Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1931-11-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 novembre 1931 01 novembre 1931
Description : 1931/11/01 (A6,N71)-1931/11/30. 1931/11/01 (A6,N71)-1931/11/30.
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63847387
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
REVUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX 567
sement avec les essences les plus appropriées (tamaris, peupliers, acacias, robi-
niers, eucalyptus), poursuivis sur une étendue d'environ 2.600 hectares, protègent
contre l'invasion des sables les zones des concessions.
ELEVAGE
Dans les steppes de la Libye existe l' art pastoral avec ses formes typiques des
pays arides, adaptées au milieu. L'extension de l'agriculture pourra le limiter et
les méthodes modernes le perfectionner en qualité; mais il restera toujours une
grande abondance de terrains propres à cette forme d'exploitation, de même que
la forme typique d'organisation pastorale, même avec la collaboration des Euro-
péens, restera substantiellement invariable. C'est une conséquence de la qualité
des steppes qui, maigres et pelés — car les saisons et les pluies varient suivant
les lieux, — ne permettent pas un séjour prolongé au même endroit et obligent à
se déplacer. Parfois ces déplacements ont lieu dans des limites restreintes, comme
parmi les populations à nomadisme temporaire, mais ils prennent souvent des pro-
portions bien plus vastes, comme entre le Djebel et la Djefara, entre le Djebel et
la Ghibla.
Les principaux élevages de bestiaux (recensement du 30 avril 1928) sont repré-
sentés par la race ovine et la race caprine (841.116 têtes), très appréciées pour
leur viande, leurs peaux, leur laine et pour le lait employé dans la fabrication
du beurre; par la race bovine (48.075 têtes) qui donne une contribution considé-
rable au commerce des peaux, travaillées dans les tanneries locales; par les cha-
meaux (dromadaires) qui, au nombre de 43.000, représentent l'unique moyen de
transport et de communication à travers les dunes et les steppes. Pour les chevaux,
mulets et ânes, le contingent est de 38.073 têtes.
L'élevage du ver à soie est pratiqué avec profit; pour intensifier la production
des cocons, on étend les plantations de mûriers (Tadjoura, Tripoli).
PÊCHE
Importantes sont les deux industries de la pêche des éponges et de la pêche
des thons. Le produit de la première n'est pas de qualité aussi appréciée qu'en
Cyrénaïque, mais est très abondant. Dans la campagne 1930, on a péché 103.010
kilos d épongés qui ont été vendus sur le marché de Tripoli pour une valeur-de
10.301.850 lire.
En 1930, la pêche des thons, dans laquelle sont investis environ 30 millions
de lire, a été exercée par 10 pêcheries qui ont capturé 6.932 thons (chiffre infé-
rieur de 1.292 à celui de 1929), pour une valeur de 4.677.500 lire. Il y a lieu
de noter que pour cette pêche la Tripolitaine se place en tête des autres pays
méditerranéens : Sicile (4.472 thons), Tunisie (4.279), Sardaigne (2.835), Cyré-
naïque (315).
L'industrie de la préparation du thon en boîtes et de ses sous-produits est parti-
culièrement favorisée par des mesures d' ordre douanier (importation temporaire
de l'huile et du fer-blanc pour la confection des boîtes), afin de la mettre à même
de placer avantageusement dans le royaume le produit colonial en concurrence
avec le produit étranger (espagnol et portugais).
sement avec les essences les plus appropriées (tamaris, peupliers, acacias, robi-
niers, eucalyptus), poursuivis sur une étendue d'environ 2.600 hectares, protègent
contre l'invasion des sables les zones des concessions.
ELEVAGE
Dans les steppes de la Libye existe l' art pastoral avec ses formes typiques des
pays arides, adaptées au milieu. L'extension de l'agriculture pourra le limiter et
les méthodes modernes le perfectionner en qualité; mais il restera toujours une
grande abondance de terrains propres à cette forme d'exploitation, de même que
la forme typique d'organisation pastorale, même avec la collaboration des Euro-
péens, restera substantiellement invariable. C'est une conséquence de la qualité
des steppes qui, maigres et pelés — car les saisons et les pluies varient suivant
les lieux, — ne permettent pas un séjour prolongé au même endroit et obligent à
se déplacer. Parfois ces déplacements ont lieu dans des limites restreintes, comme
parmi les populations à nomadisme temporaire, mais ils prennent souvent des pro-
portions bien plus vastes, comme entre le Djebel et la Djefara, entre le Djebel et
la Ghibla.
Les principaux élevages de bestiaux (recensement du 30 avril 1928) sont repré-
sentés par la race ovine et la race caprine (841.116 têtes), très appréciées pour
leur viande, leurs peaux, leur laine et pour le lait employé dans la fabrication
du beurre; par la race bovine (48.075 têtes) qui donne une contribution considé-
rable au commerce des peaux, travaillées dans les tanneries locales; par les cha-
meaux (dromadaires) qui, au nombre de 43.000, représentent l'unique moyen de
transport et de communication à travers les dunes et les steppes. Pour les chevaux,
mulets et ânes, le contingent est de 38.073 têtes.
L'élevage du ver à soie est pratiqué avec profit; pour intensifier la production
des cocons, on étend les plantations de mûriers (Tadjoura, Tripoli).
PÊCHE
Importantes sont les deux industries de la pêche des éponges et de la pêche
des thons. Le produit de la première n'est pas de qualité aussi appréciée qu'en
Cyrénaïque, mais est très abondant. Dans la campagne 1930, on a péché 103.010
kilos d épongés qui ont été vendus sur le marché de Tripoli pour une valeur-de
10.301.850 lire.
En 1930, la pêche des thons, dans laquelle sont investis environ 30 millions
de lire, a été exercée par 10 pêcheries qui ont capturé 6.932 thons (chiffre infé-
rieur de 1.292 à celui de 1929), pour une valeur de 4.677.500 lire. Il y a lieu
de noter que pour cette pêche la Tripolitaine se place en tête des autres pays
méditerranéens : Sicile (4.472 thons), Tunisie (4.279), Sardaigne (2.835), Cyré-
naïque (315).
L'industrie de la préparation du thon en boîtes et de ses sous-produits est parti-
culièrement favorisée par des mesures d' ordre douanier (importation temporaire
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avec le produit étranger (espagnol et portugais).
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