Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-05-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 mai 1903 20 mai 1903
Description : 1903/05/20 (A7,N123,T12). 1903/05/20 (A7,N123,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65833774
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/03/2014
298 REVUE DES CULTURES COLONIALES
tations, on peut conseiller l'emploi de wagonnets de 4 mètres de long et 2 mètres
de large, courant sur rails (1).
Le premier jour je laisse les graines au soleil pendant quatre heures, pour
éviter le durcissement trop considérable de leurs enveloppes qui éclatent plus
tard.
La dessiccation du cacao par les méthodes artificielles est un mal nécessaire
et l'on doit considérer cette installation comme une aide très efficace pour con-
server le cacao pendant les périodes humides.
Comme le fait remarquer avec raison M. le Dr Preuss dans son Expédition
nach Central und Sud Amerika, il ne faut pas dans la construction d'un séchoir
à cacao considérer une forte chaleur, mais bien un air sec et chaud. Cependant
les ventilateurs que l'on avait cru pouvoir employer pour enlever la vapeur d'eau
sont à déconseiller, parce qu'ils refroidissent trop le cacao, mais il faut arriver
à installer dans la toiture des ouvertures suffisantes pour laisser échapper faci-
lement l'air saturé d'humidité. Les appareils Dorr, dans lesquels le cacao est
séché au moyen d'air chaud qui y est amené, ne sont pas pratiques; dans certaines
régions à cacao de l'Amérique, on fait aussi usage de tambours en fer perforés
dans lesquels on fait passer de l'air chaud. Ce système est aussi à déconseiller,
tous deux d'ailleurs ont été destinés à l'origine au café.
Le système Huizer, bien qu'assez pratique, est trop compliqué et trop cher.
Ce système consiste en un parquet pivotant au-dessus duquel des râteaux retour-
nent constamment les graines en dessiccation; l'air chaud est amené par un
calorifère, des ventilateurs enlèvent l'air saturé d'humidité; ce système permet
de dessécher 56 piculs en cinquante heures. Le système van Maanen est moins
compliqué que le précédent : sous le parquet-séchoir se trouvent disposés des
tuyaux en fer et à l'une des extrémités se trouve le foyer qui chauffe ces tuyaux,
à l'autre la cheminée. Ce système a aussi l'inconvénient de chauffer trop; si
la température est en dessous de 60 degrés Celsius, le cacao ne sèche pas assez
vite; si on monte la température plus haut, le cacao devient trop dur. Ces divers
systèmes sont spécialement construits pour le café, pour lequel ils convien-
nent très bien.
Je décrirai encore deux séchoirs construits plus spécialement pour le cacao et
qui sont non seulement bon marché, mais encore très pratiques, et dans lesquels
il est tenu compte de tous les desiderata d'un bon séchage de cacao.
La première de ces installations qui existe à Djatie Roenggo,et qui a été cons-
truite par MM. Mac Gilavry, se compose d'un bâtiment qui mesure 14m40 de
long et 17m70 de large à l'intérieur et divisé en 8 chambres disposées par 4 de
chaque côté d'un couloir. Ces chambres mesurent chacune 7 mètres X 3m45.
Au dessus de ces chambres et du couloir, à une hauteur de 2 mètres,se trouve le
séchoir qui a donc 17,70 X 14,40 = 254,88 m*. Au moyen de dispositifs spé-
ciaux, la chaleur est répartie dans ces chambres et monte au travers d'un plafond
perforé, jusqu'au séchoir supérieur sur lequel se trouve étalé le cacao. La tem-
pérature varie entre 38 et 49 degrés Celsius sur ce séchoir. M. Mac Gilavry n'a
pu me fournir les renseignements sur la capacité de son installation, car il n'avait
pas encore commencé le séchage. Cette installation a coûté 8.000 florins. Il faudra
naturellement avoir soin, avant de mettre le cacao à sécher sur le parquet en
fer, d'étaler des nattes en bambou, car l'oxydation du fer tacherait les graines
(t) L'auteur donne un plan de cette installation.
tations, on peut conseiller l'emploi de wagonnets de 4 mètres de long et 2 mètres
de large, courant sur rails (1).
Le premier jour je laisse les graines au soleil pendant quatre heures, pour
éviter le durcissement trop considérable de leurs enveloppes qui éclatent plus
tard.
La dessiccation du cacao par les méthodes artificielles est un mal nécessaire
et l'on doit considérer cette installation comme une aide très efficace pour con-
server le cacao pendant les périodes humides.
Comme le fait remarquer avec raison M. le Dr Preuss dans son Expédition
nach Central und Sud Amerika, il ne faut pas dans la construction d'un séchoir
à cacao considérer une forte chaleur, mais bien un air sec et chaud. Cependant
les ventilateurs que l'on avait cru pouvoir employer pour enlever la vapeur d'eau
sont à déconseiller, parce qu'ils refroidissent trop le cacao, mais il faut arriver
à installer dans la toiture des ouvertures suffisantes pour laisser échapper faci-
lement l'air saturé d'humidité. Les appareils Dorr, dans lesquels le cacao est
séché au moyen d'air chaud qui y est amené, ne sont pas pratiques; dans certaines
régions à cacao de l'Amérique, on fait aussi usage de tambours en fer perforés
dans lesquels on fait passer de l'air chaud. Ce système est aussi à déconseiller,
tous deux d'ailleurs ont été destinés à l'origine au café.
Le système Huizer, bien qu'assez pratique, est trop compliqué et trop cher.
Ce système consiste en un parquet pivotant au-dessus duquel des râteaux retour-
nent constamment les graines en dessiccation; l'air chaud est amené par un
calorifère, des ventilateurs enlèvent l'air saturé d'humidité; ce système permet
de dessécher 56 piculs en cinquante heures. Le système van Maanen est moins
compliqué que le précédent : sous le parquet-séchoir se trouvent disposés des
tuyaux en fer et à l'une des extrémités se trouve le foyer qui chauffe ces tuyaux,
à l'autre la cheminée. Ce système a aussi l'inconvénient de chauffer trop; si
la température est en dessous de 60 degrés Celsius, le cacao ne sèche pas assez
vite; si on monte la température plus haut, le cacao devient trop dur. Ces divers
systèmes sont spécialement construits pour le café, pour lequel ils convien-
nent très bien.
Je décrirai encore deux séchoirs construits plus spécialement pour le cacao et
qui sont non seulement bon marché, mais encore très pratiques, et dans lesquels
il est tenu compte de tous les desiderata d'un bon séchage de cacao.
La première de ces installations qui existe à Djatie Roenggo,et qui a été cons-
truite par MM. Mac Gilavry, se compose d'un bâtiment qui mesure 14m40 de
long et 17m70 de large à l'intérieur et divisé en 8 chambres disposées par 4 de
chaque côté d'un couloir. Ces chambres mesurent chacune 7 mètres X 3m45.
Au dessus de ces chambres et du couloir, à une hauteur de 2 mètres,se trouve le
séchoir qui a donc 17,70 X 14,40 = 254,88 m*. Au moyen de dispositifs spé-
ciaux, la chaleur est répartie dans ces chambres et monte au travers d'un plafond
perforé, jusqu'au séchoir supérieur sur lequel se trouve étalé le cacao. La tem-
pérature varie entre 38 et 49 degrés Celsius sur ce séchoir. M. Mac Gilavry n'a
pu me fournir les renseignements sur la capacité de son installation, car il n'avait
pas encore commencé le séchage. Cette installation a coûté 8.000 florins. Il faudra
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