Titre : L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc
Auteur : Comité de l'Afrique française. Auteur du texte
Auteur : Comité du Maroc (Paris). Auteur du texte
Éditeur : Comité de l'Afrique française (Paris)
Date d'édition : 1916-01-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32683501s
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 janvier 1916 01 janvier 1916
Description : 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12). 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k98041485
Source : CIRAD, 2017-132476
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/11/2017
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- SOMMAIRE
- Nos 1 et 2
- N° 4
- N° 5
- N° 6
- N° 7
- Nos 8 et 9
- Nos 10 à 12
1
BULLETIN DU COMITÉ DE L'AFRIQUE FRANÇAISE
ermeture de la zone internationale et objectif, la marche
jusqu'à Aïn-Xixar. On a dit ici, Monsieur le ministre de la
Guerre, que je n'en savais pas plus long que les officiers et
quelques autres personnes d'une honorabilité indéniable.
Mais moi je dirai qu'aucun des trois objectifs n'avait été
atteint dans l'action du 29 et vous l avez confirmé, quand
vous avez voulu rectifier ce qui a été dit par moi parlant
,de Raisouli que vous n'appeliez pas, il y a lieu de vous en
féliciter, le brave chérif, sans doute parce que vous étiez
impressionné par la comparaison que j'avais faite entre
Raisouli et José Maria le Précoce, et le traité que conclut
le bisaïeul de votre roi avec le roi de la Sierra Morena. Je
vous félicite, Monsieur le ministre, d'avoir retiré le titre de
« brave chérif » à Raisouli, de l'avoir qualifié de Raisouli
tout court, lui qui, grâce à la protection de l'Espagne, à
l'argent de l'Espagne, à l'appui de l'Espagne, domine sur
toutes ces terres et tribus que l'Espagne ne domine pas
et nous nous trouvons ainsi aujourd'hui dans une situation
plus mauvaise, à cause de cette prépondérance de Raisouli
et plût à Dieu qu'il ne se transformât pas bientôt d'ami
en ennemi de l'Espagne.
Eh bien, le brave chérif Raisouli, comme disait le télé-
gramme officiel, ou Raisouli tout court, comme il est resté
pour les besoins de notre discussion, est arrivé au marché
de Jémis le 29 au matin et dans l'après-midi il fuyait, pro-
tégé par notre artillerie et par une division espagnole;
c'est un fait connu de vous que nos forces ont protégé la
fuite de Raisouli, ou si ce mot vous paraît trop fort, la
retraite de Raisouli. On n'a donc pas, par conséquent,
atteint le premier objectif de l'opération du 29.
L'autre objectif était de fermer la zone internationale et
je vous disais, en effet, que le général chargé de cette opé-
ration l'entreprendrait sur une étendue d'une importance
relative, mais ce que vous ne pouvez nier, ni vous, ni
personne, c'est que ni le 29 juin ni à un autre moment,
jusqu'à ce jour, cette zone internationale n'a été et n'est
encore fermée sur un parcours d'un grand nombre de
kilomètres.
Quant à l'objectif consistant à arriver à Aïn-Xixa, qui a
été le général, le colonel ou le brave chèrif qui y est ar-
rivé? Vous pouvez continuer de dire que nous sommes
dans la voie de la pacification ; que tout cela a été une
série continue de succès qui ont été obtçnus par la valeur
des troupes, par le tact politique de nos représentants au
Maroc et l'habileté du gouvernement et que l'on est arrivé
à une seconde période, période de paix et de tranquillité
que nous devons tous reconnaître et approuver et qu'au-
cun des nôtres (cela serait antip a t?,ie tique) ne doit faire de
l'obstruction avec nos interruptions, nos questions, nos
interpellations, etc.
Messieurs les députés, si, à la suite de ces affirmations
du gouvernement, dignement représenté par M. le ministre
de la Guerre, je vous disais que 1-e 26 septembre Raisouli
se considérait encore comme peu maître du territoire où
il commande et gouverne, en seigneur et maître, sans que
nous sachions, du moins on ne nous en a pas donné de
renseignements officiels, qu'il se soit soumis au khalifa,
à cette espèce de roi constitutionnel ridicule et grotesque,
comme 41 qualifié et le qualifierai, mais qui, après
tout. représente l'autorité du Makhzen. (M. le Président
agite, la sonnette.)
Il y a beaucoup de rois ridicules et grotesques.
M. le Président. — Mais si vous pouvez éviter ces pa-
- rôles, je vous prie de le faire, parce qu'elles pourraient cho-
quer quelque peu la dignité de la nation espagnole.
M:c Ayuso. — En aucune manière, Monsieur le Prési-
dent. Le khalifa ne représente ni votre roi, ni le gouverne-
. ment d'Espagne.
M. le Président. — Je ne vous dis pas cela pour en
faire un sujet de discussion. Si vous croyez tenir compte
de mon observation, bien, si non, vous pouvez continuer.
M. Ayuso. — Certainement j'en tiens compte; mais il
me faut mettre les choses en leur place et détruire ces his-
toires qui pourraient nuire à notre souveraineté et
au caractère sérieux, ainsi qu'à la considération de notre
représentation en Afrique. Les représentants de la souve-
raineté du Makhzen pourront se plaindre de ce que j'ai
dit, mais non les représentants de la souveraineté espa-
gnole. Vous voyez, comme je tâche, bien que je m'exprime
mal, de faire une différence entre les représentants de
notre nation et le khalifa et Raisouli et comme je parle
d'une autre façon quand je me réfère aux généraux espa-
gnols, quelque nombreuses critiques qu'ils méritent.
Malgré cette situation avantageuse dont vous a parlé
Monsieur le ministre de la Guerre, Raisouli continue jusqu'à
présent d'exercer une domination arbitraire sur toute la
route de Ceuta à Tétouan ; n'était son intervention et n'était
le pouvoir général qu'il y exerce, cette disposition ou cet
ordre de la place du haut commandement à Tétouan que
je vous ai lu l'autre jour ne serait pas justifié; cette dispo-
sition interdit la circulation par toutes les routes qui con-
tournent la ville, de 3 heures de l'après midi à 7 heures
du matin, en différents secteurs du camp extérieur, en
fixant telle heure pour les voitures et telle autre pour les
piétons, etc.
Raisouli a demandé pour célébrer la fête du Ramadan,
deux canons qui, on l'a dit, étaient démodés, inefficaces
en campagne, qui ne servaient qu'à tirer des salves, mais
le haut commandement s'est lassé de demander la' restitu-
tion de ces deux canons et ces deux canons sont toujours
au pouvoir de Raisouli. Cela est absolument exact et ne
sera pas démenti. Raisouli a toute la quantité de fusils et
de munitions que lui ont envoyés le Haut Commandement
espagnol et les généraux espagnols chargés de traiter
d'égal à égal avec le fameux tout-puissattt et valeureux
chérif Raisouli.
Avec ces faits coïncident, Monsieur le ministre de la
Guerre, les dépenses vraiment extraordinaires qui ont été
faites au Maroc à tous les points de vue. Non seulement
en ce qui touche le ministère de la Guerre, mais aussi tous
les autres ministères, et les dépenses vont continuellement
en augmentant sans que nous voyions nulle part qu'elles
soient rémunératrices, ni maintenant ni pour les généra-
tions futures. On a dépensé, et cela n'a pas été non plus
démenti par vous, pendant sept mois, en dépenses secrètes,
1.900.000 pesetas! Rappelez-vous, Messieurs les députés,
ceux d'entre vous qui l'étiez alors, que lorsqu'on a discuté
le budget actuel à notre arrivée au Maroc, nous parlâmes
à ces bancs-ci et qu'à d'autres bancs, MAI. les députés
qui nous soutenaient parlèrent aussi- et nous nous oppo-
sâmes vivement à ce que l'on votât 500.000 pesetas pour
les dépenses secrètes pendant toute l'année et quelle n'a
pas été notre surprise, en voyant que ce ne sont pas les
500.000 pesetas prévues, mais 1.900.000 qui ont été dé-
pensées en sept mois ! Si l'on considère qu'il manque cinq
mois pour terminer l'année, je n'ai pas besoin de vous dire
que les dépenses extraordinaires secrètes s'élèveront à un
chiffre vraiment fabuleux.
Vous avez vu, Messieurs les députés, que dans l'action
du 29, on n:a atteint aucun des trois objectifs que le haut
commandement avait assignés à cette opération, mais par
contre il n'y a rien moins que onze propositions de récom-
pense. Je ne crois pas qu'il y ait rien de comparable dans
les armées européennes qui tiennent tète à des troupes
parfaitement organisées, sérieuses, puissantes, redou-
tables et à la suite de l'action du 29, dont vous avez vu !e
fâcheux résultat qui est confirmé, puisqu'il n'a pas été dé-
menti par le gouvernement, la proposition de 11 récom-
penses produit comme dernier effet une réponse défavo-
rable, éloquente bien que tacite, à une déclaration que le
chef du parti réformiste a faite avec notre approbation una-
nime, quand il s'est agi un autre jour de la politique de
l'Espagne au Maroc ! Vous vous rappellerez tous, Messieurs
.les députés, qu'alors M. Alvarez demandait comme chose
indispensable, comme chose obligée, une concession de la
part du gouvernement et de toutes les oppositions, en
vertu de laquelle on n'accorderait aucune récompense
tant quel'on n'arriverait pas à un régime plus en harmonie
avec la capacité pour l'Espagne de pénétrer pacifiquement
en Afrique. Depuis que le chef illustre-du parti réformiste
a fait cette déclaration au nom de toutes les gauches, jus-
qu'à ce moment-ci, combien de récompenses n'avez-vous
pas décernées, Messieurs du gouvernement? Où nous mè-
neront ces 11 propositions de récompenses ?
Mais il y a encore quelque chose de plus triste, Monsieur
le ministre de la Guerre, quelque chose que vous auriez
dû démentir, si vous aviez eu les éléments nécessaires
— 272 —
BULLETIN DU COMITÉ DE L'AFRIQUE FRANÇAISE
ermeture de la zone internationale et objectif, la marche
jusqu'à Aïn-Xixar. On a dit ici, Monsieur le ministre de la
Guerre, que je n'en savais pas plus long que les officiers et
quelques autres personnes d'une honorabilité indéniable.
Mais moi je dirai qu'aucun des trois objectifs n'avait été
atteint dans l'action du 29 et vous l avez confirmé, quand
vous avez voulu rectifier ce qui a été dit par moi parlant
,de Raisouli que vous n'appeliez pas, il y a lieu de vous en
féliciter, le brave chérif, sans doute parce que vous étiez
impressionné par la comparaison que j'avais faite entre
Raisouli et José Maria le Précoce, et le traité que conclut
le bisaïeul de votre roi avec le roi de la Sierra Morena. Je
vous félicite, Monsieur le ministre, d'avoir retiré le titre de
« brave chérif » à Raisouli, de l'avoir qualifié de Raisouli
tout court, lui qui, grâce à la protection de l'Espagne, à
l'argent de l'Espagne, à l'appui de l'Espagne, domine sur
toutes ces terres et tribus que l'Espagne ne domine pas
et nous nous trouvons ainsi aujourd'hui dans une situation
plus mauvaise, à cause de cette prépondérance de Raisouli
et plût à Dieu qu'il ne se transformât pas bientôt d'ami
en ennemi de l'Espagne.
Eh bien, le brave chérif Raisouli, comme disait le télé-
gramme officiel, ou Raisouli tout court, comme il est resté
pour les besoins de notre discussion, est arrivé au marché
de Jémis le 29 au matin et dans l'après-midi il fuyait, pro-
tégé par notre artillerie et par une division espagnole;
c'est un fait connu de vous que nos forces ont protégé la
fuite de Raisouli, ou si ce mot vous paraît trop fort, la
retraite de Raisouli. On n'a donc pas, par conséquent,
atteint le premier objectif de l'opération du 29.
L'autre objectif était de fermer la zone internationale et
je vous disais, en effet, que le général chargé de cette opé-
ration l'entreprendrait sur une étendue d'une importance
relative, mais ce que vous ne pouvez nier, ni vous, ni
personne, c'est que ni le 29 juin ni à un autre moment,
jusqu'à ce jour, cette zone internationale n'a été et n'est
encore fermée sur un parcours d'un grand nombre de
kilomètres.
Quant à l'objectif consistant à arriver à Aïn-Xixa, qui a
été le général, le colonel ou le brave chèrif qui y est ar-
rivé? Vous pouvez continuer de dire que nous sommes
dans la voie de la pacification ; que tout cela a été une
série continue de succès qui ont été obtçnus par la valeur
des troupes, par le tact politique de nos représentants au
Maroc et l'habileté du gouvernement et que l'on est arrivé
à une seconde période, période de paix et de tranquillité
que nous devons tous reconnaître et approuver et qu'au-
cun des nôtres (cela serait antip a t?,ie tique) ne doit faire de
l'obstruction avec nos interruptions, nos questions, nos
interpellations, etc.
Messieurs les députés, si, à la suite de ces affirmations
du gouvernement, dignement représenté par M. le ministre
de la Guerre, je vous disais que 1-e 26 septembre Raisouli
se considérait encore comme peu maître du territoire où
il commande et gouverne, en seigneur et maître, sans que
nous sachions, du moins on ne nous en a pas donné de
renseignements officiels, qu'il se soit soumis au khalifa,
à cette espèce de roi constitutionnel ridicule et grotesque,
comme 41 qualifié et le qualifierai, mais qui, après
tout. représente l'autorité du Makhzen. (M. le Président
agite, la sonnette.)
Il y a beaucoup de rois ridicules et grotesques.
M. le Président. — Mais si vous pouvez éviter ces pa-
- rôles, je vous prie de le faire, parce qu'elles pourraient cho-
quer quelque peu la dignité de la nation espagnole.
M:c Ayuso. — En aucune manière, Monsieur le Prési-
dent. Le khalifa ne représente ni votre roi, ni le gouverne-
. ment d'Espagne.
M. le Président. — Je ne vous dis pas cela pour en
faire un sujet de discussion. Si vous croyez tenir compte
de mon observation, bien, si non, vous pouvez continuer.
M. Ayuso. — Certainement j'en tiens compte; mais il
me faut mettre les choses en leur place et détruire ces his-
toires qui pourraient nuire à notre souveraineté et
au caractère sérieux, ainsi qu'à la considération de notre
représentation en Afrique. Les représentants de la souve-
raineté du Makhzen pourront se plaindre de ce que j'ai
dit, mais non les représentants de la souveraineté espa-
gnole. Vous voyez, comme je tâche, bien que je m'exprime
mal, de faire une différence entre les représentants de
notre nation et le khalifa et Raisouli et comme je parle
d'une autre façon quand je me réfère aux généraux espa-
gnols, quelque nombreuses critiques qu'ils méritent.
Malgré cette situation avantageuse dont vous a parlé
Monsieur le ministre de la Guerre, Raisouli continue jusqu'à
présent d'exercer une domination arbitraire sur toute la
route de Ceuta à Tétouan ; n'était son intervention et n'était
le pouvoir général qu'il y exerce, cette disposition ou cet
ordre de la place du haut commandement à Tétouan que
je vous ai lu l'autre jour ne serait pas justifié; cette dispo-
sition interdit la circulation par toutes les routes qui con-
tournent la ville, de 3 heures de l'après midi à 7 heures
du matin, en différents secteurs du camp extérieur, en
fixant telle heure pour les voitures et telle autre pour les
piétons, etc.
Raisouli a demandé pour célébrer la fête du Ramadan,
deux canons qui, on l'a dit, étaient démodés, inefficaces
en campagne, qui ne servaient qu'à tirer des salves, mais
le haut commandement s'est lassé de demander la' restitu-
tion de ces deux canons et ces deux canons sont toujours
au pouvoir de Raisouli. Cela est absolument exact et ne
sera pas démenti. Raisouli a toute la quantité de fusils et
de munitions que lui ont envoyés le Haut Commandement
espagnol et les généraux espagnols chargés de traiter
d'égal à égal avec le fameux tout-puissattt et valeureux
chérif Raisouli.
Avec ces faits coïncident, Monsieur le ministre de la
Guerre, les dépenses vraiment extraordinaires qui ont été
faites au Maroc à tous les points de vue. Non seulement
en ce qui touche le ministère de la Guerre, mais aussi tous
les autres ministères, et les dépenses vont continuellement
en augmentant sans que nous voyions nulle part qu'elles
soient rémunératrices, ni maintenant ni pour les généra-
tions futures. On a dépensé, et cela n'a pas été non plus
démenti par vous, pendant sept mois, en dépenses secrètes,
1.900.000 pesetas! Rappelez-vous, Messieurs les députés,
ceux d'entre vous qui l'étiez alors, que lorsqu'on a discuté
le budget actuel à notre arrivée au Maroc, nous parlâmes
à ces bancs-ci et qu'à d'autres bancs, MAI. les députés
qui nous soutenaient parlèrent aussi- et nous nous oppo-
sâmes vivement à ce que l'on votât 500.000 pesetas pour
les dépenses secrètes pendant toute l'année et quelle n'a
pas été notre surprise, en voyant que ce ne sont pas les
500.000 pesetas prévues, mais 1.900.000 qui ont été dé-
pensées en sept mois ! Si l'on considère qu'il manque cinq
mois pour terminer l'année, je n'ai pas besoin de vous dire
que les dépenses extraordinaires secrètes s'élèveront à un
chiffre vraiment fabuleux.
Vous avez vu, Messieurs les députés, que dans l'action
du 29, on n:a atteint aucun des trois objectifs que le haut
commandement avait assignés à cette opération, mais par
contre il n'y a rien moins que onze propositions de récom-
pense. Je ne crois pas qu'il y ait rien de comparable dans
les armées européennes qui tiennent tète à des troupes
parfaitement organisées, sérieuses, puissantes, redou-
tables et à la suite de l'action du 29, dont vous avez vu !e
fâcheux résultat qui est confirmé, puisqu'il n'a pas été dé-
menti par le gouvernement, la proposition de 11 récom-
penses produit comme dernier effet une réponse défavo-
rable, éloquente bien que tacite, à une déclaration que le
chef du parti réformiste a faite avec notre approbation una-
nime, quand il s'est agi un autre jour de la politique de
l'Espagne au Maroc ! Vous vous rappellerez tous, Messieurs
.les députés, qu'alors M. Alvarez demandait comme chose
indispensable, comme chose obligée, une concession de la
part du gouvernement et de toutes les oppositions, en
vertu de laquelle on n'accorderait aucune récompense
tant quel'on n'arriverait pas à un régime plus en harmonie
avec la capacité pour l'Espagne de pénétrer pacifiquement
en Afrique. Depuis que le chef illustre-du parti réformiste
a fait cette déclaration au nom de toutes les gauches, jus-
qu'à ce moment-ci, combien de récompenses n'avez-vous
pas décernées, Messieurs du gouvernement? Où nous mè-
neront ces 11 propositions de récompenses ?
Mais il y a encore quelque chose de plus triste, Monsieur
le ministre de la Guerre, quelque chose que vous auriez
dû démentir, si vous aviez eu les éléments nécessaires
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