Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-12-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 décembre 1900 05 décembre 1900
Description : 1900/12/05 (A4,N66,T7). 1900/12/05 (A4,N66,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k63783701
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
726 REVUE DES CULTURES COLONIALES
Engrais. — A Maurice, il n'est plus nécessaire de démontrer l'influence des
engrais chimiques sur la végétation des plantes cultivées et particulièrement de
la cànne à sucre : aussi dans les champs d'expériences les témoins réels, c'est-à-
dire les parcelles qui n'ont rien reçu, sont rares ; et celles qui remplissent cet oflice
sont celles qui ont reçu un mélange quelconque dont on juge l'effet en les com-
parant à d'autres. Il s'agit surtout de montrer la valeur exacte des produits chi-
miques employés, car à Maurice, comme ici, on est tenté d'accorder à certaines
matières fertilisantes une valeur supérieure à d'autres ; la raison scientifique con-
damne cette manière absolue de voir, et il était du devoir du Directeur de la
Station de combattre par l'expérience rigoureuse cette opinion préjudiciable à
l'économie agricole. Il nous semble qu'avec les essais entrepris depuis 1894 et
qui comprend sept coupes de cannes et trois variétés, M. Bonâme est arrivé à
démontrer clairement que dans le choix des engrais on doit surtout avoir égard
à celui qui fournit chaque élément fertilisant au plus bas prix et non s'en tenir à
telle ou telle combinaison, quels qu'en soient le prix et l'époque où l'on en fait l'a-
chat. Cela est d'une grande importance, car il y a des écarts considérables souvent
entre les formes du même principe fertilisant, écarts qui vont du simple au double,
par exemple pour l'acide phosphorique insoluble et l'acide phosphorique soluble.
La place nous manque pour reproduire ici tous les tableaux des champs d'ex-
périences dont il est question dans le présent rapport, et puis nous préférons
synthétiser tous les chiffres obtenus pour ne point fatiguer la vue et en dégager
mieux la triple vérité qui se résume en ceci : 1° Il n'y a pas de différence sensible
entre la forme d'azote ammoniacal, organique et nitrique pour la production
brute de la canne, aussi bien que pour la production du sucre ; s'il y a pourtant
une différence entre les effets produits, elle est en faveur du sulfate d'ammonia-
que sur le sang desséché et du sang desséché sur le nitrate de soude, ce qui
concorde avec les résultats obtenus ailleurs, à la Louisiane par exemple, comme
on le saura plus loin dans le rapport de M. Stubbs. 2° Il n'y a pas de différence
appréciable entre les effets produits par l'acide phosphorique soluble dans l'eau,
le citrate d'ammoniaque et l'acide phosphorique insoluble; quand il s'agit d'en-
grais phosphatés, l'agriculteur n'a donc qu'à voir le côté économique qui lui fera
acheter le phosphate précipité et le guano phosphaté de préférence au super-
phosphate qu'il ne faut pas exclure totalement des mélanges, mais dont l'on peut
réduire une forte porportion. Si, au lieu de représenter la valeur des engrais par des
nombres relatifs, nous avions pris leur valeur pécuniaire, on aurait vu que l'écart
est encore plus sensible que celui que l'on constate. 3° Si dans un mélange d'en-
grais destiné à la canne pauvre en potasse on augmente tour à tour d'un tiers
les doses d'acide phosphorique, d'azote et de potasse, c'est ce dernier élément
qui produit le plus d'effet parce qu'il fait plus défaut dans nos sols que l'acide
phosphorique et que l'azote. Ce dernier point n'est pas très mis en évidence pour
la raison sans doute que les sols où on a expérimenté ne sont pas excessivement
riches en acide phosphorique et en azote comme beaucoup des nôtres; mais il
montre toujours que la potasse a une action sensible sur la venue de la canne à
sucre. il
Ce qu'il y a d'excellent dans les expériences de M. Bonâme, c'est qu'elles ont
été exécutées en trois lieux différents, qu'elles ont porté sur trois variétés de
cannes et qu'elles ont été renouvelées pendant plusieurs années. Les personnes
qui ont entre leurs mains le rapport de la Station Agronomique de Maurice remar-
queront que nous n'avons pas fait figurer dans notre tableau les résultats des
Engrais. — A Maurice, il n'est plus nécessaire de démontrer l'influence des
engrais chimiques sur la végétation des plantes cultivées et particulièrement de
la cànne à sucre : aussi dans les champs d'expériences les témoins réels, c'est-à-
dire les parcelles qui n'ont rien reçu, sont rares ; et celles qui remplissent cet oflice
sont celles qui ont reçu un mélange quelconque dont on juge l'effet en les com-
parant à d'autres. Il s'agit surtout de montrer la valeur exacte des produits chi-
miques employés, car à Maurice, comme ici, on est tenté d'accorder à certaines
matières fertilisantes une valeur supérieure à d'autres ; la raison scientifique con-
damne cette manière absolue de voir, et il était du devoir du Directeur de la
Station de combattre par l'expérience rigoureuse cette opinion préjudiciable à
l'économie agricole. Il nous semble qu'avec les essais entrepris depuis 1894 et
qui comprend sept coupes de cannes et trois variétés, M. Bonâme est arrivé à
démontrer clairement que dans le choix des engrais on doit surtout avoir égard
à celui qui fournit chaque élément fertilisant au plus bas prix et non s'en tenir à
telle ou telle combinaison, quels qu'en soient le prix et l'époque où l'on en fait l'a-
chat. Cela est d'une grande importance, car il y a des écarts considérables souvent
entre les formes du même principe fertilisant, écarts qui vont du simple au double,
par exemple pour l'acide phosphorique insoluble et l'acide phosphorique soluble.
La place nous manque pour reproduire ici tous les tableaux des champs d'ex-
périences dont il est question dans le présent rapport, et puis nous préférons
synthétiser tous les chiffres obtenus pour ne point fatiguer la vue et en dégager
mieux la triple vérité qui se résume en ceci : 1° Il n'y a pas de différence sensible
entre la forme d'azote ammoniacal, organique et nitrique pour la production
brute de la canne, aussi bien que pour la production du sucre ; s'il y a pourtant
une différence entre les effets produits, elle est en faveur du sulfate d'ammonia-
que sur le sang desséché et du sang desséché sur le nitrate de soude, ce qui
concorde avec les résultats obtenus ailleurs, à la Louisiane par exemple, comme
on le saura plus loin dans le rapport de M. Stubbs. 2° Il n'y a pas de différence
appréciable entre les effets produits par l'acide phosphorique soluble dans l'eau,
le citrate d'ammoniaque et l'acide phosphorique insoluble; quand il s'agit d'en-
grais phosphatés, l'agriculteur n'a donc qu'à voir le côté économique qui lui fera
acheter le phosphate précipité et le guano phosphaté de préférence au super-
phosphate qu'il ne faut pas exclure totalement des mélanges, mais dont l'on peut
réduire une forte porportion. Si, au lieu de représenter la valeur des engrais par des
nombres relatifs, nous avions pris leur valeur pécuniaire, on aurait vu que l'écart
est encore plus sensible que celui que l'on constate. 3° Si dans un mélange d'en-
grais destiné à la canne pauvre en potasse on augmente tour à tour d'un tiers
les doses d'acide phosphorique, d'azote et de potasse, c'est ce dernier élément
qui produit le plus d'effet parce qu'il fait plus défaut dans nos sols que l'acide
phosphorique et que l'azote. Ce dernier point n'est pas très mis en évidence pour
la raison sans doute que les sols où on a expérimenté ne sont pas excessivement
riches en acide phosphorique et en azote comme beaucoup des nôtres; mais il
montre toujours que la potasse a une action sensible sur la venue de la canne à
sucre. il
Ce qu'il y a d'excellent dans les expériences de M. Bonâme, c'est qu'elles ont
été exécutées en trois lieux différents, qu'elles ont porté sur trois variétés de
cannes et qu'elles ont été renouvelées pendant plusieurs années. Les personnes
qui ont entre leurs mains le rapport de la Station Agronomique de Maurice remar-
queront que nous n'avons pas fait figurer dans notre tableau les résultats des
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