Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-05-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 mai 1903 20 mai 1903
Description : 1903/05/20 (A7,N123,T12). 1903/05/20 (A7,N123,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65833774
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/03/2014
VARIÉTÉS 301
été sensiblement réduits pour les matières sortantes classées à cet effet en trois
catégories.
Une première solution consisterait à appliquer au coton les tarifs de la 3" caté-
gorie ce qui donnerait le taux de 9 à 10 centimes par tonne kilométrique, soit
52 francs environ de Koulikoro à Kayes. Une seconde solution serait la passation
d'un contrat avec la Compagnie fermière du chemin de fer au taux de 7 à 8 cen-
times par tonne kilométrique, soit 40 ou 35 francs de Koulikoro à Kayes. Il est
probable que ce conlrat entraînerait l'allocation d'une subvention de la Colonie
à la Compagnie fermière, mais les finances de l'Afrique occidentale suppor-
teraient aisément cette dépense et la couvriraient sans difficulté, grâce au cou-
rant commercial que le nouvel état de choses créerait dans la colonie en dehors
de l'industrie cotonnière, car la première chose à faire c'est de ne pas tuer le
poulet dans l'œuf, c'est d'éviter le plus possible les droits de douane et d'alléger
les frais de transport, c'est de dégrever totalement le coton à la sortie de la
Colonie. Quant au fret, par la voie du Sénégal jusqu'en France, il s'élève à 40 ou
50 francs par tonne environ.
Il en résulte que, depuis le point moyen du Niger jusqu'au Havre, par exemple,
les frais de transport s'élèveront à :
Transport fluvial Niger. 22 fr.
railway Koulikoro-Kayet-. 45 » environ
viâ Sénégal vers France. 45 »
Total. 112 fr. environ
Mais, comme nous l'avons dit précédemment, il faut bien remarquer que ces
tarifs doivent s'abaisser à mesure que la production cotonnière grandira.
IV
LE COTON DU SOUDAN PEUT-IL SUPPORTER LES FRAIS DE TRANSPORT?
Je dirai fermement oui, et cela ne fait aucun doute.
J'ai montré précédemment que le Sénégalais est un travailleur dont le com-
merce habituel nécessite un doigté spécial de la part du colon, et cependant ses
tendances originelles ne l'ont pas empêché d'être un remarquable producteur
d'arachides, et cela dans d'excellentes conditions. Il n'y a pas vingt ans, le
Sénégal produisait à grand'peine quelques centaines de tonnes d'arachides ;
aujourd'hui, la demande ayant multiplié l'offre, on est arrivé aux environs de
150.000 tonnes.
Ajoutons que le travailleur soudanais est capable [du même rendement, qu'il
est plus facile, moins exigeant, qu'il produit à meilleur compte, et nous serons
déjà tant soit peu rassurés.
En 1899, le général de Trentinian, qui témoigna tant d'intérêt et de capable
sollicitude à l'industrie cotonnière, fit acheter du coton qui, non égrené, revint à
10 centimes le kilogramme, et l'indigène ne se plaignit aucunement de ce tarif,
(1) Extrait de 1 arrêté. 3e catégorie (marchandises, arachides, riz, maïs, patates, bambous, mil,
sel, chaux, ciment, etc., etc.) :
Jusqu à CiO kilomètres de parcours 0 fr. 30 la tonne kilométrique;
De 150 à 350 - 0 20 -
De 350 kilomètres et au delà 0 10
été sensiblement réduits pour les matières sortantes classées à cet effet en trois
catégories.
Une première solution consisterait à appliquer au coton les tarifs de la 3" caté-
gorie ce qui donnerait le taux de 9 à 10 centimes par tonne kilométrique, soit
52 francs environ de Koulikoro à Kayes. Une seconde solution serait la passation
d'un contrat avec la Compagnie fermière du chemin de fer au taux de 7 à 8 cen-
times par tonne kilométrique, soit 40 ou 35 francs de Koulikoro à Kayes. Il est
probable que ce conlrat entraînerait l'allocation d'une subvention de la Colonie
à la Compagnie fermière, mais les finances de l'Afrique occidentale suppor-
teraient aisément cette dépense et la couvriraient sans difficulté, grâce au cou-
rant commercial que le nouvel état de choses créerait dans la colonie en dehors
de l'industrie cotonnière, car la première chose à faire c'est de ne pas tuer le
poulet dans l'œuf, c'est d'éviter le plus possible les droits de douane et d'alléger
les frais de transport, c'est de dégrever totalement le coton à la sortie de la
Colonie. Quant au fret, par la voie du Sénégal jusqu'en France, il s'élève à 40 ou
50 francs par tonne environ.
Il en résulte que, depuis le point moyen du Niger jusqu'au Havre, par exemple,
les frais de transport s'élèveront à :
Transport fluvial Niger. 22 fr.
railway Koulikoro-Kayet-. 45 » environ
viâ Sénégal vers France. 45 »
Total. 112 fr. environ
Mais, comme nous l'avons dit précédemment, il faut bien remarquer que ces
tarifs doivent s'abaisser à mesure que la production cotonnière grandira.
IV
LE COTON DU SOUDAN PEUT-IL SUPPORTER LES FRAIS DE TRANSPORT?
Je dirai fermement oui, et cela ne fait aucun doute.
J'ai montré précédemment que le Sénégalais est un travailleur dont le com-
merce habituel nécessite un doigté spécial de la part du colon, et cependant ses
tendances originelles ne l'ont pas empêché d'être un remarquable producteur
d'arachides, et cela dans d'excellentes conditions. Il n'y a pas vingt ans, le
Sénégal produisait à grand'peine quelques centaines de tonnes d'arachides ;
aujourd'hui, la demande ayant multiplié l'offre, on est arrivé aux environs de
150.000 tonnes.
Ajoutons que le travailleur soudanais est capable [du même rendement, qu'il
est plus facile, moins exigeant, qu'il produit à meilleur compte, et nous serons
déjà tant soit peu rassurés.
En 1899, le général de Trentinian, qui témoigna tant d'intérêt et de capable
sollicitude à l'industrie cotonnière, fit acheter du coton qui, non égrené, revint à
10 centimes le kilogramme, et l'indigène ne se plaignit aucunement de ce tarif,
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sel, chaux, ciment, etc., etc.) :
Jusqu à CiO kilomètres de parcours 0 fr. 30 la tonne kilométrique;
De 150 à 350 - 0 20 -
De 350 kilomètres et au delà 0 10
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