Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-07-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 juillet 1903 20 juillet 1903
Description : 1903/07/20 (A7,N129,T13). 1903/07/20 (A7,N129,T13).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65833811
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/03/2014
VARIÉTÉS 51
occidentales et dans d'autres ouvrages des notices sur l'effet pernicieux et même
fatal de ce fourrage, surtout quand il est jeune.
Les causes de ces résultats sont cependant un peu vagues et contradictoires.
On a donné une certaine attention à la question dans une publication du dépar-
tement de l'agriculture des États-Unis, publiée en 1899. « Sorghum as a forage
crop », Farmers Bulletin, n° 50, p. 17 et 18.
L'effet pernicieux produit sur le bétail par la seconde poussée de Sorgho semble
avoir été produit, parce qu'on a laissé des animaux affamés arriver sur les champs
et se gorger d'aliments; cet effet se produit presque toujours quand des animaux
à demi morts de faim sont nourris par un fourrage nourrissant qu'il soit de la
première ou de la seconde récolte. Dans les cas relevés dans les Indes et dans les
Élats-Unis, la mort provenait d'un excès de nourriture et de la quantité de gaz
qui se développe en général dans ce cas dans la panse.
Dans certains cas, la mort était survenue très peu de temps après ingestion de
la plante, et on a supposé qu'une substance toxique se développe dans la plante
et détermine la mort subite dans les Indes; il paraîtrait que, par une période de
sécheresse extrême, le « Johnson grass » (Sorghum halepense) contiendrait une
quantité de nitrate de potasse suffisante pour amener la mort des animaux qui
en absorberaient une grande quantité. Cette action se produirait surtout quand
la sécheresse est suivie d'une courte période de pluies excessives.
Il y a eu dans le Kansas différents cas suivis du décès des animaux où, dans les
mêmes conditions, le blé indien a développé la même substance et dans certains
cas la mort a été subite.
Du nitrate de potasse se développe peut-être dans le Sorgho et pourrait pro-
duire ces dégâts. Il est à remarquer que les accidents relatés dans l'Inde et au
Kansas ont suivi des périodes de sécheresse très fortes et s'étaient produites dans
des localités où le terrain paraissait être riche en azote et en potasse.
La question a été étudiée soigneusement dans le département technique de
l'Institut impérial de Londres, par M. le professeur W. R. Dunstan, F. R. S, et
par le Dr T. A. Henry. Leur travail a été publié en annexe par la Société Royale.
sous le titre : « Cyanogenesis in Plants », part. II. The Great Millet (Sorgumvul-
gare). Philosophical Transactions, série A, vol. 199, p. 399 à 410.
Des extraits du travail de M. Dunstan permettent de renseigner nos lecteurs :
« Dans une note précédente, la première communication que nous ayons faite
sur le sujet (PMI. Trans. B., vol. 194, 1901, p. 515), nous avons démontré que les
effets nuisibles produits par les jeunes plantes de Lotus arabiclls sont dus à l'acide
prussique qui n'est pas à l'état stable dans la plante, mais ce développe par
l'action hydrolytique d'une enzyme, « lotasse » sur un glucoside « lulosine ».
Nous avons récemment examiné un grand nombre de plantes qui paraissent
dans certains cas, avoir des propriété toxiques et dans d'autres circonstances
être inoffensives et avoir même une certaine valeur comme plante fourragère,
avec l'idée de déterminer jusqu'à quel point elles contiennent des glucosides
fournissant de l'acide prussique.
« Parmi les premières plantes que nous avons examinées se trouvait le Sor-
ghum vulgare, plante très cultivée dans les régions tropicales pour sa graine nutri-
tive et qui dans certains districts de l'Inde est la nourriture principale connue
par les indigènes sous le nom de « Juar ». Dans les Indes occidentales, c'est la
même plante qui fournit « le Guinea corn » et dans l'Afrique du Sud, le « Kaffir
corn ».
occidentales et dans d'autres ouvrages des notices sur l'effet pernicieux et même
fatal de ce fourrage, surtout quand il est jeune.
Les causes de ces résultats sont cependant un peu vagues et contradictoires.
On a donné une certaine attention à la question dans une publication du dépar-
tement de l'agriculture des États-Unis, publiée en 1899. « Sorghum as a forage
crop », Farmers Bulletin, n° 50, p. 17 et 18.
L'effet pernicieux produit sur le bétail par la seconde poussée de Sorgho semble
avoir été produit, parce qu'on a laissé des animaux affamés arriver sur les champs
et se gorger d'aliments; cet effet se produit presque toujours quand des animaux
à demi morts de faim sont nourris par un fourrage nourrissant qu'il soit de la
première ou de la seconde récolte. Dans les cas relevés dans les Indes et dans les
Élats-Unis, la mort provenait d'un excès de nourriture et de la quantité de gaz
qui se développe en général dans ce cas dans la panse.
Dans certains cas, la mort était survenue très peu de temps après ingestion de
la plante, et on a supposé qu'une substance toxique se développe dans la plante
et détermine la mort subite dans les Indes; il paraîtrait que, par une période de
sécheresse extrême, le « Johnson grass » (Sorghum halepense) contiendrait une
quantité de nitrate de potasse suffisante pour amener la mort des animaux qui
en absorberaient une grande quantité. Cette action se produirait surtout quand
la sécheresse est suivie d'une courte période de pluies excessives.
Il y a eu dans le Kansas différents cas suivis du décès des animaux où, dans les
mêmes conditions, le blé indien a développé la même substance et dans certains
cas la mort a été subite.
Du nitrate de potasse se développe peut-être dans le Sorgho et pourrait pro-
duire ces dégâts. Il est à remarquer que les accidents relatés dans l'Inde et au
Kansas ont suivi des périodes de sécheresse très fortes et s'étaient produites dans
des localités où le terrain paraissait être riche en azote et en potasse.
La question a été étudiée soigneusement dans le département technique de
l'Institut impérial de Londres, par M. le professeur W. R. Dunstan, F. R. S, et
par le Dr T. A. Henry. Leur travail a été publié en annexe par la Société Royale.
sous le titre : « Cyanogenesis in Plants », part. II. The Great Millet (Sorgumvul-
gare). Philosophical Transactions, série A, vol. 199, p. 399 à 410.
Des extraits du travail de M. Dunstan permettent de renseigner nos lecteurs :
« Dans une note précédente, la première communication que nous ayons faite
sur le sujet (PMI. Trans. B., vol. 194, 1901, p. 515), nous avons démontré que les
effets nuisibles produits par les jeunes plantes de Lotus arabiclls sont dus à l'acide
prussique qui n'est pas à l'état stable dans la plante, mais ce développe par
l'action hydrolytique d'une enzyme, « lotasse » sur un glucoside « lulosine ».
Nous avons récemment examiné un grand nombre de plantes qui paraissent
dans certains cas, avoir des propriété toxiques et dans d'autres circonstances
être inoffensives et avoir même une certaine valeur comme plante fourragère,
avec l'idée de déterminer jusqu'à quel point elles contiennent des glucosides
fournissant de l'acide prussique.
« Parmi les premières plantes que nous avons examinées se trouvait le Sor-
ghum vulgare, plante très cultivée dans les régions tropicales pour sa graine nutri-
tive et qui dans certains districts de l'Inde est la nourriture principale connue
par les indigènes sous le nom de « Juar ». Dans les Indes occidentales, c'est la
même plante qui fournit « le Guinea corn » et dans l'Afrique du Sud, le « Kaffir
corn ».
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