Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-11-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 novembre 1900 05 novembre 1900
Description : 1900/11/05 (A4,N64,T7). 1900/11/05 (A4,N64,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378368z
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
,
CONGRÈS INTERNATIONAL ET CONCOURS DE LA RAMIE 643
tion en sec avait été condamnée et que le problème de la décortication de la
Ramie se résumait dans la découverte d'une machine capable de donner du
« China-grass ».
« Aujourd'hui, des collègues nous annoncent des machines résolvant le pro-
blème du travail en sec ; les filateurs apprécient le produit et le déclarent utili-
sable pour les gros numéros. -
« Le « China-grass » est réservé pour les beaux fils et tissus.
« Souhaitons, Messieurs, que les expériences qui vont être faites soient cou-
ronnées d'un plein succès et que le Congrès puisse affirmer la solution du travail
en sec et celle du travail en vert.
« Maintenant, Messieurs, je vais vous demander la permission de parler du
« China-grass ».
a Il est reconnu, par une longue pratique industrielle, que ce produit, c'est-à-
dire la lanière que livre le Chinois après avoir raclé au couteau l'écorce de la
Ramie, permettait, par un dégommage approprié, de faire des fils très beaux,
comparables par certains côtés à la soie, en tous cas capables de faire de très
beaux tissus.
« J'ai partagé l'opinion des experts qui ont déclaré qu'il fallait conserver à ce
textile toutes ses belles qualités et que l'objectif de l'inventeur mécanicien devait
être la production d'une lanière idéale.
« J'espère vous démontrer, Messieurs, que ce résultat est entièrement obtenu.
« La machine que je vais avoir l'honneur de vous montrer est d'une simplicité
étonnante. Elle comprend tout simplement deux organes : un batteur et un
contre-batteur.
« Ce dernier est à équilibre instable et possède un profil déterminé.
« L'instabilité permet un état vibratoire ; le profil, un travail de ripage.
« Vous comprenez déjà que quand on plonge dans la machine une tige de Ramie,
l'écorce de cette dernière subit un travail de ripage conjugué avec un mouvement
vibratoire, ce qui permet le détachement facile des corps qui entourent la fibre.
« C'est ce qui explique pourquoi les fibres sortent bien pures et parallèles.
« Quand vous examinerez ma machine, vous constaterez que j'ai évité les
complications mécaniques qui sont néfastes quand on travaille un produit qui
abandonne 93 de déchets et dont les débris enduits de gommes se collent sur
tous les organes.
« Vous constaterez enfin que.les organes travaillant se nettoient d'eux-mêmes
et qu'après tout travail la machine est dans les mêmes conditions qu'au moment
de la mise en marche.
« Je présente trois types de machines : - - -
« Le premier, par commande à manivelles, est destiné aux expériences en
plein champ.
« Le deuxième par commande à moteur quelconque.
« Le troisième, dénommé « type industriel », possède un système de câble sans
fin pour le retour automatique des lanières.
« Pour vous fixer sur la marche de mes machines et sur le côté économique
de la question, je ne saurais faire mieux qu'en vous donnant lecture de la note
suivante :
CONGRÈS INTERNATIONAL ET CONCOURS DE LA RAMIE 643
tion en sec avait été condamnée et que le problème de la décortication de la
Ramie se résumait dans la découverte d'une machine capable de donner du
« China-grass ».
« Aujourd'hui, des collègues nous annoncent des machines résolvant le pro-
blème du travail en sec ; les filateurs apprécient le produit et le déclarent utili-
sable pour les gros numéros. -
« Le « China-grass » est réservé pour les beaux fils et tissus.
« Souhaitons, Messieurs, que les expériences qui vont être faites soient cou-
ronnées d'un plein succès et que le Congrès puisse affirmer la solution du travail
en sec et celle du travail en vert.
« Maintenant, Messieurs, je vais vous demander la permission de parler du
« China-grass ».
a Il est reconnu, par une longue pratique industrielle, que ce produit, c'est-à-
dire la lanière que livre le Chinois après avoir raclé au couteau l'écorce de la
Ramie, permettait, par un dégommage approprié, de faire des fils très beaux,
comparables par certains côtés à la soie, en tous cas capables de faire de très
beaux tissus.
« J'ai partagé l'opinion des experts qui ont déclaré qu'il fallait conserver à ce
textile toutes ses belles qualités et que l'objectif de l'inventeur mécanicien devait
être la production d'une lanière idéale.
« J'espère vous démontrer, Messieurs, que ce résultat est entièrement obtenu.
« La machine que je vais avoir l'honneur de vous montrer est d'une simplicité
étonnante. Elle comprend tout simplement deux organes : un batteur et un
contre-batteur.
« Ce dernier est à équilibre instable et possède un profil déterminé.
« L'instabilité permet un état vibratoire ; le profil, un travail de ripage.
« Vous comprenez déjà que quand on plonge dans la machine une tige de Ramie,
l'écorce de cette dernière subit un travail de ripage conjugué avec un mouvement
vibratoire, ce qui permet le détachement facile des corps qui entourent la fibre.
« C'est ce qui explique pourquoi les fibres sortent bien pures et parallèles.
« Quand vous examinerez ma machine, vous constaterez que j'ai évité les
complications mécaniques qui sont néfastes quand on travaille un produit qui
abandonne 93 de déchets et dont les débris enduits de gommes se collent sur
tous les organes.
« Vous constaterez enfin que.les organes travaillant se nettoient d'eux-mêmes
et qu'après tout travail la machine est dans les mêmes conditions qu'au moment
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« Je présente trois types de machines : - - -
« Le premier, par commande à manivelles, est destiné aux expériences en
plein champ.
« Le deuxième par commande à moteur quelconque.
« Le troisième, dénommé « type industriel », possède un système de câble sans
fin pour le retour automatique des lanières.
« Pour vous fixer sur la marche de mes machines et sur le côté économique
de la question, je ne saurais faire mieux qu'en vous donnant lecture de la note
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