Titre : L'Afrique française : bulletin mensuel du Comité de l'Afrique française et du Comité du Maroc
Auteur : Comité de l'Afrique française. Auteur du texte
Auteur : Comité du Maroc (Paris). Auteur du texte
Éditeur : Comité de l'Afrique française (Paris)
Date d'édition : 1916-01-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32683501s
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 janvier 1916 01 janvier 1916
Description : 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12). 1916/01/01 (N1)-1916/12/31 (N12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k98041485
Source : CIRAD, 2017-132476
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/11/2017
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- SOMMAIRE
- Nos 1 et 2
- N° 4
- N° 5
- N° 6
- N° 7
- Nos 8 et 9
- Nos 10 à 12
mutin uinniin
ET
DOCUMENTS
PUBLIÉS PAR
LE COMITÉ DE L'AFRIQUE FRANÇAISE ET LE COMITE DU MAROC
SOMMAIRE
LE TERRITOIRE MILITAIRE DU TCHAD
EN 1913. — Général L.A.RGEA.U 125
LES POPULATIONS BERBÈRES DU MAROC.
— Capitaine LE GL.&Y 141
RECHERCHES PRÉHISTORIQUES DANS LA
REGION DE SAFSAFAT. - Caporal BOURRILLY... 148
Bibliographie 152
CARTE
Recherches préhistoriques de Safsafat .......... 149
LE
TERRITOIRE MILITAIRE DU TCMD
Eisr isis
RAPPORT DU GÉNÉRAL LARGEAU
Au moment de partir au front où il a trouvé dans la
défense de Verdun une mort glorieuse, le général Lar-
geau avait remis au Comité de l'Afrique française pour
publication dans ce Bulletin, auquel il était si attaché,
des extraits du rapport d'ensemble qu'il avait dressé
au début de 1914 sur la situation du territoire militaire
du Tchad.
Nous apportons aujourd hui ce document comme un
souvenir pieux sur la tombe du général Largeau.
Le rapport d'ensemble sur la situation du terri-
toire militaire du Tchad, à la fin de l'année 1912,
se terminait par la conclusion suivante qui indi-
quait les progrès réalisés dans les diverses bran-
ches de la vie militaire, politique et économique :
Ainsi nous avons assisté, pendant l'année 1912, à une
progression constante dans toutes les branches de l'acti-
vité politique, administrative et économique du territoire.
A l'extérieur, notre puissance est partout reconnue et
respectée. Les Khoans du Borkou engagent avec nous des
pourparlers amicaux. Les tribus réfractaires ou dissi-
dentes du Nord font leur soumission et demandent l'aman.
Le sultan du Darfour montre des dispositions conciliantes;
le sultan du Massalit demande notre protection. Lés
bandes de pillards du Sud-Est se dispersent devant nos
menaces. A l'intérieur les agitateurs sont partout mis à la
raison. Notre domination est affermie jusqu'aux limites
extrêmes qui nous ont été fixées. Nous disposons des
vastes pâturages des régions nord, si nécessaires à l'en-
tretien des chameaux de nos unités méharistes et des éle-
veurs.
Nous englobons dans notre domaine le Tama, le Za-
ghaoua, le Massalit, Ambouze, le Sila, le Rounga.
Le Moyen-Chari a été sinon entièrement soumis, du
moins presque partout pénétré. Nous avons perdu, il est
vrai, les territoires du Mayo-Kebbi et de la rive gauche du
Logone, au moment où ils commençaient à être organisés
et donnaient bon espoir pour l'avenir.
Par contre, nous allons prendre possession du pays
entre le Chari et le Logone ; la partie déjà cédée le 1er oc-
tobre est en train de se repeupler et de s'organiser.
Partout l'Administration est devenue plus régulière et
plus assurée. Le pays est partagé en 8 circonscriptions et
29 subdivisions. Toutes ces divisions consacrent les grou-
pements ethniques et respectent dans la mesure du pos-
sible les affinités de races.
Nous sommes entrés partout en contact immédiat avec les
populations dont beaucoup ont pu être recensées, les
autres moins nombreuses restant soumises sous notre con-
trôle à des chefs indigènes qui nous ont donné des preuves
de loyalisme. Le Baguirmi a reçu un statut respectant à la
fois les engagements passés et les nécessités présentes.
Après la déposition du sultan Acyl, le Ouadaï a été placé
brusquement sous notre administration directe; il est
encore dans la période de tâtonnements ; mais, à l'abri des
rapines des grands dignitaires, il ne tardera pas à s'orga-
niser et à prospérer et les heureux résultats obtenus en
quelques mois en sont un sûr garant.
La sécurité est assurée à peu près partout ; l'indigène
mis en confiance se rapproche de nous et vient nous pré-
senter ses plaintes et ses requêtes.
Ces efforts ont provoqué un nouvel essor de prospérité
générale.
Les pasteurs disposant de vastes pâturages reconstituent
leurs troupeaux, déjà nombreux; l'élevage des jolis che-
vaux du Kanem est en pleine prospérité ; le cultivateur,
certain que ses récoltes ne lui seront plus enlevées par
quelque razzia, commence à étendre ses cultures.
Les commerçants, surtout les colporteurs, n'ayant plus
à craindre les agressions des coupeurs de route, répandent
leurs marchandises dans tout le territoire.
Les transactions se sont multipliées rapidement et ont
été facilitées par l'afflux du numéraire répandu par les
troupes d'occupation ou provenant du salaire des nombreux
ouvriers employés aux travaux- de construction ou de
routes, des transports d'approvisionnement et de matériel'
Supplément à l'Afrique Française de mai 1916.
ET
DOCUMENTS
PUBLIÉS PAR
LE COMITÉ DE L'AFRIQUE FRANÇAISE ET LE COMITE DU MAROC
SOMMAIRE
LE TERRITOIRE MILITAIRE DU TCHAD
EN 1913. — Général L.A.RGEA.U 125
LES POPULATIONS BERBÈRES DU MAROC.
— Capitaine LE GL.&Y 141
RECHERCHES PRÉHISTORIQUES DANS LA
REGION DE SAFSAFAT. - Caporal BOURRILLY... 148
Bibliographie 152
CARTE
Recherches préhistoriques de Safsafat .......... 149
LE
TERRITOIRE MILITAIRE DU TCMD
Eisr isis
RAPPORT DU GÉNÉRAL LARGEAU
Au moment de partir au front où il a trouvé dans la
défense de Verdun une mort glorieuse, le général Lar-
geau avait remis au Comité de l'Afrique française pour
publication dans ce Bulletin, auquel il était si attaché,
des extraits du rapport d'ensemble qu'il avait dressé
au début de 1914 sur la situation du territoire militaire
du Tchad.
Nous apportons aujourd hui ce document comme un
souvenir pieux sur la tombe du général Largeau.
Le rapport d'ensemble sur la situation du terri-
toire militaire du Tchad, à la fin de l'année 1912,
se terminait par la conclusion suivante qui indi-
quait les progrès réalisés dans les diverses bran-
ches de la vie militaire, politique et économique :
Ainsi nous avons assisté, pendant l'année 1912, à une
progression constante dans toutes les branches de l'acti-
vité politique, administrative et économique du territoire.
A l'extérieur, notre puissance est partout reconnue et
respectée. Les Khoans du Borkou engagent avec nous des
pourparlers amicaux. Les tribus réfractaires ou dissi-
dentes du Nord font leur soumission et demandent l'aman.
Le sultan du Darfour montre des dispositions conciliantes;
le sultan du Massalit demande notre protection. Lés
bandes de pillards du Sud-Est se dispersent devant nos
menaces. A l'intérieur les agitateurs sont partout mis à la
raison. Notre domination est affermie jusqu'aux limites
extrêmes qui nous ont été fixées. Nous disposons des
vastes pâturages des régions nord, si nécessaires à l'en-
tretien des chameaux de nos unités méharistes et des éle-
veurs.
Nous englobons dans notre domaine le Tama, le Za-
ghaoua, le Massalit, Ambouze, le Sila, le Rounga.
Le Moyen-Chari a été sinon entièrement soumis, du
moins presque partout pénétré. Nous avons perdu, il est
vrai, les territoires du Mayo-Kebbi et de la rive gauche du
Logone, au moment où ils commençaient à être organisés
et donnaient bon espoir pour l'avenir.
Par contre, nous allons prendre possession du pays
entre le Chari et le Logone ; la partie déjà cédée le 1er oc-
tobre est en train de se repeupler et de s'organiser.
Partout l'Administration est devenue plus régulière et
plus assurée. Le pays est partagé en 8 circonscriptions et
29 subdivisions. Toutes ces divisions consacrent les grou-
pements ethniques et respectent dans la mesure du pos-
sible les affinités de races.
Nous sommes entrés partout en contact immédiat avec les
populations dont beaucoup ont pu être recensées, les
autres moins nombreuses restant soumises sous notre con-
trôle à des chefs indigènes qui nous ont donné des preuves
de loyalisme. Le Baguirmi a reçu un statut respectant à la
fois les engagements passés et les nécessités présentes.
Après la déposition du sultan Acyl, le Ouadaï a été placé
brusquement sous notre administration directe; il est
encore dans la période de tâtonnements ; mais, à l'abri des
rapines des grands dignitaires, il ne tardera pas à s'orga-
niser et à prospérer et les heureux résultats obtenus en
quelques mois en sont un sûr garant.
La sécurité est assurée à peu près partout ; l'indigène
mis en confiance se rapproche de nous et vient nous pré-
senter ses plaintes et ses requêtes.
Ces efforts ont provoqué un nouvel essor de prospérité
générale.
Les pasteurs disposant de vastes pâturages reconstituent
leurs troupeaux, déjà nombreux; l'élevage des jolis che-
vaux du Kanem est en pleine prospérité ; le cultivateur,
certain que ses récoltes ne lui seront plus enlevées par
quelque razzia, commence à étendre ses cultures.
Les commerçants, surtout les colporteurs, n'ayant plus
à craindre les agressions des coupeurs de route, répandent
leurs marchandises dans tout le territoire.
Les transactions se sont multipliées rapidement et ont
été facilitées par l'afflux du numéraire répandu par les
troupes d'occupation ou provenant du salaire des nombreux
ouvriers employés aux travaux- de construction ou de
routes, des transports d'approvisionnement et de matériel'
Supplément à l'Afrique Française de mai 1916.
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