Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1898-02-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 février 1898 05 février 1898
Description : 1898/02/05 (A2,N9,T2). 1898/02/05 (A2,N9,T2).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6419686t
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
56 REVUE DES CULTURES COLONIALES
ne permet pas une culture rémunératrice, la tonne de graine de sésame étant
payée 240 marks (300 fr.), somme insuffisante pourcouvrir les frais seuls de
transport par terre.
Le fermier des domaines de l'État, Hitze, se place au même point de vue et
ajoute : « Le prix élevé des vivres pousse le cultivateur d'ici à la culture des
légumes et en particulier de la pomme, de terre. Un arpent bien soigné produit
en moyenne, en tenant compte de toutes les calamités, telles que sauterelles, ge-
lées nocturnes, etc., 50 quintaux anglais de pommes de terre. Le même terrain
produit deux récoltes par an, soit 100 quintaux, qui à 50 marks seulement (jus-
qu'ici le quintal coûtait de 60 à 70 m.), fait un rendement de 5.000 marks. En ad-
mettant que le sésame produisît deux tonnes en deux récoltes (ce que le ren-
dement des autres graines oléagineuses ne permet pas d'espérer), le produit, à
raison de 240 m. la tonne, s'élèverait à 480 marks, marchandise rendue en Eu-
rope, tandis que le cultivateur reçoit à son domicile même le prix de vente
élevé de ses pommes de terre.
Le capitaine du pays lui-même se rallie d'une façon générale aux conclusions
contenues dans ces avis ; il pense néanmoins qu'en dehors du pays Ovambo, le
territoire concédé à la South-West Africa Company litie, pourrait se prêter à la
culture dusésame. Mais cette culture ne pourra être rémunératrie e'qu'à la con di-
tion que les territoires en question soient reliés à la côte par un chemin de fer.
Pour faire une expérience pratique relative à la possibilité de la culture dans
les régions mentionnées plus haut ainsi que dans la partie centrale de la colonie,
l'administration locale a demandé qu'on pût mettre à sa disposition un échan-
tillon d'essai. Sur le désir que lui en a exprimé l'Office des Affaires étrangères, le
Comité colonial économique a envoyé la quantité demandée à Windhock. Mais
il y alieu de faire observer ici que, par suite de sa culture extrêmement ancienne
dans l'Inde et l'Asie Antérieure,ron compte, suivant le climat, autant de variétés
de sésame que de blé, par exemple, et qu'avec des échantillons prélevés dans le
commerce, nous ne sommes nullement certains de posséder des variétés con-
venant au Sud-Ouest africain.
Les très nombreux échecs qu'on a éprouvés en essayant d'introduire des plantes nou-
velles quelque part sont uniquement dus au fait extrêmement important que les plantes
utiles de culture perfectionnée se répartissent en autant de races différentes que les hommes et
que, pas plus qu'il ri est possible de transplanter n'importe où toute race humaine, il n'est
possible de le faire pour les plantes de culture. Seule, la climatologie comparée peut nous
fournir les matériaux nécessaires à déterminer la région d'où telle plante utile doit
provenir, pour être susceptible de transplantation dans telle autre région.
Sans vouloir empiéter sur les recherches des climatologues, nous serions dis-
posés à admettre, en ce qui concerne le sésame, que le mieux serait de tirer les
espèces, pouvant convenir à Windhock, de l'Arabie ou de la Haute Syrie (ce qui
pourrait se faire par l'intermédiaire de nos consuls de Beyrouth et de.Djedda) ;
tandis qu'on pourrait risquer un' essai dans la région septentrionale des pays
Damara et Ovambo avec des espèces tirées (par l'intermédiaire du consulat de
Kurrachee) du Punjab, du Scinde et de l'Oudh.
WARBURG.
ce motif, les échantillons que nous avons reçus du Cameroun et de la Nouvelle-Guinée étaient
très pauvres en huile et d'une valeur peu élevée. D'autre part, on rencontre dans le Sud-Ouest
africain, même dans les hautes régions du pays des Hereros, certaines espèces de sésame sauvage
dont la graine est petite, il est vrai, mais dont la culture mérite néanmoins d'être essayée. Tel est
le cas, par exemple, pour le Sesamum Schinzianum et le S.Schenckianum. (Note de fauteur.)
ne permet pas une culture rémunératrice, la tonne de graine de sésame étant
payée 240 marks (300 fr.), somme insuffisante pourcouvrir les frais seuls de
transport par terre.
Le fermier des domaines de l'État, Hitze, se place au même point de vue et
ajoute : « Le prix élevé des vivres pousse le cultivateur d'ici à la culture des
légumes et en particulier de la pomme, de terre. Un arpent bien soigné produit
en moyenne, en tenant compte de toutes les calamités, telles que sauterelles, ge-
lées nocturnes, etc., 50 quintaux anglais de pommes de terre. Le même terrain
produit deux récoltes par an, soit 100 quintaux, qui à 50 marks seulement (jus-
qu'ici le quintal coûtait de 60 à 70 m.), fait un rendement de 5.000 marks. En ad-
mettant que le sésame produisît deux tonnes en deux récoltes (ce que le ren-
dement des autres graines oléagineuses ne permet pas d'espérer), le produit, à
raison de 240 m. la tonne, s'élèverait à 480 marks, marchandise rendue en Eu-
rope, tandis que le cultivateur reçoit à son domicile même le prix de vente
élevé de ses pommes de terre.
Le capitaine du pays lui-même se rallie d'une façon générale aux conclusions
contenues dans ces avis ; il pense néanmoins qu'en dehors du pays Ovambo, le
territoire concédé à la South-West Africa Company litie, pourrait se prêter à la
culture dusésame. Mais cette culture ne pourra être rémunératrie e'qu'à la con di-
tion que les territoires en question soient reliés à la côte par un chemin de fer.
Pour faire une expérience pratique relative à la possibilité de la culture dans
les régions mentionnées plus haut ainsi que dans la partie centrale de la colonie,
l'administration locale a demandé qu'on pût mettre à sa disposition un échan-
tillon d'essai. Sur le désir que lui en a exprimé l'Office des Affaires étrangères, le
Comité colonial économique a envoyé la quantité demandée à Windhock. Mais
il y alieu de faire observer ici que, par suite de sa culture extrêmement ancienne
dans l'Inde et l'Asie Antérieure,ron compte, suivant le climat, autant de variétés
de sésame que de blé, par exemple, et qu'avec des échantillons prélevés dans le
commerce, nous ne sommes nullement certains de posséder des variétés con-
venant au Sud-Ouest africain.
Les très nombreux échecs qu'on a éprouvés en essayant d'introduire des plantes nou-
velles quelque part sont uniquement dus au fait extrêmement important que les plantes
utiles de culture perfectionnée se répartissent en autant de races différentes que les hommes et
que, pas plus qu'il ri est possible de transplanter n'importe où toute race humaine, il n'est
possible de le faire pour les plantes de culture. Seule, la climatologie comparée peut nous
fournir les matériaux nécessaires à déterminer la région d'où telle plante utile doit
provenir, pour être susceptible de transplantation dans telle autre région.
Sans vouloir empiéter sur les recherches des climatologues, nous serions dis-
posés à admettre, en ce qui concerne le sésame, que le mieux serait de tirer les
espèces, pouvant convenir à Windhock, de l'Arabie ou de la Haute Syrie (ce qui
pourrait se faire par l'intermédiaire de nos consuls de Beyrouth et de.Djedda) ;
tandis qu'on pourrait risquer un' essai dans la région septentrionale des pays
Damara et Ovambo avec des espèces tirées (par l'intermédiaire du consulat de
Kurrachee) du Punjab, du Scinde et de l'Oudh.
WARBURG.
ce motif, les échantillons que nous avons reçus du Cameroun et de la Nouvelle-Guinée étaient
très pauvres en huile et d'une valeur peu élevée. D'autre part, on rencontre dans le Sud-Ouest
africain, même dans les hautes régions du pays des Hereros, certaines espèces de sésame sauvage
dont la graine est petite, il est vrai, mais dont la culture mérite néanmoins d'être essayée. Tel est
le cas, par exemple, pour le Sesamum Schinzianum et le S.Schenckianum. (Note de fauteur.)
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