Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1939-06-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 juin 1939 01 juin 1939
Description : 1939/06/01 (A14,N162)-1939/07/31 (A14,N163). 1939/06/01 (A14,N162)-1939/07/31 (A14,N163).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64637910
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
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- SOMMAIRE
- Exportations algériennes:
- Chronique bananière:
212 REVUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX
Il. - Un marché à organiser chez nos amis
anglais
Le véritable marché à notre avis, est le marché anglais, encore que beaucoup
aient paru en douter a priori. C'est cependant là que nous avons réussi à placer
le 10 octobre dernier, une première cargaison de bananes françaises. D'autres
envois sont en cours d'expédition et dès le courant de novembre, nous pensons
pouvoir établir un service régulier sur l'Angleterre. La consommation bananière
de la Grande-Bretagne, dont je vous signalais tout à l'heure l'importance, est
assez grande pour que l'exportation de nos excédents actuels n' y apparaisse pas
comme une concurrence. Elle sera au contraire un appoint précieux pour une
demande très vaste et présentera en outre l'avantage de travailler à résorber le
déficit de notre balance commerciale. Les colonies françaises doivent être encou-
ragées dans cette voie et il semble désirable que ce soit tout d'abord à la pro-
duction que nous nous adressions.
En ce qui concerne la production, nous avons le souci d'en aider le dévelop-
pement : par l'amélioration de la qualité du fruit, grâce à une culture soignée et
rationnelle et par l'abaissement des prix de revient; par l'amélioration des ren-
dements des bananeraies, grâce à un meilleur équipement des colonies productrices
(développement des réseaux routiers, facilitation des moyens d'évacuation des
produits, etc.).
Le service de conditionnement qui vient d'entrer en vigueur dans toutes les
colonies, doit permettre d'arriver à ce résultat si, comme nous l'espérons, il est
appliqué ponctuellement partout.
Vient ensuite la question des transports. De gros efforts ont été consentis à cet
égard par les Compagnies de navigation intéressées, tout au moins en ce qui
concerne la création d'une flotte spécialisée dans le transport rapide et sûr des
fruits. Il resterait toutefois à coordonner les horaires des différentes compagnies
et à assurer une meilleure rotation des navires dans nos ports coloniaux. On évi-
terait ainsi à certaines périodes de l'année, de voir, soit un fret insuffisant pour
le nombre de navires prévus, soit surtout un stock à exporter supérieur à la capa-
cité d' enlèvement des bâtiments en charge.
Cependant, et à notre avis, la question la plus grave qui se pose dès à présent
est celle des marchés eux-mêmes.
Nous avons d'ores et déjà une production bananière supérieure d'environ
4 à 5.000 tonnes par mois à la consommation courante de la Métropole à cer-
taines époques de l'année et notamment en décembre et janvier. Là est la ques-
tion primordiale.
— Nous nous sommes attachés dans notre journal à signaler l'insuffisance de
la consommation métropolitaine. Un Français peut absorber plus de quatre
bananes par an !.
— Certes oui. Il suffit pour s'en convaincre de considérer la consommation
d'autres nations. Songez que sur une consommation totale de 675.000 tonnes
qui est celle de l'Europe, l'Angleterre s'inscrit à elle seule pour près de
400.000 tonnes contre 175.000 à la France.
Mais avant que la propagande entreprise chez nous produise les résultats
Il. - Un marché à organiser chez nos amis
anglais
Le véritable marché à notre avis, est le marché anglais, encore que beaucoup
aient paru en douter a priori. C'est cependant là que nous avons réussi à placer
le 10 octobre dernier, une première cargaison de bananes françaises. D'autres
envois sont en cours d'expédition et dès le courant de novembre, nous pensons
pouvoir établir un service régulier sur l'Angleterre. La consommation bananière
de la Grande-Bretagne, dont je vous signalais tout à l'heure l'importance, est
assez grande pour que l'exportation de nos excédents actuels n' y apparaisse pas
comme une concurrence. Elle sera au contraire un appoint précieux pour une
demande très vaste et présentera en outre l'avantage de travailler à résorber le
déficit de notre balance commerciale. Les colonies françaises doivent être encou-
ragées dans cette voie et il semble désirable que ce soit tout d'abord à la pro-
duction que nous nous adressions.
En ce qui concerne la production, nous avons le souci d'en aider le dévelop-
pement : par l'amélioration de la qualité du fruit, grâce à une culture soignée et
rationnelle et par l'abaissement des prix de revient; par l'amélioration des ren-
dements des bananeraies, grâce à un meilleur équipement des colonies productrices
(développement des réseaux routiers, facilitation des moyens d'évacuation des
produits, etc.).
Le service de conditionnement qui vient d'entrer en vigueur dans toutes les
colonies, doit permettre d'arriver à ce résultat si, comme nous l'espérons, il est
appliqué ponctuellement partout.
Vient ensuite la question des transports. De gros efforts ont été consentis à cet
égard par les Compagnies de navigation intéressées, tout au moins en ce qui
concerne la création d'une flotte spécialisée dans le transport rapide et sûr des
fruits. Il resterait toutefois à coordonner les horaires des différentes compagnies
et à assurer une meilleure rotation des navires dans nos ports coloniaux. On évi-
terait ainsi à certaines périodes de l'année, de voir, soit un fret insuffisant pour
le nombre de navires prévus, soit surtout un stock à exporter supérieur à la capa-
cité d' enlèvement des bâtiments en charge.
Cependant, et à notre avis, la question la plus grave qui se pose dès à présent
est celle des marchés eux-mêmes.
Nous avons d'ores et déjà une production bananière supérieure d'environ
4 à 5.000 tonnes par mois à la consommation courante de la Métropole à cer-
taines époques de l'année et notamment en décembre et janvier. Là est la ques-
tion primordiale.
— Nous nous sommes attachés dans notre journal à signaler l'insuffisance de
la consommation métropolitaine. Un Français peut absorber plus de quatre
bananes par an !.
— Certes oui. Il suffit pour s'en convaincre de considérer la consommation
d'autres nations. Songez que sur une consommation totale de 675.000 tonnes
qui est celle de l'Europe, l'Angleterre s'inscrit à elle seule pour près de
400.000 tonnes contre 175.000 à la France.
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