Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1931-06-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 juin 1931 01 juin 1931
Description : 1931/06/01 (A6,N66)-1931/06/30. 1931/06/01 (A6,N66)-1931/06/30.
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6384734k
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
it:. i 'W'
338 REyUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX
( La production agricole
Sur une étendue de près de 600.000 kilomètres carrés qui constitue l'en-
semble du territoire de Madagascar, la superficie cultivée est d'environ
1.500.000 hectares, c'est-à-dire à peine le quarantième du total. L'important
cheptel bovin de plus de 8.000.000 de têtes occupe, par ailleurs, des parcours
d'autant plus grand que l'élevage tel que le pratiquent les indigènes, uniques
propriétaires des troupeaux, utilise mal les pâturages naturels qui ne reçoivent
aucune amélioration. De grandes étendues de la région centrale constituent les
terres rouges latérisées impropres à la culture et la grande forêt orientale couvre
une partie du versant Est ; il n'en reste pas moins plusieurs centaines de mil-
liers d'hectares aptes à la culture, en particulier, dans la plupart des grandes
plaine alluvionnaires de l'Ouest où l'irrigation permet d'abondantes récoltes.
Les plaines basses du versant oriental sont, avec les plaines du Nord-Ouest,
la partie la plus colonisée du pays, les exploitations européennes y produisent
le café, la vanille, le sucre, le manioc et ses produits fabriqués, le coprah et
les huiles essentielles : girofle,. ylang-ylang, lemon grass. La petite culture
indigène, également très développée, obtient sensiblement les mêmes produits
ainsi que le girofle, s'ajoutant aux cultures vivrières, dépassant de peu les besoins
locaux.
Le plateau central n'a pas d'exploitations européennes. La nécessité de
cultures s'adaptant aux conditions tempérées du climat, lourdement grevées
des frais de transport jusqu'à la côte, la difficulté de trouver des terres fertiles
étendues déjà occupées par les indigènes, ont découragé les colons.
La production indigène comporte surtout les denrées nécessaires à l' alimen-
tation : riz, manioc, haricots, maïs, patates, arachides dont une partie est
vendue au commerce. Le tabac, d'abord fait pour les besoins locaux, est
devenu, grâce aux agents de la Régie française, une importante culture d'ex-
portation.
La partie occidentale de l'Ile, bien que la plus fertile, est la moins cultivée.
Les domaines européens y sont peu nombreux, abstraction faite du beau noyau
de colonisation du Nord-Ouest (Mahavavy Sambirano) et de la vallée de la
Betsiboka. Dans le premier centre, les grandes exploitations conduites métho-
diquement alimentent les exportations de manioc sec près de la moitié du
total, coprah, essences d'Ylang-ylang et de lemon grass et même vanille. La
colonisation de la Betsiboka s'est largement orientée vers la riziculture en mé-
tayage avec l'indigène, sa production, jointe à celle des autochtones, fournit
au port de Majunga, près de la moitié du tonnage des riz exportés de la
Colonie,
Les indigènes du versant occidental sont surtout des pasteurs, ils possèdent
presque la totalité du cheptel bovin de la Colonie ; par contre, ils cultivent
peu et la production du riz et des pois du Cap revient, pour une très large
part, aux nombreux immigrés venus de la région centrale.
338 REyUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX
( La production agricole
Sur une étendue de près de 600.000 kilomètres carrés qui constitue l'en-
semble du territoire de Madagascar, la superficie cultivée est d'environ
1.500.000 hectares, c'est-à-dire à peine le quarantième du total. L'important
cheptel bovin de plus de 8.000.000 de têtes occupe, par ailleurs, des parcours
d'autant plus grand que l'élevage tel que le pratiquent les indigènes, uniques
propriétaires des troupeaux, utilise mal les pâturages naturels qui ne reçoivent
aucune amélioration. De grandes étendues de la région centrale constituent les
terres rouges latérisées impropres à la culture et la grande forêt orientale couvre
une partie du versant Est ; il n'en reste pas moins plusieurs centaines de mil-
liers d'hectares aptes à la culture, en particulier, dans la plupart des grandes
plaine alluvionnaires de l'Ouest où l'irrigation permet d'abondantes récoltes.
Les plaines basses du versant oriental sont, avec les plaines du Nord-Ouest,
la partie la plus colonisée du pays, les exploitations européennes y produisent
le café, la vanille, le sucre, le manioc et ses produits fabriqués, le coprah et
les huiles essentielles : girofle,. ylang-ylang, lemon grass. La petite culture
indigène, également très développée, obtient sensiblement les mêmes produits
ainsi que le girofle, s'ajoutant aux cultures vivrières, dépassant de peu les besoins
locaux.
Le plateau central n'a pas d'exploitations européennes. La nécessité de
cultures s'adaptant aux conditions tempérées du climat, lourdement grevées
des frais de transport jusqu'à la côte, la difficulté de trouver des terres fertiles
étendues déjà occupées par les indigènes, ont découragé les colons.
La production indigène comporte surtout les denrées nécessaires à l' alimen-
tation : riz, manioc, haricots, maïs, patates, arachides dont une partie est
vendue au commerce. Le tabac, d'abord fait pour les besoins locaux, est
devenu, grâce aux agents de la Régie française, une importante culture d'ex-
portation.
La partie occidentale de l'Ile, bien que la plus fertile, est la moins cultivée.
Les domaines européens y sont peu nombreux, abstraction faite du beau noyau
de colonisation du Nord-Ouest (Mahavavy Sambirano) et de la vallée de la
Betsiboka. Dans le premier centre, les grandes exploitations conduites métho-
diquement alimentent les exportations de manioc sec près de la moitié du
total, coprah, essences d'Ylang-ylang et de lemon grass et même vanille. La
colonisation de la Betsiboka s'est largement orientée vers la riziculture en mé-
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Colonie,
Les indigènes du versant occidental sont surtout des pasteurs, ils possèdent
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