Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-06-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 juin 1903 05 juin 1903
Description : 1903/06/05 (A7,N126,T12). 1903/06/05 (A7,N126,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6583378j
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/03/2014
342
REVUE DES CULTURES COLONIALES
plus ou moins tordus. Les rameaux âgés forment plus difficilement des racines
et. quand celles-ci se sont développées, il est plus difficile, après la séparation du
pied-mère, de faire croître les marcottes et d'en obtenir une plante de belle
venue. Si par contre on prend des rameaux de bonne croissance et dressés, mais
déjà ligneux, on trouvera les avantages : ils prendront plus vite racine; ils réus-
siront mieux après la plantation ; se développeront régulièrement en prenant
une bonne forme. On peut, il est vrai, dans certains cas, obtenir des fruits un an
plus tôt avec des marcottes de vieilles branches, mais cet avantage ne peut pas
contre-balancer ceux des marcottes faites avec de jeunes branches.
Il faut également encore faire attention à une autre circonstance : une plante
donne souvent des rameaux de valeur inégale au point de vue de la valeur des
fruits; il y aura naturellement avantage de marcotter les branches qui donnent
les meilleurs fruits.
La multiplication des arbres fruitiers par marcottes se fait dans deux buts : le
plus important est d'obtenir des plantes qui produisent des fruits analogues à
ceux de la plante même. Cette certitude ne peut être obtenue avec des plantes de
semis. Par le bouturage on n'obtient que de petites plantules, qui ne sont pas à
comparer avec les sujets obtenus par le marcottage; par le greffage nous n'obte-
nons ici que des résultats médiocres, aussi on n'a pas à hésiter dans le choix, le
marcottage est à choisir. Le second but que l'on obtient par cette dernière
méthode est la formation d'arbres fruitiers qui se développent moins vigoureu-
sement, possèdent un système radiculaire totalement difféi-ent- de ceux obtenus
par semis, restent plus petits et donnent beaucoup plus rapidement des fruits.
Grâce à cette méthode, il est donc possible de planter beaucoup plus d'arbres sur
une petite superficie. Naturellement, du fait que le plant issu d'une marcotte est
moins fort et moins développé, il en résulte qu'il n'atteint pas, les conditions
extérieures restant égales, le même âge qu'un plant de semis.
Les plantes qui doivent être reproduites par marcottage pour conserver leurs
caractères sont en première ligne : les Djeroek ou Gitrus, les Ramboetan ou
Nephelium mutabile et lappaceum, le Sawoe manila ou Achras Sapota, qui, repro-
duits par graines, donnent des pieds dont la valeur fructifère estperdue. D'autres
espèces, tels les manguiers, conservent, lorsqu'elles sont reproduites par
graines, leurs propriétés.
Le temps exigé pour l'obtention de marcottes enracinées varie beaucoup,
comme nous l'avons déjà dit. Un rosier peut donner pendant la mousson d'ouest
une marcolte au bout de quatorze jours, un Nephelium exige environ deux mois,
l'Achras Sapota six à huit mois et des Gitrus parfois plus d'un an.
Certaines marcottes ne peuvent pas être séparées de la plante mère quand
quelques racines se sont développées; il faut attendre, par exemple pour le
Nephelium, que le développement des racines soit important. Ces dernières
plantes se reproduisent beaucoup plus facilement de graines que de marcottes,
mais par cette dernière méthode seule on peut être assuré de reproduire la
variété.
Chez les plantes dont les marcottes reprennent difficilement quand elles sont
séparées de la plante mère, il est à conseiller de faire cette séparation petit à
petit : on habitue ainsi la marcotte à se nourrir elle-même.
Une marcotte récemment enlevée ne peut être immédiatement transplantée au
soleil, il vaut mieux la mettre en pot au début et la placer à l'ombre jusqu'à ce
qu'elle ait bien repris. Les racines de la plante qui vient d'être coupée ne sont
REVUE DES CULTURES COLONIALES
plus ou moins tordus. Les rameaux âgés forment plus difficilement des racines
et. quand celles-ci se sont développées, il est plus difficile, après la séparation du
pied-mère, de faire croître les marcottes et d'en obtenir une plante de belle
venue. Si par contre on prend des rameaux de bonne croissance et dressés, mais
déjà ligneux, on trouvera les avantages : ils prendront plus vite racine; ils réus-
siront mieux après la plantation ; se développeront régulièrement en prenant
une bonne forme. On peut, il est vrai, dans certains cas, obtenir des fruits un an
plus tôt avec des marcottes de vieilles branches, mais cet avantage ne peut pas
contre-balancer ceux des marcottes faites avec de jeunes branches.
Il faut également encore faire attention à une autre circonstance : une plante
donne souvent des rameaux de valeur inégale au point de vue de la valeur des
fruits; il y aura naturellement avantage de marcotter les branches qui donnent
les meilleurs fruits.
La multiplication des arbres fruitiers par marcottes se fait dans deux buts : le
plus important est d'obtenir des plantes qui produisent des fruits analogues à
ceux de la plante même. Cette certitude ne peut être obtenue avec des plantes de
semis. Par le bouturage on n'obtient que de petites plantules, qui ne sont pas à
comparer avec les sujets obtenus par le marcottage; par le greffage nous n'obte-
nons ici que des résultats médiocres, aussi on n'a pas à hésiter dans le choix, le
marcottage est à choisir. Le second but que l'on obtient par cette dernière
méthode est la formation d'arbres fruitiers qui se développent moins vigoureu-
sement, possèdent un système radiculaire totalement difféi-ent- de ceux obtenus
par semis, restent plus petits et donnent beaucoup plus rapidement des fruits.
Grâce à cette méthode, il est donc possible de planter beaucoup plus d'arbres sur
une petite superficie. Naturellement, du fait que le plant issu d'une marcotte est
moins fort et moins développé, il en résulte qu'il n'atteint pas, les conditions
extérieures restant égales, le même âge qu'un plant de semis.
Les plantes qui doivent être reproduites par marcottage pour conserver leurs
caractères sont en première ligne : les Djeroek ou Gitrus, les Ramboetan ou
Nephelium mutabile et lappaceum, le Sawoe manila ou Achras Sapota, qui, repro-
duits par graines, donnent des pieds dont la valeur fructifère estperdue. D'autres
espèces, tels les manguiers, conservent, lorsqu'elles sont reproduites par
graines, leurs propriétés.
Le temps exigé pour l'obtention de marcottes enracinées varie beaucoup,
comme nous l'avons déjà dit. Un rosier peut donner pendant la mousson d'ouest
une marcolte au bout de quatorze jours, un Nephelium exige environ deux mois,
l'Achras Sapota six à huit mois et des Gitrus parfois plus d'un an.
Certaines marcottes ne peuvent pas être séparées de la plante mère quand
quelques racines se sont développées; il faut attendre, par exemple pour le
Nephelium, que le développement des racines soit important. Ces dernières
plantes se reproduisent beaucoup plus facilement de graines que de marcottes,
mais par cette dernière méthode seule on peut être assuré de reproduire la
variété.
Chez les plantes dont les marcottes reprennent difficilement quand elles sont
séparées de la plante mère, il est à conseiller de faire cette séparation petit à
petit : on habitue ainsi la marcotte à se nourrir elle-même.
Une marcotte récemment enlevée ne peut être immédiatement transplantée au
soleil, il vaut mieux la mettre en pot au début et la placer à l'ombre jusqu'à ce
qu'elle ait bien repris. Les racines de la plante qui vient d'être coupée ne sont
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 22/32
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6583378j/f22.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6583378j/f22.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6583378j/f22.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6583378j
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6583378j
Facebook
Twitter