Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1903-01-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 janvier 1903 20 janvier 1903
Description : 1903/01/20 (A7,N117,T12). 1903/01/20 (A7,N117,T12).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6583369k
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/03/2014
L'OLIVIER 45
vante, à quelques centimètres au-dessous de la greffe avortée et du côté opposé,
Il est indispensable de tuteurer la greffe dès qu'elle a 15 a 20 centimètres. On
évite ainsi les dégâts causés par le vent.
Il faut enfin bien se garder de vouloir monter trop vite la tige ainsi obtenue
qui aurait beaucoup de mal à supporter une tête bien fournie. C'est pour ce
motif que je conseille de mettre les plants à une aussi grande distance dans la
pépinière. J'ajouterai qu'il ne faut supprimer aucune tige sur les greffes la pre-
mière année. Il y a tout au plus lieu de pincer les brins qui s'emportent et qui
nuiraient ainsi à la bonne formation de l'arbre. Dès la deuxième année, on peut
commencer à couper les branches latérales, mais à 15 ou 20 centimètres du tronc
pour qu'elles aident à l'accroissement du diamètre de ce dernier par l'appel de
sève qu'elles continuent à faire. L'on doit du reste laisser ces branchettes du
haut en bas du tronc, mais en ayant soin de les pincer régulièrement pour les
empêcher de trop se développer jusqu'à ce que l'arbre soit bien formé; on les
supprime alors très ras du tronc pour que les plaies se cicatrisent bien et pour
que l'écorce du tronc s'habitue au hâle et au soleil avant la transplantation défi-
nitive.
Multiplication par éclats.
La méthode de multiplication par éclats a, comme le procédé par bouture,
l'avantage d'éviter le greffage des sujets lorsque ces éclats sont pris sur des
troncs ou au-dessus de la greffe, mais elle offre par contre certains inconvénients
sur lesquels il est bon d'attirer l'attention des agriculteurs. Ce procédé consiste à
enlever,sur le tronc des vieux oliviers, des_Dxcroissances ou loupes qui s'y déve-
loppent. Il est évident que les blessures que l'on fait ainsi aux arbres mères leur
sont nuisibles, si elles sont répétées. D'un autre côté, le nombre d'éclats ainsi
obtenu est toujours assez restreint.
Le sujet jeune enfin est beaucoup plus exposé à la carie et d'une durée certai-
nement moins longue que celle du plant obtenu de semis. La production n'est
guère plus précoce en bon terrain et elle reste toujours inférieure en terrain sec.
Voici comment se pratique cette opération en France et en Italie.
Après avoir détaché à la scie deux ou trois yeux seulement pour ne pas trop
les fatiguer, sur des arbres sains, et cela pendant l'arrêt complet de la sève en
hiver, on nettoie comme il faut avec un instrument bien tranchant les parties de
l'éclat qui ne sont pas recouvertes d'écorce ; on praline immédiatement et on les
laisse à l'abri des gelées dans du sable frais qui en empêche la dessiccation. -
C'est à la fin de mars ou au commencement d'avril, au moment où la sève va
partir, que l'on met ces éclats en pépinière. On trace pour cela, sur le terrain
défoncé et préparé d'avance comme il a été dit plus haut, des sillons espacés de
0m50 à om60 et de 0m15 à 0m20 de profondeur dans lesquels on place des éclats
tous les 0m30 ou 0m40, en les recouvrant seulement de 0m05 à 0m06 de terre. Ce
n'est que plus tard et quand les pousses sont bien sorties que l'on finit de rem-
plir le sillon en ayant toujours soin de ne jamais enterrer complètemennt les
jeunes tiges. Au bout de quelques mois, la plus belle pousse est seule conservée
et elle est immédiatement attachée à un tuteur qui empêche l'ébranlement de
l'éclat. Au bout de deux ans, tous les éclats réussis sont plantés dans une nou-
velle pépinière et aux distances indiquées pour les oliviers de semis. Ils sont
enterrés à 0m30 au moins, ce qui permet d'obtenir un système radiculaire moins
superficiel, mais le résultat est loin d'être aussi beau qu'avec les sauvageons
vante, à quelques centimètres au-dessous de la greffe avortée et du côté opposé,
Il est indispensable de tuteurer la greffe dès qu'elle a 15 a 20 centimètres. On
évite ainsi les dégâts causés par le vent.
Il faut enfin bien se garder de vouloir monter trop vite la tige ainsi obtenue
qui aurait beaucoup de mal à supporter une tête bien fournie. C'est pour ce
motif que je conseille de mettre les plants à une aussi grande distance dans la
pépinière. J'ajouterai qu'il ne faut supprimer aucune tige sur les greffes la pre-
mière année. Il y a tout au plus lieu de pincer les brins qui s'emportent et qui
nuiraient ainsi à la bonne formation de l'arbre. Dès la deuxième année, on peut
commencer à couper les branches latérales, mais à 15 ou 20 centimètres du tronc
pour qu'elles aident à l'accroissement du diamètre de ce dernier par l'appel de
sève qu'elles continuent à faire. L'on doit du reste laisser ces branchettes du
haut en bas du tronc, mais en ayant soin de les pincer régulièrement pour les
empêcher de trop se développer jusqu'à ce que l'arbre soit bien formé; on les
supprime alors très ras du tronc pour que les plaies se cicatrisent bien et pour
que l'écorce du tronc s'habitue au hâle et au soleil avant la transplantation défi-
nitive.
Multiplication par éclats.
La méthode de multiplication par éclats a, comme le procédé par bouture,
l'avantage d'éviter le greffage des sujets lorsque ces éclats sont pris sur des
troncs ou au-dessus de la greffe, mais elle offre par contre certains inconvénients
sur lesquels il est bon d'attirer l'attention des agriculteurs. Ce procédé consiste à
enlever,sur le tronc des vieux oliviers, des_Dxcroissances ou loupes qui s'y déve-
loppent. Il est évident que les blessures que l'on fait ainsi aux arbres mères leur
sont nuisibles, si elles sont répétées. D'un autre côté, le nombre d'éclats ainsi
obtenu est toujours assez restreint.
Le sujet jeune enfin est beaucoup plus exposé à la carie et d'une durée certai-
nement moins longue que celle du plant obtenu de semis. La production n'est
guère plus précoce en bon terrain et elle reste toujours inférieure en terrain sec.
Voici comment se pratique cette opération en France et en Italie.
Après avoir détaché à la scie deux ou trois yeux seulement pour ne pas trop
les fatiguer, sur des arbres sains, et cela pendant l'arrêt complet de la sève en
hiver, on nettoie comme il faut avec un instrument bien tranchant les parties de
l'éclat qui ne sont pas recouvertes d'écorce ; on praline immédiatement et on les
laisse à l'abri des gelées dans du sable frais qui en empêche la dessiccation. -
C'est à la fin de mars ou au commencement d'avril, au moment où la sève va
partir, que l'on met ces éclats en pépinière. On trace pour cela, sur le terrain
défoncé et préparé d'avance comme il a été dit plus haut, des sillons espacés de
0m50 à om60 et de 0m15 à 0m20 de profondeur dans lesquels on place des éclats
tous les 0m30 ou 0m40, en les recouvrant seulement de 0m05 à 0m06 de terre. Ce
n'est que plus tard et quand les pousses sont bien sorties que l'on finit de rem-
plir le sillon en ayant toujours soin de ne jamais enterrer complètemennt les
jeunes tiges. Au bout de quelques mois, la plus belle pousse est seule conservée
et elle est immédiatement attachée à un tuteur qui empêche l'ébranlement de
l'éclat. Au bout de deux ans, tous les éclats réussis sont plantés dans une nou-
velle pépinière et aux distances indiquées pour les oliviers de semis. Ils sont
enterrés à 0m30 au moins, ce qui permet d'obtenir un système radiculaire moins
superficiel, mais le résultat est loin d'être aussi beau qu'avec les sauvageons
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