Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1898-09-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 septembre 1898 05 septembre 1898
Description : 1898/09/05 (A2,N16,T3). 1898/09/05 (A2,N16,T3).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6419693z
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
CULTURE DU MANIOC 7b
DE LA CULTURE ET DES DIFFÉRENTES PRÉPARATIONS
DU MANIOC
Dans une de ses Causeries scientifiques du Temps (1), M. Henri DE V.ŒIGNY, l'éminent vulgarisa-
teur, consacrait dernièrement à la Revue des Cultures coloniales quelques lignes d'une- extrême
bienveillance et lui demandait,de publier une étude aussi détaillée que possible sur les services
que le Manioc peuc-rendre aux nouveaux colons dans les pays où il est cultivé. Un correspondant
lui avait, en effet, signalé que, dans la vallée de Zambèze, il pousse une grande quantité de Ma-
nioc dont les indigènes parviennent à faire un aliment rudimentaire en le laissant macérer dans
l'eau, mais dont les blancs ne tirent aucun parti, même dans les périodes de disette, ne pouvan
supporter cet aliment sous sa forme primitive.
Concurremment, plusieurs lecteurs de la Revue réclamaient de nous des renseignements sur les
procédés de culture et la préparation industrielle de cette plante alimentaire.
Pour satisfaire de notre mieux à ces desiderata, nous avons eu recours à nos collaborateurs et
correspondants les mieux placés et les plus compétents.
Déjà la Revu-e a publié sur ce sujet une monographie due à -M. Perret, vice-président de la
Chambre d'agriculture-de Nouméa (2). Elle en continue aujourd'hui l'étude, par la notice suivante,
que nous devons à l'obligeaace de M.. Charles CUALOT, agent général des cultures à Libreville.
Différentes sortes de manioc. — Cultivé de tout temps par les indigènes de la
région intertropicale de l'Amérique, le manioc a été introduit en Afrique il y a
plusieurs siècles par les navigateurs portugais. Il s'est vite répandu dans l'inté-
rieur des terres, et, à l'heure actuelle, il n'est pas une tribu de la région équato-
riale et même d'une grande partie de la zone tropicale qui ne cultive cette
plante et ne sache l'utiliser.
La souche des maniocs cultivés est controversée, car on ne possède que de
vagues indications sur le type originel. Laissant de côté ce point purement
botanique nous dirons tout d'abord que, dans les cultures indigènes, on remarque
trois variétés de manioc amer et deux variétés de manioc doux. Les tubercules
du premier ne peuvent être mangés qu'après avoir subi une préparation qui les
débarrasse du principe nuisible qu'ils renferment et dont nous parlerons tout à
l'heure, tandis que ceux du second sont inoffensifs; on peut les consommer tels
quels ou simplement rôtis dans le feu.
Les variétés de manioc amer (Jatropha Manihot L) se distinguent par la lon-
gueur et la couleur des pétioles ; chez les unes ces derniers sont d'un beau rouge,
tandis que chez les autres ils portent des taches brunes ou sont complètement
verts comme le reste de la plante. En examinant les tubercules on remarque que
leur première enveloppe n'a pas toujours la même coloration; de prime abord
il est donc difficile de les reconnaître de cette façon. Mais, en goûtant à ces,
tubercules crus, on perçoit une amertume prononcée qui les fait rejeter immé-
diatement. Les maniocs amers sont beaucoup plus répandus que les autres, car
leur rendement est supérieur à celui du manioc doux ; leurs racines se conser-
vent aussi plus longtemps dans le sol.
Quant aux variétés de manioc doux (Manihot dulcis H.Bn.), elles se différen-
cient extérieurement des premières par le pétiole des feuilles qui est d'un
(1) La nature et la viepar II. de VARIGNY. — Le Temps, 9 avril i898.
(2) Revue des Cultures coloniales, n° 11, juillet 1898, page 6.
DE LA CULTURE ET DES DIFFÉRENTES PRÉPARATIONS
DU MANIOC
Dans une de ses Causeries scientifiques du Temps (1), M. Henri DE V.ŒIGNY, l'éminent vulgarisa-
teur, consacrait dernièrement à la Revue des Cultures coloniales quelques lignes d'une- extrême
bienveillance et lui demandait,de publier une étude aussi détaillée que possible sur les services
que le Manioc peuc-rendre aux nouveaux colons dans les pays où il est cultivé. Un correspondant
lui avait, en effet, signalé que, dans la vallée de Zambèze, il pousse une grande quantité de Ma-
nioc dont les indigènes parviennent à faire un aliment rudimentaire en le laissant macérer dans
l'eau, mais dont les blancs ne tirent aucun parti, même dans les périodes de disette, ne pouvan
supporter cet aliment sous sa forme primitive.
Concurremment, plusieurs lecteurs de la Revue réclamaient de nous des renseignements sur les
procédés de culture et la préparation industrielle de cette plante alimentaire.
Pour satisfaire de notre mieux à ces desiderata, nous avons eu recours à nos collaborateurs et
correspondants les mieux placés et les plus compétents.
Déjà la Revu-e a publié sur ce sujet une monographie due à -M. Perret, vice-président de la
Chambre d'agriculture-de Nouméa (2). Elle en continue aujourd'hui l'étude, par la notice suivante,
que nous devons à l'obligeaace de M.. Charles CUALOT, agent général des cultures à Libreville.
Différentes sortes de manioc. — Cultivé de tout temps par les indigènes de la
région intertropicale de l'Amérique, le manioc a été introduit en Afrique il y a
plusieurs siècles par les navigateurs portugais. Il s'est vite répandu dans l'inté-
rieur des terres, et, à l'heure actuelle, il n'est pas une tribu de la région équato-
riale et même d'une grande partie de la zone tropicale qui ne cultive cette
plante et ne sache l'utiliser.
La souche des maniocs cultivés est controversée, car on ne possède que de
vagues indications sur le type originel. Laissant de côté ce point purement
botanique nous dirons tout d'abord que, dans les cultures indigènes, on remarque
trois variétés de manioc amer et deux variétés de manioc doux. Les tubercules
du premier ne peuvent être mangés qu'après avoir subi une préparation qui les
débarrasse du principe nuisible qu'ils renferment et dont nous parlerons tout à
l'heure, tandis que ceux du second sont inoffensifs; on peut les consommer tels
quels ou simplement rôtis dans le feu.
Les variétés de manioc amer (Jatropha Manihot L) se distinguent par la lon-
gueur et la couleur des pétioles ; chez les unes ces derniers sont d'un beau rouge,
tandis que chez les autres ils portent des taches brunes ou sont complètement
verts comme le reste de la plante. En examinant les tubercules on remarque que
leur première enveloppe n'a pas toujours la même coloration; de prime abord
il est donc difficile de les reconnaître de cette façon. Mais, en goûtant à ces,
tubercules crus, on perçoit une amertume prononcée qui les fait rejeter immé-
diatement. Les maniocs amers sont beaucoup plus répandus que les autres, car
leur rendement est supérieur à celui du manioc doux ; leurs racines se conser-
vent aussi plus longtemps dans le sol.
Quant aux variétés de manioc doux (Manihot dulcis H.Bn.), elles se différen-
cient extérieurement des premières par le pétiole des feuilles qui est d'un
(1) La nature et la viepar II. de VARIGNY. — Le Temps, 9 avril i898.
(2) Revue des Cultures coloniales, n° 11, juillet 1898, page 6.
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