Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-11-20
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 20 novembre 1900 20 novembre 1900
Description : 1900/11/20 (A4,N65,T7). 1900/11/20 (A4,N65,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378369c
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
680 REVUE DES CULTURES COLONIALES
lui semblait inconnue. Sa curiosité fut excitée davantage quand il entendit dire
que cette matière possédait la remarquable propriété de s'amollir et de devenir
plastique dans l'eau bouillante. Il prit l'objet et demanda au Malais de lui fournir
de cette matière autant qu'il pourrait en trouver.
La communication du Dr Montgomerie fut suivie d'un mémoire dû à la plume
du Dr Thomas Oxley, où celui-ci donne une description générale de l'arbre à
gutta-percha, de ses feuilles et de ses fleurs — il n'en avait pas vu les fruits —
et où il décrit la manière dont on en extrait le latex. Il recommandait aussi l'em-
ploi de cette matière pour les usages médicaux : bandages, seringues, capsules
pour vaccin.
La Society of Arts s'est encore occupée de la question en 1854, quand elle promit
une récompense pour la découverte d'une substance nouvelle qui pût être em-
ployée comme un succédané de la gutta-percha. En 1863, elle offrit la médaille
de la société à celui qui découvrirait une nouvelle substance ou composition de
nature à pouvoir servir de succédané au caoutchouc ou à la gutta-percha dans les
applications de l'art et de l'industrie.
j",
PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES ET DÉTERMINATION BOTANIQUE DE LA GUTTA-PERCHA
La principale propriété de la gutta-percha et celle qui la distingue immédia-
tement du caoutchouc, avec lequel on la confond si souvent, est, sans aucun
doute, d'être susceptible de s'amollir et de devenir malléable dans l'eau chaude,
de conserver la forme qu'on lui a donnée en se refroidissant et de devenir ensuite
dure sans être cassante comme d'autres gommes. Le caoutchouc, d'autre part,
ne s'amollit pas dans l'eau chaude et conserve presque entièrement son élasticité
et sa force. Il est toutefois à remarquer que l'eau, comme telle, n'exerce aucune
action amollissante sur la gutta-percha. On peut obtenir le même résultat par
l'air chaud, mais un peu plus lentement.
La température exacte à laquelle la gutta-percha s'amollit dépend de la qua-
lité de la substance. Toutefois, les genres les plus durs deviennent plastiques à
150° F. (65.5° G.)
Quand la gutta-percha est chauffée dans l'air à une température bien supérieure
au point d'ébullition de l'eau, elle se décompose et finalement entre en combus-
tion en produisant une flamme fumeuse et en répandant une odeur pénétrante
caractéristique comme celle du caoutchouc qu'on brûle. Si on la chauffe à l'abri
de l'air, — dans une cornue, par exemple, — on obtient des produits gazeux et
liquides analogues à ceux qui résultent de la distillation du caoutchouc.
Dans sa première communication, en 1843, le Dr Montgomerie disait que les
spécimens qu'il envoyait provenaient d'un grand arbre forestier, originaire de
Singapore, mais qu'il n'avait pas eu l'occasion de le voir. Il tâcha d'en obtenir
des fruits et des fleurs, mais ne réussit pas. En 1844, un collectionneur, M. White,
envoya une branche séchée de cet arbre à un botaniste, le Dr William Grifïith,
qui détermina l'arbre comme appartenant à la famille des Sapotées ou Sapolacées.
Il supposa qu'elle était apparentée au chrysophyllum, mais il lui fut impossible de
se prononcer définitivement en l'absence de fruits ou de fleurs. L'année suivante,
M. White donna lui-même une description de la plante. M. White rattachait aussi
la plante aux Sapotacées ou Ébenacées. Sa description du feuillage et du fruit est
excellente, mais il n'essaya pas de donner un nom à la plante et n'entreprit pas
de décider avec quel genre connu elle présentait le plus d'affinités.
lui semblait inconnue. Sa curiosité fut excitée davantage quand il entendit dire
que cette matière possédait la remarquable propriété de s'amollir et de devenir
plastique dans l'eau bouillante. Il prit l'objet et demanda au Malais de lui fournir
de cette matière autant qu'il pourrait en trouver.
La communication du Dr Montgomerie fut suivie d'un mémoire dû à la plume
du Dr Thomas Oxley, où celui-ci donne une description générale de l'arbre à
gutta-percha, de ses feuilles et de ses fleurs — il n'en avait pas vu les fruits —
et où il décrit la manière dont on en extrait le latex. Il recommandait aussi l'em-
ploi de cette matière pour les usages médicaux : bandages, seringues, capsules
pour vaccin.
La Society of Arts s'est encore occupée de la question en 1854, quand elle promit
une récompense pour la découverte d'une substance nouvelle qui pût être em-
ployée comme un succédané de la gutta-percha. En 1863, elle offrit la médaille
de la société à celui qui découvrirait une nouvelle substance ou composition de
nature à pouvoir servir de succédané au caoutchouc ou à la gutta-percha dans les
applications de l'art et de l'industrie.
j",
PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES ET DÉTERMINATION BOTANIQUE DE LA GUTTA-PERCHA
La principale propriété de la gutta-percha et celle qui la distingue immédia-
tement du caoutchouc, avec lequel on la confond si souvent, est, sans aucun
doute, d'être susceptible de s'amollir et de devenir malléable dans l'eau chaude,
de conserver la forme qu'on lui a donnée en se refroidissant et de devenir ensuite
dure sans être cassante comme d'autres gommes. Le caoutchouc, d'autre part,
ne s'amollit pas dans l'eau chaude et conserve presque entièrement son élasticité
et sa force. Il est toutefois à remarquer que l'eau, comme telle, n'exerce aucune
action amollissante sur la gutta-percha. On peut obtenir le même résultat par
l'air chaud, mais un peu plus lentement.
La température exacte à laquelle la gutta-percha s'amollit dépend de la qua-
lité de la substance. Toutefois, les genres les plus durs deviennent plastiques à
150° F. (65.5° G.)
Quand la gutta-percha est chauffée dans l'air à une température bien supérieure
au point d'ébullition de l'eau, elle se décompose et finalement entre en combus-
tion en produisant une flamme fumeuse et en répandant une odeur pénétrante
caractéristique comme celle du caoutchouc qu'on brûle. Si on la chauffe à l'abri
de l'air, — dans une cornue, par exemple, — on obtient des produits gazeux et
liquides analogues à ceux qui résultent de la distillation du caoutchouc.
Dans sa première communication, en 1843, le Dr Montgomerie disait que les
spécimens qu'il envoyait provenaient d'un grand arbre forestier, originaire de
Singapore, mais qu'il n'avait pas eu l'occasion de le voir. Il tâcha d'en obtenir
des fruits et des fleurs, mais ne réussit pas. En 1844, un collectionneur, M. White,
envoya une branche séchée de cet arbre à un botaniste, le Dr William Grifïith,
qui détermina l'arbre comme appartenant à la famille des Sapotées ou Sapolacées.
Il supposa qu'elle était apparentée au chrysophyllum, mais il lui fut impossible de
se prononcer définitivement en l'absence de fruits ou de fleurs. L'année suivante,
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