Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1931-05-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 mai 1931 01 mai 1931
Description : 1931/05/01 (A6,N65)-1931/05/31. 1931/05/01 (A6,N65)-1931/05/31.
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Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63847335
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
REVUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX 297
Le matériel moderne
dans les exploitations forestières coloniales
<
I. — TECHNIQUE MODERNE
Les salaires de plus en plus élevés de la main-d'œuvre indigène et des euro-
péens, les difficultés de recrutement, le nombre toujours croissant des entreprises
à gros capitaux, conduisent les Sociétés Forestières et les Exploitants à une
technique à laquelle ils n'étaient pas habitués. Question commerciale d'une part,
autre mode d'exploitation d'autre part. Autrefois, les demandes en certaines
essences, telles que l'Acajou pour l'ébénisterie, l'Okoumé pour les déroulages,
étaient suffisamment nombreuses pour maintenir des cours élevés. Par ailleurs, le
bon marché de la main-d' œuvre était tel que l'exploitant n'avait pas à surveiller
de trop près son prix de revient et cherchait surtout à sortir le maximum de ton-
nage par le moyen qui lui semblait le moins onéreux : à bras d'hommes. La direc-
tion d'une exploitation forestière se résumait en une question d'énergie et de *111-
veillance. L'étude du prix de revient, approfondie, serrée, ainsi qu' elle est com-
prise dans les industries développées, n'avait pas à ên-e entreprise de la même
façon. Actuellement, le problème change de face. Il y a lutte pour la vente. Il
y a lutte pour la main-d'œuvre. Partant, il y a lutte pour le prix de revient. En
dehors de la crise actuelle, c'est normal; le même cas s'est produit dans toutes
les industries. La question se pose de la façon suivante : a) Comment intensifier
la vente en même temps que la production ? b) Comment diminuer !e prix de
revient ?
INTENSIFIER LA VENTE EN MÊME TEMPS QUE LA PRODUCTION. — Le ?ujet a
été souvent admirablement traité. Le service des Bois de l'Agence Générale des
Colonies, différentes associations privées, les Chambres de Commerce coloniales,
s' y appliquent sans cesse. Ces efforts doivent être suivis par les intéressés
directs, qui doivent en outre pousser à une très belle présentation des billes, à ta
vente de bois débité, à intensifier le nombre des essences commerciales.
Pour la présentation des billes en rondins ou équarris, il y a lieu, en accord
avec les acheteurs, d'établir une classification avant le départ des lots, suivant les
diamètres ou les dimensions. Nous en avons donné le détail dans nos dernières
études (1). Tous ces lots, de premier choix, ne devront comprendre que des billes
impeccables. Longueur, quatre mètres au minimum. Rondins parfaitement droits,
cylindriques et réguliers. Pas ou peu de fentes et celles-ci retenues par des esses.
Equarris absolument droits, faces très régulières. A ce sujet signalons que ce sont
les acheteurs américains qui sont dans le vrai : un rondin non parfaitement cylin-
(1) N° 60 de la Revue : Organisation d'une grande exploitation d'Okoumé au Gabon. -
N° 64 de la Revue : Une exploitation forestière en Côte d'Ivoire.
Le matériel moderne
dans les exploitations forestières coloniales
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I. — TECHNIQUE MODERNE
Les salaires de plus en plus élevés de la main-d'œuvre indigène et des euro-
péens, les difficultés de recrutement, le nombre toujours croissant des entreprises
à gros capitaux, conduisent les Sociétés Forestières et les Exploitants à une
technique à laquelle ils n'étaient pas habitués. Question commerciale d'une part,
autre mode d'exploitation d'autre part. Autrefois, les demandes en certaines
essences, telles que l'Acajou pour l'ébénisterie, l'Okoumé pour les déroulages,
étaient suffisamment nombreuses pour maintenir des cours élevés. Par ailleurs, le
bon marché de la main-d' œuvre était tel que l'exploitant n'avait pas à surveiller
de trop près son prix de revient et cherchait surtout à sortir le maximum de ton-
nage par le moyen qui lui semblait le moins onéreux : à bras d'hommes. La direc-
tion d'une exploitation forestière se résumait en une question d'énergie et de *111-
veillance. L'étude du prix de revient, approfondie, serrée, ainsi qu' elle est com-
prise dans les industries développées, n'avait pas à ên-e entreprise de la même
façon. Actuellement, le problème change de face. Il y a lutte pour la vente. Il
y a lutte pour la main-d'œuvre. Partant, il y a lutte pour le prix de revient. En
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les industries. La question se pose de la façon suivante : a) Comment intensifier
la vente en même temps que la production ? b) Comment diminuer !e prix de
revient ?
INTENSIFIER LA VENTE EN MÊME TEMPS QUE LA PRODUCTION. — Le ?ujet a
été souvent admirablement traité. Le service des Bois de l'Agence Générale des
Colonies, différentes associations privées, les Chambres de Commerce coloniales,
s' y appliquent sans cesse. Ces efforts doivent être suivis par les intéressés
directs, qui doivent en outre pousser à une très belle présentation des billes, à ta
vente de bois débité, à intensifier le nombre des essences commerciales.
Pour la présentation des billes en rondins ou équarris, il y a lieu, en accord
avec les acheteurs, d'établir une classification avant le départ des lots, suivant les
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les acheteurs américains qui sont dans le vrai : un rondin non parfaitement cylin-
(1) N° 60 de la Revue : Organisation d'une grande exploitation d'Okoumé au Gabon. -
N° 64 de la Revue : Une exploitation forestière en Côte d'Ivoire.
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