Titre : Revue internationale des produits coloniaux
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1931-02-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343784169
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 7259 Nombre total de vues : 7259
Description : 01 février 1931 01 février 1931
Description : 1931/02/01 (A6,N62)-1931/02/28. 1931/02/01 (A6,N62)-1931/02/28.
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6384730x
Source : CIRAD, 2012-231858
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
REVUE INTERNATIONALE DES PRODUITS COLONIAUX 65
Le cacao, le thé et la vanille
et le marché turc
Les exportateurs de produits coloniaux ont quelque intérêt à suivre avec attention
l'évolution de la Turquie nouvelle dans ses industries et dans ses usages.
Deux faits sont les indices d'une intéressante transformation.
A Constantinople s'est installée une chocolaterie en grand : elle est pourvue de
l'outillage perfectionné sur le type des fabriques françaises ou suisses. Son équipe-
ment la met en situation de livrer à la consommation 300.000 kilos de chocolat par
an; elle s'est annexé la fabrication de bonbons de toutes sortes. La société turque
est, on le sait, assez friande de ces douceurs. A n'en point douter, là pareillement,
le temps fera son oeuvre, favorisé par l'humaine et peut-être plus encore orientale
gourmandise pour les sucreries. La consommation croîtra et la fabrication obéira
au mouvement de propagation : d'autres installations surgiront.
L'initiative prise à Constantinople ne marque-t-elle pas le moment pour notre
commerce de présenter le produit que l'usine ne saurait trouver parmi les ressources
naturelles de la contrée et que certaines de nos colonies possèdent : le cacao ?
Telles sont nos Antilles, nos plantations de l'Afrique occidentale et équatoriale.
Ces qualités soutiendront-elles la comparaison avec les Vénézuéla, avec les Gold
Coast, avec les San- Thome ? C'est une question de culture.
L'importance des améliorations à préconiser, les possibilités d'atteindre les dé-
bouchés nouveaux entrent dans les préoccupations et les prévisions des gouverneurs
généraux. Les exploitants de nos colonies trouvent ici une excellente occasion de
fournir un nouveau marché.
Comment le cacao serat-il introduit ? Brut ou semi ouvré, fève torréfiée en
poudre raffinée ? C'est là, une question technique.
Une conséquence commerciale est à retenir : le cacao sera accompagné d'un
autre produit colonial : la vanille, condiment du chocolat des plus appréciés pour
son arôme. Les provenances de la Réunion, de nos Comores ne font-elles pas
prime et Madagascar n'est-elle pas en mesure de compléter les approvisionnements'
Le cacao appellera sur les marchés turcs la vanille pour satisfaire aux besoins
de la chocolaterie actuellement naissante et qui ira bientôt progressant. Elle sera
stimulée par le goût et la mode.
Un autre produit exotique n'a-t-il pas eu une fortune pareille : le thé ? Dans
les usages de la vie journalière, en société ou en famille, en Algérie, en Tunisie,
au Maroc, il a conquis un rang important aux côtés du café. Lui aussi il a attiré
dans sa préparation queques aromates. En Turquie il a droit de cité et il le doit
à l'Européen.
Notre thé d'Indochine a gagné une clientèle marocaine.
Le cacao, le thé et la vanille
et le marché turc
Les exportateurs de produits coloniaux ont quelque intérêt à suivre avec attention
l'évolution de la Turquie nouvelle dans ses industries et dans ses usages.
Deux faits sont les indices d'une intéressante transformation.
A Constantinople s'est installée une chocolaterie en grand : elle est pourvue de
l'outillage perfectionné sur le type des fabriques françaises ou suisses. Son équipe-
ment la met en situation de livrer à la consommation 300.000 kilos de chocolat par
an; elle s'est annexé la fabrication de bonbons de toutes sortes. La société turque
est, on le sait, assez friande de ces douceurs. A n'en point douter, là pareillement,
le temps fera son oeuvre, favorisé par l'humaine et peut-être plus encore orientale
gourmandise pour les sucreries. La consommation croîtra et la fabrication obéira
au mouvement de propagation : d'autres installations surgiront.
L'initiative prise à Constantinople ne marque-t-elle pas le moment pour notre
commerce de présenter le produit que l'usine ne saurait trouver parmi les ressources
naturelles de la contrée et que certaines de nos colonies possèdent : le cacao ?
Telles sont nos Antilles, nos plantations de l'Afrique occidentale et équatoriale.
Ces qualités soutiendront-elles la comparaison avec les Vénézuéla, avec les Gold
Coast, avec les San- Thome ? C'est une question de culture.
L'importance des améliorations à préconiser, les possibilités d'atteindre les dé-
bouchés nouveaux entrent dans les préoccupations et les prévisions des gouverneurs
généraux. Les exploitants de nos colonies trouvent ici une excellente occasion de
fournir un nouveau marché.
Comment le cacao serat-il introduit ? Brut ou semi ouvré, fève torréfiée en
poudre raffinée ? C'est là, une question technique.
Une conséquence commerciale est à retenir : le cacao sera accompagné d'un
autre produit colonial : la vanille, condiment du chocolat des plus appréciés pour
son arôme. Les provenances de la Réunion, de nos Comores ne font-elles pas
prime et Madagascar n'est-elle pas en mesure de compléter les approvisionnements'
Le cacao appellera sur les marchés turcs la vanille pour satisfaire aux besoins
de la chocolaterie actuellement naissante et qui ira bientôt progressant. Elle sera
stimulée par le goût et la mode.
Un autre produit exotique n'a-t-il pas eu une fortune pareille : le thé ? Dans
les usages de la vie journalière, en société ou en famille, en Algérie, en Tunisie,
au Maroc, il a conquis un rang important aux côtés du café. Lui aussi il a attiré
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