Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1935-11-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 novembre 1935 01 novembre 1935
Description : 1935/11/01 (A10,N119)-1935/11/30. 1935/11/01 (A10,N119)-1935/11/30.
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64184484
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 11/11/2013
REVUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX --- - 329
ép ices, étain, thé, gomme-laque, peaux, ciment et caoutchouc. De l'étranger par
contre on a acheté en premier lieu des tissus en coton et en soie, du coton brut,
du fer et de l'acier, de la quincaillerie, des machines et de l'outillage, des auto-
mobiles, des bicyclettes, des produits chimiques, de la porcelaine, des produits
en caoutchouc et des sacs en jute. On peut constater, qu'en dehors du coton,
l'Allemagne serait en mesure de livrer toutes les marchandises nécessaires à
l'Indochine. Mais, comme toutefois aujourd'hui dans les relations commerciales
internationales la réciprocité joue le premier rôle, il faut considérer que les pro-
duits naturels de l'Indochine pourraient être importés en Allemagne dans une me-
sure bien plus importante.
En premier lieu l'Indochine devrait être intéressée à exporter plus de riz en
Allemagne. La vie économique totale dépend dans une très grande mesure de
ce produit et subissait dans les derniers temps une régression puisque les débou-
chés n'étaient pas suffisants sur les marchés étrangers. L'Allemagne a acheté en
totalité en 1934 du riz non poli pour une valeur de 18.145.000 RM (2.231.337
quintaux métriques) et de cette quantité seulement pour 4.000 RM (427 quintaux
métriques) en Indochine. Dans la même année, l'Allemagne a acheté du riz poli
pour une valeur de 9.024.000 RM (644.688 quintaux métriques) et pour
642.000 RM (96.000 quintaux métriques) en Indochine.
En prenant en considération le fait que l'utilisation du riz en Allemagne augmen-
terait comme suite à une reprise de la vie économique dans ce pays même, il devrait
être possible que l'Allemagne achète une plus grande partie de ses besoins en riz
à cette colonie française. A cette occasion il faut dire que comme objet d'échange
l'Allemagne pourrait livrer des silos (1). Il est connu qu'une très grande partie de
la moisson du riz menace de pourrir puisque l'économie de l'Indochine souffre d'un
manque de possibilités de stockage pour ce produit. De tels silos, ainsi que les ma-
chines coloniales qui sont nécessaires à la production du riz, pourraient être fournis
par l'Allemagne dans la meilleure qualité.
En 1934 l'Allemagne achetait du maïs et du « dari » pour 23.778.000 RM
(3.883.305 quintaux métriques) et de cette quantité seulement pour 646.000 RM
(96,427 quintaux métriques) en provenance de l'Indochine. Comme l'Allemagne a
un très grand besoin de ces produits pour la nourriture des bestiaux et étant donné
que ce besoin ne se réduira pas pour l'avenir, ici encore une possibilité serait
donnée, par un échange en produits finis, pour augmenter le volume d'affaires entre
ces deux pays.
L'exportation indochinoise de poissons et de produits de poissons va principale-
ment à Singapour et à Hongkong. Quoique l'Allemagne importe de ces produits
d'importantes quantités de différents Etats, il est douteux que sur la base de h
situation actuelle de l'exploitation industrielle des poissons en Indochine, une expor-
tation vers l'Allemagne soit possible. L'Allemagne n'aurait intérêt à importer ces
produits que si ceux-ci étaient fabriqués selon le goût du marché allemand.
Un très important produit d'exportation indochinois est le charbon, mais celui-ci
ne peut être pris en considération puisque l'Allemagne n'a aucun besoin d'importer
ce produit.
(i) Nous pouvons ajouter que la question très importante des silos dans les colonies
françaises (Indochine, Afrique Occidentale, etc.) n'a jamais été étudiée à fond par l'in-
dustrie française. (Note de la Rédaction).
ép ices, étain, thé, gomme-laque, peaux, ciment et caoutchouc. De l'étranger par
contre on a acheté en premier lieu des tissus en coton et en soie, du coton brut,
du fer et de l'acier, de la quincaillerie, des machines et de l'outillage, des auto-
mobiles, des bicyclettes, des produits chimiques, de la porcelaine, des produits
en caoutchouc et des sacs en jute. On peut constater, qu'en dehors du coton,
l'Allemagne serait en mesure de livrer toutes les marchandises nécessaires à
l'Indochine. Mais, comme toutefois aujourd'hui dans les relations commerciales
internationales la réciprocité joue le premier rôle, il faut considérer que les pro-
duits naturels de l'Indochine pourraient être importés en Allemagne dans une me-
sure bien plus importante.
En premier lieu l'Indochine devrait être intéressée à exporter plus de riz en
Allemagne. La vie économique totale dépend dans une très grande mesure de
ce produit et subissait dans les derniers temps une régression puisque les débou-
chés n'étaient pas suffisants sur les marchés étrangers. L'Allemagne a acheté en
totalité en 1934 du riz non poli pour une valeur de 18.145.000 RM (2.231.337
quintaux métriques) et de cette quantité seulement pour 4.000 RM (427 quintaux
métriques) en Indochine. Dans la même année, l'Allemagne a acheté du riz poli
pour une valeur de 9.024.000 RM (644.688 quintaux métriques) et pour
642.000 RM (96.000 quintaux métriques) en Indochine.
En prenant en considération le fait que l'utilisation du riz en Allemagne augmen-
terait comme suite à une reprise de la vie économique dans ce pays même, il devrait
être possible que l'Allemagne achète une plus grande partie de ses besoins en riz
à cette colonie française. A cette occasion il faut dire que comme objet d'échange
l'Allemagne pourrait livrer des silos (1). Il est connu qu'une très grande partie de
la moisson du riz menace de pourrir puisque l'économie de l'Indochine souffre d'un
manque de possibilités de stockage pour ce produit. De tels silos, ainsi que les ma-
chines coloniales qui sont nécessaires à la production du riz, pourraient être fournis
par l'Allemagne dans la meilleure qualité.
En 1934 l'Allemagne achetait du maïs et du « dari » pour 23.778.000 RM
(3.883.305 quintaux métriques) et de cette quantité seulement pour 646.000 RM
(96,427 quintaux métriques) en provenance de l'Indochine. Comme l'Allemagne a
un très grand besoin de ces produits pour la nourriture des bestiaux et étant donné
que ce besoin ne se réduira pas pour l'avenir, ici encore une possibilité serait
donnée, par un échange en produits finis, pour augmenter le volume d'affaires entre
ces deux pays.
L'exportation indochinoise de poissons et de produits de poissons va principale-
ment à Singapour et à Hongkong. Quoique l'Allemagne importe de ces produits
d'importantes quantités de différents Etats, il est douteux que sur la base de h
situation actuelle de l'exploitation industrielle des poissons en Indochine, une expor-
tation vers l'Allemagne soit possible. L'Allemagne n'aurait intérêt à importer ces
produits que si ceux-ci étaient fabriqués selon le goût du marché allemand.
Un très important produit d'exportation indochinois est le charbon, mais celui-ci
ne peut être pris en considération puisque l'Allemagne n'a aucun besoin d'importer
ce produit.
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françaises (Indochine, Afrique Occidentale, etc.) n'a jamais été étudiée à fond par l'in-
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