Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1899-06-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 juin 1899 05 juin 1899
Description : 1899/06/05 (A3,N30,T4). 1899/06/05 (A3,N30,T4).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6418297x
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
324 REVUE DES CULTURES COLONIALES
vent servir de guide dans le choix des matières fertilisantes propres à restituer au
sol les éléments qu'il a perdus.
Enréalité, l'olivier, qui constitue pour nous une culture de premier ordre, n'a
pas été complètement oublié par les auteurs qui se sont occupés de ces questions
agricoles ; mais les données que l'on -possède à son égard sont trop peu nom-
breuses et même trop incomplètes, pour que l'on puisse établir le bilan de ce qui
lui est nécessaire et des pertes qu'il subit. A notre connaissance, les recherches les
plus importantes sur ce sujet sont celles de Bechi (1), beaucoup plus complètes que
les travaux de Miiller, Durocher et Malaguti, Audoynaud, Roussille, Gasparin)
etc'., car aucune partie de l'olivier n'a été délaissée dans mon étude. Cependant,
pour ce qui concerne la détermination des principes soustraits à la plante par
les récoltes, la taille, etc., les données même de Bechi sont insuftîsantés, si l'on
veut se rapprocher le plus possible de la vérité. Il n'a pas indiqué, d'une manière
précise, l'état de dessiccation des matières soumises à l'analyse et le rapport du
poids sec au poids frais pour les différentes parties du végétal ; cependant, c'est
à ce dernier état qu'il est le plus facile, pour le cultivateur, d'en évaluer la quan-
tité. Bechi n'a pas non plus déterminé le rapport entre le bois, l'aubier- et
l'écorce, et il semble pour le moins douteux, qu'il ait joint au gros bois les
ramilles, qui forment la partie soustraite en plus grande quantité au végétal, par
l'opération de la taille.
L'auteur dit, en effet, que le bois soumis à l'analyse provenait d'une grosse et
jeune branche, coupée en février, qui a été réduite en sciure et desséchée à 100°.
Il ne donne aucun renseignement sur le bois lui-même à l'état naturel, et pour
appliquer les résultats analytiques trouvés, il admet en se basant sur l'apprécia-
tion de nombreux auteurs, qu'un olivier vigoureux et bien taillé, cultivé dans un
sol à sa convenance, produit environ 60 kilogrammes de bois de toutes sortes, à
l'état sec.
Nous ne pouvons naturellement pas accepter ces chiffres au sens absolu,
puisque la quantité de bois et de ramilles produite par un olivier diffère, non
seulement pour des arbres placés dans des conditions diverses, mais d'un indi-
vidu à l'autre, pour des sujets de la même variété, également âgés, soumis à un
régime unique de taille et de culture. Les recherches de Bechi ont, en outre, le
gros inconvénient de ne pouvoir s'appliquer à une région donnée qu'en répétant
chaque fois toute une délicate manipulation ; il faut déterminer pour cette région
le poids moyen des feuilles et du bois, par olivier, à l'état frais, puis dessécher à
100° un échantillon qui présente, entre les diverses parties de son petit volume,
les rapports qui existent entre les rameaux de différentes grosseurs et les feuilles
de la production tout entière.
Mais il ya plus, l'idée de Bechi, ainsi que le fait observer Caruso, ne peut pas
s'appliquer aux oliviers se trouvant dans une période stationnaire. Il serait faux,
en effet, de considérer comme perte réelle subie par le sol les éléments enfermés
dans la production annuelle de bois et de feuilles. Il ne faut tenir compte que des
parties exportées par la taille et la récolte, ou soustraites par les accidents.
L'analyse doit donc s'occuper surtout des ramilles menues ou demi-grosses, de
1 à 5 ou 6 ans, rarement des plus âgées. Il ne semble pas que ce soit là ce qu'a
fait Bechi, car, ainsi que nous l'avons fait remarquer précédemment, il n'aurait
analysé que le gros bois. Quant aux feuilles, il n'est pas dit si elles ont été des-
(1) E. BECHI. Saggi di esperienze agrarie.Fas. I, 1810.
vent servir de guide dans le choix des matières fertilisantes propres à restituer au
sol les éléments qu'il a perdus.
Enréalité, l'olivier, qui constitue pour nous une culture de premier ordre, n'a
pas été complètement oublié par les auteurs qui se sont occupés de ces questions
agricoles ; mais les données que l'on -possède à son égard sont trop peu nom-
breuses et même trop incomplètes, pour que l'on puisse établir le bilan de ce qui
lui est nécessaire et des pertes qu'il subit. A notre connaissance, les recherches les
plus importantes sur ce sujet sont celles de Bechi (1), beaucoup plus complètes que
les travaux de Miiller, Durocher et Malaguti, Audoynaud, Roussille, Gasparin)
etc'., car aucune partie de l'olivier n'a été délaissée dans mon étude. Cependant,
pour ce qui concerne la détermination des principes soustraits à la plante par
les récoltes, la taille, etc., les données même de Bechi sont insuftîsantés, si l'on
veut se rapprocher le plus possible de la vérité. Il n'a pas indiqué, d'une manière
précise, l'état de dessiccation des matières soumises à l'analyse et le rapport du
poids sec au poids frais pour les différentes parties du végétal ; cependant, c'est
à ce dernier état qu'il est le plus facile, pour le cultivateur, d'en évaluer la quan-
tité. Bechi n'a pas non plus déterminé le rapport entre le bois, l'aubier- et
l'écorce, et il semble pour le moins douteux, qu'il ait joint au gros bois les
ramilles, qui forment la partie soustraite en plus grande quantité au végétal, par
l'opération de la taille.
L'auteur dit, en effet, que le bois soumis à l'analyse provenait d'une grosse et
jeune branche, coupée en février, qui a été réduite en sciure et desséchée à 100°.
Il ne donne aucun renseignement sur le bois lui-même à l'état naturel, et pour
appliquer les résultats analytiques trouvés, il admet en se basant sur l'apprécia-
tion de nombreux auteurs, qu'un olivier vigoureux et bien taillé, cultivé dans un
sol à sa convenance, produit environ 60 kilogrammes de bois de toutes sortes, à
l'état sec.
Nous ne pouvons naturellement pas accepter ces chiffres au sens absolu,
puisque la quantité de bois et de ramilles produite par un olivier diffère, non
seulement pour des arbres placés dans des conditions diverses, mais d'un indi-
vidu à l'autre, pour des sujets de la même variété, également âgés, soumis à un
régime unique de taille et de culture. Les recherches de Bechi ont, en outre, le
gros inconvénient de ne pouvoir s'appliquer à une région donnée qu'en répétant
chaque fois toute une délicate manipulation ; il faut déterminer pour cette région
le poids moyen des feuilles et du bois, par olivier, à l'état frais, puis dessécher à
100° un échantillon qui présente, entre les diverses parties de son petit volume,
les rapports qui existent entre les rameaux de différentes grosseurs et les feuilles
de la production tout entière.
Mais il ya plus, l'idée de Bechi, ainsi que le fait observer Caruso, ne peut pas
s'appliquer aux oliviers se trouvant dans une période stationnaire. Il serait faux,
en effet, de considérer comme perte réelle subie par le sol les éléments enfermés
dans la production annuelle de bois et de feuilles. Il ne faut tenir compte que des
parties exportées par la taille et la récolte, ou soustraites par les accidents.
L'analyse doit donc s'occuper surtout des ramilles menues ou demi-grosses, de
1 à 5 ou 6 ans, rarement des plus âgées. Il ne semble pas que ce soit là ce qu'a
fait Bechi, car, ainsi que nous l'avons fait remarquer précédemment, il n'aurait
analysé que le gros bois. Quant aux feuilles, il n'est pas dit si elles ont été des-
(1) E. BECHI. Saggi di esperienze agrarie.Fas. I, 1810.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
-
-
Page
chiffre de pagination vue 4/32
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6418297x/f4.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6418297x/f4.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6418297x/f4.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6418297x
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://numba.cirad.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6418297x
Facebook
Twitter