Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1898-04-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 avril 1898 05 avril 1898
Description : 1898/04/05 (A2,N11,T2). 1898/04/05 (A2,N11,T2).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6419688n
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
VARIÉTÉS 117.
docteur Warburg signale les écueils qui menacent l'avenir de. cette production. Voici
en quels termes il s'exprime, à ce sujet dans le dernier numéro du Tropenftanzer :
C'est une question très importante pour l'avenir du café de Liberia, que celle
des soins à donner à sa préparation ; on pourrait même dire que c'est une
question de vie ou de mort pour lui. En effet, en face de la production univer-
sellement croissante du café, qui se traduit par une baisse correspondante de
son prix sur le marché, il se peut qu'on en vienne dans un temps plus ou moins
rapproché, à négliger les espèces médiocres pour la production des cafés de
qualité supérieure, qui seuls donnent de bons bénéfices. Les prix du café de
Liberia sont encore, il est vrai, moins élevés que ceux des meilleures espèces de
café d'Arabie ; d'autre part les frais de culture sont moindres. Que les espèces
médiocres de café de Liberia soient rejetées d'abord du marché, c'est très pro-
bable; que le bon café de Liberia puisse ou non soutenir la concurrence des
espèces bon marché du café d'Arabie (Santos),cela dépend des progrès qui'
seront réalisés d'ici peu dans la préparation de ce café. C'est là une question
d'autant plus importante que déjà, en ces dernières années, dé grandes quan-
tités de café de Liberia ont été envoyées sur le marché. A Java spécialement, on'
a planté des quantités énormes de café de Liberia; et si Java en a déjà expédié
l'an dernier oO.OOO balles aux Pays-Bas, contre 30.000 l'année précédente, ce
n'est là seulement, comme le dit le rapport annuel du Soekaboemischen Land-
bowereeniging, que le commencement de la grande récolte, de sorte qu'on peut
dès à présent prédire, ans crainte de se tromper, que, d'ici quelques années,
Java prendra sur le marché, en ce qui concerne le café de Liberia, la place pré-
pondérante qu'elle occupe déjà dans l'industrie sucrière. Il y a aussi de grandes
plantations de Liberia dans la péninsule malaise, à Bornéo, à Surinam, dans les
Indes occidentales, en Afrique, qui ne font que commencer ou qui vont bientôt
commencer à donner des récoltes importantes.
La baisse dans le prix du Liberia est dès aujourd'hui très sensible : tandis
que le rapport de l'an passé montrait que le Liberia de Java, durant l'année
précédente, atteignait 55 à 65 florins net par pikol i, lés prix sont récemment
tombés à 27 et 30 florins : ils n'en restent pas moins toujours supérieurs, de
plus de la moitié, aux prix correspondants du café Saritos et ils sont seulement
de quelques florins aux prix correspondants du bon café d'Arabie de
Java. Le Liberia de l'Afrique occidentale, qui se vendait encore, en janvier, à
Hambourg, de 52 à 56 mk. les 50 kg., ne vaut plus aujourd'hui que 32 à 38 mk.
Dp Ceylan nous parvient enfin la très intéressante note suivante sur la culture du
Liberia dans cette possession.
Le café Liberica a été introduit à Ceylan en 1877. On espérait qu'il résisterait
aux attaques de l'Hémileia- Vastatrix, mais en 1883 le green bug (puceron vert) fit
son apparition et l'attaque combinée de ces deux ennemis dévasta les plantations
de cette variété aussi bien que celles de café Arabica. De nouveaux éssais tentés
durant ces six dernières années n'ont pas donné de résultats encourageants.
L'exportation est d'environ un millier de quintaux. Les indigènes ont une
préventionnon fondée contre la consommation de ce café. Il est considéré comme
inférieur au café Arabica.
Il est remarquable que la ditt?é? £ hce mitre les prix des deux variétés augmente
1 r Il pikol, aux Indes NéeiUimlaises, représente 61,689 kg. ; le florin vaut 2 fr. 25, le mark 1 fr. 25.
docteur Warburg signale les écueils qui menacent l'avenir de. cette production. Voici
en quels termes il s'exprime, à ce sujet dans le dernier numéro du Tropenftanzer :
C'est une question très importante pour l'avenir du café de Liberia, que celle
des soins à donner à sa préparation ; on pourrait même dire que c'est une
question de vie ou de mort pour lui. En effet, en face de la production univer-
sellement croissante du café, qui se traduit par une baisse correspondante de
son prix sur le marché, il se peut qu'on en vienne dans un temps plus ou moins
rapproché, à négliger les espèces médiocres pour la production des cafés de
qualité supérieure, qui seuls donnent de bons bénéfices. Les prix du café de
Liberia sont encore, il est vrai, moins élevés que ceux des meilleures espèces de
café d'Arabie ; d'autre part les frais de culture sont moindres. Que les espèces
médiocres de café de Liberia soient rejetées d'abord du marché, c'est très pro-
bable; que le bon café de Liberia puisse ou non soutenir la concurrence des
espèces bon marché du café d'Arabie (Santos),cela dépend des progrès qui'
seront réalisés d'ici peu dans la préparation de ce café. C'est là une question
d'autant plus importante que déjà, en ces dernières années, dé grandes quan-
tités de café de Liberia ont été envoyées sur le marché. A Java spécialement, on'
a planté des quantités énormes de café de Liberia; et si Java en a déjà expédié
l'an dernier oO.OOO balles aux Pays-Bas, contre 30.000 l'année précédente, ce
n'est là seulement, comme le dit le rapport annuel du Soekaboemischen Land-
bowereeniging, que le commencement de la grande récolte, de sorte qu'on peut
dès à présent prédire, ans crainte de se tromper, que, d'ici quelques années,
Java prendra sur le marché, en ce qui concerne le café de Liberia, la place pré-
pondérante qu'elle occupe déjà dans l'industrie sucrière. Il y a aussi de grandes
plantations de Liberia dans la péninsule malaise, à Bornéo, à Surinam, dans les
Indes occidentales, en Afrique, qui ne font que commencer ou qui vont bientôt
commencer à donner des récoltes importantes.
La baisse dans le prix du Liberia est dès aujourd'hui très sensible : tandis
que le rapport de l'an passé montrait que le Liberia de Java, durant l'année
précédente, atteignait 55 à 65 florins net par pikol i, lés prix sont récemment
tombés à 27 et 30 florins : ils n'en restent pas moins toujours supérieurs, de
plus de la moitié, aux prix correspondants du café Saritos et ils sont seulement
de quelques florins aux prix correspondants du bon café d'Arabie de
Java. Le Liberia de l'Afrique occidentale, qui se vendait encore, en janvier, à
Hambourg, de 52 à 56 mk. les 50 kg., ne vaut plus aujourd'hui que 32 à 38 mk.
Dp Ceylan nous parvient enfin la très intéressante note suivante sur la culture du
Liberia dans cette possession.
Le café Liberica a été introduit à Ceylan en 1877. On espérait qu'il résisterait
aux attaques de l'Hémileia- Vastatrix, mais en 1883 le green bug (puceron vert) fit
son apparition et l'attaque combinée de ces deux ennemis dévasta les plantations
de cette variété aussi bien que celles de café Arabica. De nouveaux éssais tentés
durant ces six dernières années n'ont pas donné de résultats encourageants.
L'exportation est d'environ un millier de quintaux. Les indigènes ont une
préventionnon fondée contre la consommation de ce café. Il est considéré comme
inférieur au café Arabica.
Il est remarquable que la ditt?é? £ hce mitre les prix des deux variétés augmente
1 r Il pikol, aux Indes NéeiUimlaises, représente 61,689 kg. ; le florin vaut 2 fr. 25, le mark 1 fr. 25.
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