Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-07-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 juillet 1903 20 juillet 1903
Description : 1903/07/20 (A7,N129,T13). 1903/07/20 (A7,N129,T13).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65833811
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/03/2014
54 REVUE DES CULTURES COLONIALES
EXTRACTION DU GLUCOSIDE « DHURRINE »
La plante finement pulvérisée, est épuisée par l'alcool, la solution distillée et
le résidu épuisé par l'eau chaude. La solution aqueuse est additionnée d'acé-
tate de plomb jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité; celui-ci est écarté
par filtration. Le liquide d'un beau jaune est traité par l'hydrogène sulfuré en
excès et le sulfure de plomb enlevé également par fiHration. On fait passer un
courant d'air au travers du liquide pour enlever l'hydrogène sulfuré et la solu-
tion est évaporée dans le vide. Au bout de plusieurs semaines, il se dépose une
substance cristalline dont on peut augmenter la quantité en ajoutant un peu
d'alcool dissolvant le mélange des précipités (sucre et glucoside) dans un peu
d'eau et en faisant évaporer dans le vide. Ce procédé est très lent et les deux
méthodes suivantes ont permis d'obtenir beaucoup plus rapidement le glu-
coside.
Le liquide, après avoir été traité par l'hydrogène sulfuré, est évaporé dans le
vide jusqu'à réduction convenable de volume et la quantité de sucreline libre
déterminée par le réactif de Fehling. On additionne ensuite ce liquide d'un peu
plus de la quantité de phénylhydrazine nécessaire pour convertir le sucre en
ozazone et le mélange est chauffé pendant trente minutes à 100° C, puis filtré, et
secoué avec de l'éther, qui enlève le phénylhydrazine en excès. Le liquide rési-
duel évaporé dans le vide cristallise en cristaux purifiés par recristallisation au
moyen de l'alcool. Cette méthode, par laquelle on trie toujours une certaine
quantité de glucoside, ne peut être employée pour déterminer de faibles quan-
tités de dhurrine.
La seconde méthode, plus précise, consiste dans l'évaporation dans le vide de
l'extrait résultant du traitement par l'acétate de plomb et l'hydrogène sulfuré,
mélangé avec du charbon animal. Après dessiccation, la poudre obtenue est
traitée dans un appareil Soxhlet par de l'éther acétique. Celui-ci enlève petit à
petit le glucoside, laissant les sucres et les matières extractives colorées; par dis-
tillation il reste un sirop qui peut être traité à nouveau par l'éther si on le juge
nécessaire. En général, il cristallise en quelques jours dans le vide au-dessus de
l'acide sulfurique. Les cristaux peuvent subir une nouvelle cristallisation après
dissolution dans l'eau ou l'alcool. La dhurrine cristallise avec l'eau en paillettes
brillantes et avec l'alcool en petits prismes rectangulaires transparents. Son
point de fusion n'est pas exactement déterminé, il brunit vers 100 degrés et se
décompose complètement à 200 degrés. Il est très soluble dans l'alcool à chaud,
l'éther acétique chaud et l'eau bouillante, se recristallisant à froid. Les solutions
aqueuses de dextrine empêchant la cristallisation, ce qui permet de comprendre
les difficultés de la séparation de ce corps.
Chauffé.pendant quelque temps, il perd de l'eau de cristallisation, mais on ne
peut se rendre compte de la quantité d'eau, car vers 100 degrés il commence à se
décomposer.
Des analyses centésimales faites par l'auteur, on peut conclure que la compo-
sition peut être représentée par la formule Cu H'7 07N, mais par cristallisation
dans l'eau ou l'alcool les cristaux contiennent des éléments de ces dissolvants.
Pour rappeler l'origine des glucosides nous proposons le nom de « dhurrine ».
Action des acides sur la dhurrine. — Formation d'acide cyanhydrique, etc.
- Une solution aqueuse de dhurrine chauffée au bain-marie, avec de l'acide
chlorhydrique abandonne presque immédiatement l'acide cyanhydrique si on
EXTRACTION DU GLUCOSIDE « DHURRINE »
La plante finement pulvérisée, est épuisée par l'alcool, la solution distillée et
le résidu épuisé par l'eau chaude. La solution aqueuse est additionnée d'acé-
tate de plomb jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité; celui-ci est écarté
par filtration. Le liquide d'un beau jaune est traité par l'hydrogène sulfuré en
excès et le sulfure de plomb enlevé également par fiHration. On fait passer un
courant d'air au travers du liquide pour enlever l'hydrogène sulfuré et la solu-
tion est évaporée dans le vide. Au bout de plusieurs semaines, il se dépose une
substance cristalline dont on peut augmenter la quantité en ajoutant un peu
d'alcool dissolvant le mélange des précipités (sucre et glucoside) dans un peu
d'eau et en faisant évaporer dans le vide. Ce procédé est très lent et les deux
méthodes suivantes ont permis d'obtenir beaucoup plus rapidement le glu-
coside.
Le liquide, après avoir été traité par l'hydrogène sulfuré, est évaporé dans le
vide jusqu'à réduction convenable de volume et la quantité de sucreline libre
déterminée par le réactif de Fehling. On additionne ensuite ce liquide d'un peu
plus de la quantité de phénylhydrazine nécessaire pour convertir le sucre en
ozazone et le mélange est chauffé pendant trente minutes à 100° C, puis filtré, et
secoué avec de l'éther, qui enlève le phénylhydrazine en excès. Le liquide rési-
duel évaporé dans le vide cristallise en cristaux purifiés par recristallisation au
moyen de l'alcool. Cette méthode, par laquelle on trie toujours une certaine
quantité de glucoside, ne peut être employée pour déterminer de faibles quan-
tités de dhurrine.
La seconde méthode, plus précise, consiste dans l'évaporation dans le vide de
l'extrait résultant du traitement par l'acétate de plomb et l'hydrogène sulfuré,
mélangé avec du charbon animal. Après dessiccation, la poudre obtenue est
traitée dans un appareil Soxhlet par de l'éther acétique. Celui-ci enlève petit à
petit le glucoside, laissant les sucres et les matières extractives colorées; par dis-
tillation il reste un sirop qui peut être traité à nouveau par l'éther si on le juge
nécessaire. En général, il cristallise en quelques jours dans le vide au-dessus de
l'acide sulfurique. Les cristaux peuvent subir une nouvelle cristallisation après
dissolution dans l'eau ou l'alcool. La dhurrine cristallise avec l'eau en paillettes
brillantes et avec l'alcool en petits prismes rectangulaires transparents. Son
point de fusion n'est pas exactement déterminé, il brunit vers 100 degrés et se
décompose complètement à 200 degrés. Il est très soluble dans l'alcool à chaud,
l'éther acétique chaud et l'eau bouillante, se recristallisant à froid. Les solutions
aqueuses de dextrine empêchant la cristallisation, ce qui permet de comprendre
les difficultés de la séparation de ce corps.
Chauffé.pendant quelque temps, il perd de l'eau de cristallisation, mais on ne
peut se rendre compte de la quantité d'eau, car vers 100 degrés il commence à se
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sition peut être représentée par la formule Cu H'7 07N, mais par cristallisation
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