Titre : Bulletin économique : publié... par le Gouvernement général : colonisation, agriculture, commerce, industrie, élevage... / Colonie de Madagascar et dépendances
Auteur : Madagascar. Auteur du texte
Éditeur : Imprimerie officielle (Tananarive)
Date d'édition : 1912-04-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344252808
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 26415 Nombre total de vues : 26415
Description : 01 avril 1912 01 avril 1912
Description : 1912/04/01 (A12,N2)-1912/06/30. 1912/04/01 (A12,N2)-1912/06/30.
Description : Collection numérique : BIPFPIG976 Collection numérique : BIPFPIG976
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : Publications officielles... Collection numérique : Publications officielles étrangères ou intergouvernementales
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Description : Collection numérique : Zone géographique :... Collection numérique : Zone géographique : Afrique centrale et océan indien
Description : Collection numérique : Océan indien Collection numérique : Océan indien
Description : Collection numérique : Thème : L'histoire partagée Collection numérique : Thème : L'histoire partagée
Description : Collection numérique : Sciences sociales Collection numérique : Sciences sociales
Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone... Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k65309574
Source : CIRAD, 2013-107900
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 23/09/2013
— 9 —
le plus de reproduire au point de vue culture. Il suffit pour cela de semer
cette espèce dans l'humus, à l'ombre d'une haute futaie.
Pour obtenir un pied adulte de la forme sylvestre il faut au moins quinze
à vingt ans, mais dès l'âge de quinze ans l'arbre pourra être exploité. A
cet âge, il pourra rapporter de 350 à 450 grammes de gomme, en trois
saignées annuelles. Cette production ira ensuite chaque année en augmen-
tant. Certains arbres adultes, saignés par nous, nous ont donné en effet
plus de 1 kilogramme de caoutchouc en une seule saignée.
Par suite de l'extrême division du tronc, il est presque impossible
d'exploiter la forme arbuste par saignée. Mais cette forme repousse très
facilement par rejets et sa souche est presque indestructible et, comme le
Mascarenhasia arborescens, donne dans toutes ses parties, même très jeunes,
de l'excellent caoutchouc ; elle pourrait être exploitée industriellement par
coupes régulières tous les cinq à six ans. Mais l'écorce, quoique très riche
en caoutchouc (8 0/0) est très mince, et le rendement moyen d'un touffe
de M. arborescens n'est pas supérieur à 500 grammes de gomme par pied
(plus exactement de 300 à 500 grammes par pied). Autrement dit, le rende-
ment total de rejets de six ans provenant d'une souche de la forme arbuste
équivaut à peine au rendement annuel d'un pied forme sylvestre exploité
par saignée.
Mode d'exploitation indigène. — Les indigènes abattent les arbres de la
formé sylvestre ou les plus grosses tiges de la forme arbuste, les couchent
sur des supports à 60 ou 80 centimetres au-dessus du sol et en extraient
le latex en les incisant annulairement.
Les écorces des troncs et des tiges ainsi exploités contiennent encore de
3 à 40/0 de caoutchouc.
Quelques-uns, sans abattre la plante, font de grands feux de paille au
pied de la forme arbuste. Sous l'influence de la chaleur, l'écorce se
soulève et devient facile à enlever. Elle est ensuite récoltée, séchée et
pilonnée.
Latex. — Le latex du M. arborescens est très riche en caoutchouc en
regard des latex de Landolphia. Sa teneur est en effet de 40 0/0.
Le mode de coagulation qui nous a donné le meilleur résultat pour ce
latex est tout simplement l'évaporation à l'ombre, sur une surface poreuse
et plane. Mais il faut ensuite laver soigneusement la gomme ainsi obtenue
dans l'eau courante, car ce latex contient une matière analogue à la
saponine, facilement soluble dans l'eau, mais dépréciant beaucoup cette
sorte.
Les indigènes le coagulent par différents moyens : ébullition, acide
sulfurique, etc., mais il n'obtiennent ainsi qu'une sorte inférieure.
Caoutchouc. — Le caoutchouc de Mascarenhasia arborescens, préparé
par évaporation du latex sur surface plane et poreuse, en plaques minces et
soigneusement lavé, est une gomme de toute beauté qui a été cotée à
Bordeaux comme valant le prix du Para fin. Coagulé par les méthodes
indigènes, c'est au contraire une sorte médiocre qui vaut toujours au moins
2 francs de moins que le « Majunga rouge». Commercialement, cette sorte
est connue sous le nom de « Majunga noir ».
Le Mascarenhasia arborescens, au point de vue économique, occupe le
deuxième rang parmi les plantes à caoutchouc de l'Ouest. C'est, avec le
Landolphia Perrieri, une des deux plantes qui fournissent la presque totalité
des exportations actuelles de Majunga.
le plus de reproduire au point de vue culture. Il suffit pour cela de semer
cette espèce dans l'humus, à l'ombre d'une haute futaie.
Pour obtenir un pied adulte de la forme sylvestre il faut au moins quinze
à vingt ans, mais dès l'âge de quinze ans l'arbre pourra être exploité. A
cet âge, il pourra rapporter de 350 à 450 grammes de gomme, en trois
saignées annuelles. Cette production ira ensuite chaque année en augmen-
tant. Certains arbres adultes, saignés par nous, nous ont donné en effet
plus de 1 kilogramme de caoutchouc en une seule saignée.
Par suite de l'extrême division du tronc, il est presque impossible
d'exploiter la forme arbuste par saignée. Mais cette forme repousse très
facilement par rejets et sa souche est presque indestructible et, comme le
Mascarenhasia arborescens, donne dans toutes ses parties, même très jeunes,
de l'excellent caoutchouc ; elle pourrait être exploitée industriellement par
coupes régulières tous les cinq à six ans. Mais l'écorce, quoique très riche
en caoutchouc (8 0/0) est très mince, et le rendement moyen d'un touffe
de M. arborescens n'est pas supérieur à 500 grammes de gomme par pied
(plus exactement de 300 à 500 grammes par pied). Autrement dit, le rende-
ment total de rejets de six ans provenant d'une souche de la forme arbuste
équivaut à peine au rendement annuel d'un pied forme sylvestre exploité
par saignée.
Mode d'exploitation indigène. — Les indigènes abattent les arbres de la
formé sylvestre ou les plus grosses tiges de la forme arbuste, les couchent
sur des supports à 60 ou 80 centimetres au-dessus du sol et en extraient
le latex en les incisant annulairement.
Les écorces des troncs et des tiges ainsi exploités contiennent encore de
3 à 40/0 de caoutchouc.
Quelques-uns, sans abattre la plante, font de grands feux de paille au
pied de la forme arbuste. Sous l'influence de la chaleur, l'écorce se
soulève et devient facile à enlever. Elle est ensuite récoltée, séchée et
pilonnée.
Latex. — Le latex du M. arborescens est très riche en caoutchouc en
regard des latex de Landolphia. Sa teneur est en effet de 40 0/0.
Le mode de coagulation qui nous a donné le meilleur résultat pour ce
latex est tout simplement l'évaporation à l'ombre, sur une surface poreuse
et plane. Mais il faut ensuite laver soigneusement la gomme ainsi obtenue
dans l'eau courante, car ce latex contient une matière analogue à la
saponine, facilement soluble dans l'eau, mais dépréciant beaucoup cette
sorte.
Les indigènes le coagulent par différents moyens : ébullition, acide
sulfurique, etc., mais il n'obtiennent ainsi qu'une sorte inférieure.
Caoutchouc. — Le caoutchouc de Mascarenhasia arborescens, préparé
par évaporation du latex sur surface plane et poreuse, en plaques minces et
soigneusement lavé, est une gomme de toute beauté qui a été cotée à
Bordeaux comme valant le prix du Para fin. Coagulé par les méthodes
indigènes, c'est au contraire une sorte médiocre qui vaut toujours au moins
2 francs de moins que le « Majunga rouge». Commercialement, cette sorte
est connue sous le nom de « Majunga noir ».
Le Mascarenhasia arborescens, au point de vue économique, occupe le
deuxième rang parmi les plantes à caoutchouc de l'Ouest. C'est, avec le
Landolphia Perrieri, une des deux plantes qui fournissent la presque totalité
des exportations actuelles de Majunga.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
- Auteurs similaires Madagascar Madagascar /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Madagascar" or dc.contributor adj "Madagascar")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 11/200
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k65309574/f11.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k65309574/f11.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k65309574/f11.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k65309574
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k65309574
Facebook
Twitter