Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-11-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 novembre 1900 05 novembre 1900
Description : 1900/11/05 (A4,N64,T7). 1900/11/05 (A4,N64,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378368z
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
648 REVUE DES CULTURES COLONIALES
kilogramme de lanière sèche, 0 fr. 10. Avec ces chiffres, j'estime que le rende-
ment minimum doit être de 240 francs par homme et par hectare.
Avec une main-d'œuvre peu élevée je compte, comme frais de décortication et
frais généraux, 0 fr. 20 par kilo, car avec un homme et un gamin je puis décor-
tiquer 30 kilos. Deux femmes suffisent à enlever la production de 20 machines
et à la mettre sur des traverses en fer.
En résumé, en comptant un homme et un gamin par machine, j'arrive au prix
de revient total de 6 francs par 100 kilos. Si je compte moitié pour la machine,
reste 3 francs pour l'opération de décortication.
M. le Président demande au Congrès de revenir aux questions générales qui,
seules, doivent entrer en discussion ici. Les décortiqueurs en sec ont, dit-il,
refusé les renseignements précis qu'on leur demandait sur leurs opérations,
pourquoi voudrait-on les obtenir des décortiqueurs en vert?
L'incident est clos, et M. Michotte a la parole pour l'exposé de sa machinerie
et de son travail.
M. Michotte dit qu'il s'est inspiré de l'opinion des planteurs, qui demandaient
une machine travaillant en vert, ce que ses études personnelles lui ont con-
firmé.
Le problème posé est d'extraire en un nombre de jours très courts, si l'on
ne veut retarder la coupe qui suit, 1,500 kilog. de matières, de 60 à 75,000 kilog.
de tiges éminemment fermentescibles, et ce, dans des pays lointains, en l'absence
de tout mécanicien.
Il faut donc une machine agricole et non une machine d'usine, à organes
robustes, peu fragile, et sans réglage minutieux, facilement démontable, et aussi
légère que possible pour le transport.
Sa machine répond à ces desiderata; elle se compose de deux cylindres, un
batteur, un contre-batteur, le tout robuste et rustique, démontable par 4 boulons,
chaque pièce pesant 50 kilog. ; elle ne peut s'engorger, et elle est la seule qui
effeuille automatiquement. Le produit qu'elle donne est une lanière brute, ayant
une grande parlie de sa pellicule et donnant 300 kilog. de rendement en lanières
sècKès par jour.
M. Michotte explique pourquoi, contrairement à d'autres, il ne veut pas faire
du China-grass ; ceci pour deux raisons : la première, c'est que pour l'obtenir
on est obligé de réduire la production à des quantités tellement modestes que le
prix de revient du décorticage est égal, pour ne pas dire supérieur, à celui du
China-grass produit manuellement.
L'industrie de la Ramie ne se développera pas et n'atteindra pas le dévelop-
pement auquel elle doit prétendre tant que ce prix ne sera pas baissé très forte-
ment.
On doit dégommer le China-grass mécanique ; on doit également dégommer
la lanière, cela est un peu plus difficile à faire, mais n'est pas beaucoup plus
coûteux que pour obtenir le dégommé de China-grass.
Il montre des échantillons obtenus et établit les prix de revient du décorti-
cage et du dégommage.
Décorticage. Frais journaliers ;
1 homme par machine 3 fr.
1 enfant 1« »
1 cheval-vapeur. ;)
Amortissement-graissage. 1 »
Soit 10 fr.
kilogramme de lanière sèche, 0 fr. 10. Avec ces chiffres, j'estime que le rende-
ment minimum doit être de 240 francs par homme et par hectare.
Avec une main-d'œuvre peu élevée je compte, comme frais de décortication et
frais généraux, 0 fr. 20 par kilo, car avec un homme et un gamin je puis décor-
tiquer 30 kilos. Deux femmes suffisent à enlever la production de 20 machines
et à la mettre sur des traverses en fer.
En résumé, en comptant un homme et un gamin par machine, j'arrive au prix
de revient total de 6 francs par 100 kilos. Si je compte moitié pour la machine,
reste 3 francs pour l'opération de décortication.
M. le Président demande au Congrès de revenir aux questions générales qui,
seules, doivent entrer en discussion ici. Les décortiqueurs en sec ont, dit-il,
refusé les renseignements précis qu'on leur demandait sur leurs opérations,
pourquoi voudrait-on les obtenir des décortiqueurs en vert?
L'incident est clos, et M. Michotte a la parole pour l'exposé de sa machinerie
et de son travail.
M. Michotte dit qu'il s'est inspiré de l'opinion des planteurs, qui demandaient
une machine travaillant en vert, ce que ses études personnelles lui ont con-
firmé.
Le problème posé est d'extraire en un nombre de jours très courts, si l'on
ne veut retarder la coupe qui suit, 1,500 kilog. de matières, de 60 à 75,000 kilog.
de tiges éminemment fermentescibles, et ce, dans des pays lointains, en l'absence
de tout mécanicien.
Il faut donc une machine agricole et non une machine d'usine, à organes
robustes, peu fragile, et sans réglage minutieux, facilement démontable, et aussi
légère que possible pour le transport.
Sa machine répond à ces desiderata; elle se compose de deux cylindres, un
batteur, un contre-batteur, le tout robuste et rustique, démontable par 4 boulons,
chaque pièce pesant 50 kilog. ; elle ne peut s'engorger, et elle est la seule qui
effeuille automatiquement. Le produit qu'elle donne est une lanière brute, ayant
une grande parlie de sa pellicule et donnant 300 kilog. de rendement en lanières
sècKès par jour.
M. Michotte explique pourquoi, contrairement à d'autres, il ne veut pas faire
du China-grass ; ceci pour deux raisons : la première, c'est que pour l'obtenir
on est obligé de réduire la production à des quantités tellement modestes que le
prix de revient du décorticage est égal, pour ne pas dire supérieur, à celui du
China-grass produit manuellement.
L'industrie de la Ramie ne se développera pas et n'atteindra pas le dévelop-
pement auquel elle doit prétendre tant que ce prix ne sera pas baissé très forte-
ment.
On doit dégommer le China-grass mécanique ; on doit également dégommer
la lanière, cela est un peu plus difficile à faire, mais n'est pas beaucoup plus
coûteux que pour obtenir le dégommé de China-grass.
Il montre des échantillons obtenus et établit les prix de revient du décorti-
cage et du dégommage.
Décorticage. Frais journaliers ;
1 homme par machine 3 fr.
1 enfant 1« »
1 cheval-vapeur. ;)
Amortissement-graissage. 1 »
Soit 10 fr.
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