Titre : L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc
Auteur : Comité de l'Afrique française. Auteur du texte
Auteur : Comité du Maroc (Paris). Auteur du texte
Éditeur : Comité de l'Afrique française (Paris)
Date d'édition : 1916-01-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32683501s
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 janvier 1916 01 janvier 1916
Description : 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12). 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k98041485
Source : CIRAD, 2017-132476
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/11/2017
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- SOMMAIRE
- Nos 1 et 2
- N° 4
- N° 5
- N° 6
- N° 7
- Nos 8 et 9
- Nos 10 à 12
BULLETIN DU COMITÉ DE L'AFRIQUE FRANÇAISE
gulaire (1), lames avec pointes en bec de perro-
quet, pointes retaillées dans un éclat à torsion,
lames légèrement incurvées avec cortex conservé
en partie, à bords coupants, à talon très épais,
l'extrémité opposée retouchée et arrondie, outil-
lage microlithique taillé dans des lamelles minces
ou de petits éclats, lamelles à dos retaillé; petits
segments à dos retouché et corde coupante, petites
pièces en forme de croc ou d'hameçon, petits éclats
triangulaires, losangiques, discoïdaux, etc.
Le Néolithique récent ou berbère est très abon-
damment représenté à Safsafat. A cette époque
la technique est bien moins habile, bien que la
variété des instruments soit très grande, mais,
précisément en raison de cette grande variété,
les pièces véritablement typiques sont relative-
ment rares. La matière en est mauvaise : le plus
souvent en quartzite grossier, caverneux, ou en
quartzitè à texture rose qui se patine en jaune
ocreux. Ces outils sont solides cependant. On les
trouve à profusion sur certains points. La diffé-
rence est considérable entre cette industrie et
celles des époques précédentes. C'est, du reste,
un fait si remarquable dans la préhistoire du
Nord de l'Afrique et du Sud de l'Espagne qu'on
a pu parler d'hiatus (2) entre le Néolithique ber-
bère et les autres civilisations préhistoriques.
Nous trouvons à Safsafat ce Néolithique récent
à peu près partout, notamment aux stations I, II,
III, VII, au Matrad, à la kasbah M'çaoud (atelier).
Je n'ai trouvé aucune hache polie dans toutes
mes recherches (3). J'ai cependant trouvé en
divers points des instruments présentant des
traces dé polissage ou d'usure. J'ajoute que j'ai
trouvé de nombreuses têtes de flèches à pédon-
cule avec pointe directe ou déviée de l'axe, celles-
ci paraissent avoir été emmanchées de façon
que l'arme agisse latéralement par contusion et
fracture, non par perforation. J'assimilerais vo-
lontiers, comme usage à ces armes, certaines
pièces globulaires et massives, quelquefois dis-
coïdes et munies d'un très court pédoncule. Je
reviendrai, dans une étude plus approfondie, sur
ces pièces fort curieuses et dont j'ai pu suivre
l'évolution sur place.
Au point que je désigne sous le nom de Safsaf-
Ktif, j'ai relevé les traces, très peu importantes,
d'un mur ancien rappelant le type berbère à
deux parements.
Enfin, plusieurs redjem existent dans les envi-
rons de Safsafat, décelant des rites anté -islami-
ques, mais des fouilles seraient nécessaires pou'
s'en assurer. Du reste, les recherches de M. le ca-
pitaine Voinot qui ont porté sur un nombre asse-
considérable de tumuli identiques, des environ,
d'Oudjda, malgré le soin avec lequel elles ont ét-
(1) Comparer : Capitaine PETIT. Noies sur la station de Gou
tilir, in Bulletin de la Société de Géographie d'Oran, 1914 et
- nlanches.
(2) P. PALLAI\Y. Op. cit , p. 51.
(3) Plusieurs haches du type dit « en boudin », ont été trouvées
à Taza, cependant. D'autre part, M. le capitaine de Cardailhac a
découvert uo atelier de haches en pierres polies à Bab-Merzouka.
Il serait extraordinaire que les recherches ultérieures n'en fissent
pas découvrir dans nos stations berbères.
faites, n'ont pas donné de résultats importants (1).
Nous pouvons suivre ainsi d'une façon presque
continue, la fréquentation des mêmes sites à tra-
vers les diverses époques préhistoriques (et sans
doute aussi, protohistoriques). On peut même
suivre ainsi l'évolution sur place de certaines
formes, par exemple les têtes de flèches à pointe
déviée. Cette étude, est, du reste, à reprendre au
point de vue de l'évolution de la technique de
certains types. Mes recherches ont été interrom-
pues par mon départ pour Oudjda. Peut-être plus
tard pourrai-je les reprendre.
Du reste, ces recherches ne peuvent manquer
de s'étendre de plus en plus, perméttant les
comparaisons fructueuses de station à station. Il
sera d'un intérêt considérable de pouvoir ainsi
marquer l'assiette successive du passage et de
l'habitation par les tribus préhistoriques d'une
région qui, à toutes les époques, a été considérée
par les populations africaines, comme le seuil des
terres extrêmes et des greniers d'Occident.
Caporal-fourrier J. BOURRILLY,
* Professeur au Cours secondaire d'Oudjda.
BIBLIOGRAPHIE
Rade d'Agadir, feuille publiée par le Service Hydro-
graphique de la Marine, 1916 ; prix 0 fr. 75.
Le Service Hydrographique de la Marine vient de publier en uns
feuille le plan hydrographique de la grande rade d'Agadir levée
en 1852 par Vincenrlon-Dumoulin et corrigé d'après le plan levé
en 1913 par les officiers du Friant et le plan de la petite rade
d'Agadir levé en 1913 par les officiers du même croiseur.
Caoutchoucs amazoniens et asiatiques, par FÉLIX
RIPEAU; 1 vol. de 120 pages. — Emile Larose, 11, rue
Victor-Cousin.
Cette étude très technique sur l'hevea brasiliensis sera pré-
cieuse pour nos colonies de la côte d'Afrique. M. Em. Perrot qui
lui a donné une intéressante préface observe que, étant donné la
surproduction du caoutchouc, seuls résisteront les pays produc-
teurs où les conditions de croissance des espèces caoutchoutifères
et les conditions de main-d'œuvre permettront l'obtention d'un
caoutchouc d'excellente qualité toujours semblable à lui-même et
à un prix très réduit. C'est donc vers l'amélioration du produit
et la diminution des frais généraux que doivent désormais tendre
les efforts des producteurs.
Les conseils de M. Félix Ripeau seront donc les bienvenus.
Annales du Musée colonial de Marseille, fondées
en 1893 par M. le professeur EDOUARD HECKEL et publiées
sous sa direction; XXIIe année, 3e série, 2e volume
(1914); 1 vol. de 464 pages. — 5, rue Noailles, Marseille.
Ce volume comprend les études suivantes : Badamiers (Termi-
nalia), par M. P. Magenc; Nouvelle contribution à l'étude des
Crassulacées malgaches, par MM. Raymond Ilamft et Perrier de
la Bathie; Etudes biologiques sur les Asclépiadacées de Mada-
gascar, par M. Pierre Choux.
On ne peut qu'exprimer le vœu que la mort si regreltée du pro-
fesseur Heckel n'arrête point la publication de cette intéressante
série d'études scientifiques.
(1) Capitaine L. VOINOT. Les tumun u VUUJ{lii, m Duuenn ae
la Société de Géographie d'Oran, 1910 (2 planches).
Le Gérant :J. LEGRAND.
PARIS. — IMPRIMERIE LEVÉ, RUE CASSETTE, 17.
— 152 —
gulaire (1), lames avec pointes en bec de perro-
quet, pointes retaillées dans un éclat à torsion,
lames légèrement incurvées avec cortex conservé
en partie, à bords coupants, à talon très épais,
l'extrémité opposée retouchée et arrondie, outil-
lage microlithique taillé dans des lamelles minces
ou de petits éclats, lamelles à dos retaillé; petits
segments à dos retouché et corde coupante, petites
pièces en forme de croc ou d'hameçon, petits éclats
triangulaires, losangiques, discoïdaux, etc.
Le Néolithique récent ou berbère est très abon-
damment représenté à Safsafat. A cette époque
la technique est bien moins habile, bien que la
variété des instruments soit très grande, mais,
précisément en raison de cette grande variété,
les pièces véritablement typiques sont relative-
ment rares. La matière en est mauvaise : le plus
souvent en quartzite grossier, caverneux, ou en
quartzitè à texture rose qui se patine en jaune
ocreux. Ces outils sont solides cependant. On les
trouve à profusion sur certains points. La diffé-
rence est considérable entre cette industrie et
celles des époques précédentes. C'est, du reste,
un fait si remarquable dans la préhistoire du
Nord de l'Afrique et du Sud de l'Espagne qu'on
a pu parler d'hiatus (2) entre le Néolithique ber-
bère et les autres civilisations préhistoriques.
Nous trouvons à Safsafat ce Néolithique récent
à peu près partout, notamment aux stations I, II,
III, VII, au Matrad, à la kasbah M'çaoud (atelier).
Je n'ai trouvé aucune hache polie dans toutes
mes recherches (3). J'ai cependant trouvé en
divers points des instruments présentant des
traces dé polissage ou d'usure. J'ajoute que j'ai
trouvé de nombreuses têtes de flèches à pédon-
cule avec pointe directe ou déviée de l'axe, celles-
ci paraissent avoir été emmanchées de façon
que l'arme agisse latéralement par contusion et
fracture, non par perforation. J'assimilerais vo-
lontiers, comme usage à ces armes, certaines
pièces globulaires et massives, quelquefois dis-
coïdes et munies d'un très court pédoncule. Je
reviendrai, dans une étude plus approfondie, sur
ces pièces fort curieuses et dont j'ai pu suivre
l'évolution sur place.
Au point que je désigne sous le nom de Safsaf-
Ktif, j'ai relevé les traces, très peu importantes,
d'un mur ancien rappelant le type berbère à
deux parements.
Enfin, plusieurs redjem existent dans les envi-
rons de Safsafat, décelant des rites anté -islami-
ques, mais des fouilles seraient nécessaires pou'
s'en assurer. Du reste, les recherches de M. le ca-
pitaine Voinot qui ont porté sur un nombre asse-
considérable de tumuli identiques, des environ,
d'Oudjda, malgré le soin avec lequel elles ont ét-
(1) Comparer : Capitaine PETIT. Noies sur la station de Gou
tilir, in Bulletin de la Société de Géographie d'Oran, 1914 et
- nlanches.
(2) P. PALLAI\Y. Op. cit , p. 51.
(3) Plusieurs haches du type dit « en boudin », ont été trouvées
à Taza, cependant. D'autre part, M. le capitaine de Cardailhac a
découvert uo atelier de haches en pierres polies à Bab-Merzouka.
Il serait extraordinaire que les recherches ultérieures n'en fissent
pas découvrir dans nos stations berbères.
faites, n'ont pas donné de résultats importants (1).
Nous pouvons suivre ainsi d'une façon presque
continue, la fréquentation des mêmes sites à tra-
vers les diverses époques préhistoriques (et sans
doute aussi, protohistoriques). On peut même
suivre ainsi l'évolution sur place de certaines
formes, par exemple les têtes de flèches à pointe
déviée. Cette étude, est, du reste, à reprendre au
point de vue de l'évolution de la technique de
certains types. Mes recherches ont été interrom-
pues par mon départ pour Oudjda. Peut-être plus
tard pourrai-je les reprendre.
Du reste, ces recherches ne peuvent manquer
de s'étendre de plus en plus, perméttant les
comparaisons fructueuses de station à station. Il
sera d'un intérêt considérable de pouvoir ainsi
marquer l'assiette successive du passage et de
l'habitation par les tribus préhistoriques d'une
région qui, à toutes les époques, a été considérée
par les populations africaines, comme le seuil des
terres extrêmes et des greniers d'Occident.
Caporal-fourrier J. BOURRILLY,
* Professeur au Cours secondaire d'Oudjda.
BIBLIOGRAPHIE
Rade d'Agadir, feuille publiée par le Service Hydro-
graphique de la Marine, 1916 ; prix 0 fr. 75.
Le Service Hydrographique de la Marine vient de publier en uns
feuille le plan hydrographique de la grande rade d'Agadir levée
en 1852 par Vincenrlon-Dumoulin et corrigé d'après le plan levé
en 1913 par les officiers du Friant et le plan de la petite rade
d'Agadir levé en 1913 par les officiers du même croiseur.
Caoutchoucs amazoniens et asiatiques, par FÉLIX
RIPEAU; 1 vol. de 120 pages. — Emile Larose, 11, rue
Victor-Cousin.
Cette étude très technique sur l'hevea brasiliensis sera pré-
cieuse pour nos colonies de la côte d'Afrique. M. Em. Perrot qui
lui a donné une intéressante préface observe que, étant donné la
surproduction du caoutchouc, seuls résisteront les pays produc-
teurs où les conditions de croissance des espèces caoutchoutifères
et les conditions de main-d'œuvre permettront l'obtention d'un
caoutchouc d'excellente qualité toujours semblable à lui-même et
à un prix très réduit. C'est donc vers l'amélioration du produit
et la diminution des frais généraux que doivent désormais tendre
les efforts des producteurs.
Les conseils de M. Félix Ripeau seront donc les bienvenus.
Annales du Musée colonial de Marseille, fondées
en 1893 par M. le professeur EDOUARD HECKEL et publiées
sous sa direction; XXIIe année, 3e série, 2e volume
(1914); 1 vol. de 464 pages. — 5, rue Noailles, Marseille.
Ce volume comprend les études suivantes : Badamiers (Termi-
nalia), par M. P. Magenc; Nouvelle contribution à l'étude des
Crassulacées malgaches, par MM. Raymond Ilamft et Perrier de
la Bathie; Etudes biologiques sur les Asclépiadacées de Mada-
gascar, par M. Pierre Choux.
On ne peut qu'exprimer le vœu que la mort si regreltée du pro-
fesseur Heckel n'arrête point la publication de cette intéressante
série d'études scientifiques.
(1) Capitaine L. VOINOT. Les tumun u VUUJ{lii, m Duuenn ae
la Société de Géographie d'Oran, 1910 (2 planches).
Le Gérant :J. LEGRAND.
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— 152 —
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