue par M, van Isschot. Elle est évidemment
plutôt voisine de l'angustifolius, sans pouvoir cependant y être complètement assi-
milée. Le fait prouverait peut-être, au reste, qu'il y a entre ces formes extrêmes
tous les intermédiaires; et nous croirions même volontiers, d'après nos échan-
tillons, que, sur un même pied, les feuilles peuvent se modifier en diminuant de
largeur de la base du rameau vers le sommet. Il se pourrait que, dès lors, la
distinction de M. Watke ne fût pas très justifiée.
Mais ce sont là, en définitive, des considérations sans grande importance; et
c'est tout aussi accessoirement que nous remarquons que, dans nos exemplaires,
les pédicelles floraux sont souvent plus longs que les feuilles et que les lobes du
calice sont entiers, comme dans la plante de Cavanille, tandis que, paraît-il, -
dans les échantillons de Bonpland, les pédicelles floraux sont plus courts que le
limbe, et les lobes calcinaux dentés.
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vus par M. van Isschot; et, à cet égard, aucun doute n'est possible. M. K. Schu-
mann, qui a bien voulu, avec son obligeance coutumière, comparer nos rameaux
avec ceux de l'herbier de Berlin, nous écrit : « Vous avez raison; votre plante ne
concorde pas seulement avec la plante de Cavanille, mais avec les exemplaires
desséchés de Humboldt et de Bonpland. »
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