Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-11-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 novembre 1900 05 novembre 1900
Description : 1900/11/05 (A4,N64,T7). 1900/11/05 (A4,N64,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378368z
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
660 REVUE DES CULTURES COLONIALES
M. le Président : Passons à la machine Michotte.
M. Rivière : M. Michotte a une machine à grand travail, cela est vrai, mais il a
peut-être eu le tort de passer à sa machine 80 tiges au lieu de 40 ; il a eu un
butteur qui ne tramait plus, il n'a pu débiter le tiers de ce qu'il aurait pu faire
normalement ; ses résultats sont donc de 5 à 6 inférieurs à ce qu'on pouvait
attendre; néanmoins il a donné des lanières parfaitement parallèles et em-
ployables pour certaines industries. Le produit de la machine Michotte serait
aussi employable par la papeterie; les fibres sont parallèles et sans fibres cassées;
on ne voit pas pourquoi elles ne seraient pas employables pour la filature aussi
bien que les autres, après le dégommage ou autre action.
Il faut rendre justice à M. Michotte. Il a voulu faire des tours de force. S'il
s'était contenté, avec son procédé de travail qui a l'avantage d'être très simple,
de placer des tiges bien étalées, en nombre suffisant mais pas trop considérable,
il aurait donné des résultats probablement très bons. M. Faure ne fait passer que
peu de tiges à la fois.
M. Michotte a cherché à produire, non du China-grass, mais de la lanière. A
80 tiges, le produit étant le même, si dans sa machine il ne passait que 40 tiges
au lieu de 80, il aurait un produit beaucoup plus beau; mais M. Rivière désire
savoir ce que M. Michotte fait des produits sortant de sa machine.
M. Michotte : Je les passe à l'autoclave et j'obtiens des produits identiques au
lin russe.
M. Michotte montre ses produits.
M. Rivière, rapporteur général, avant d'aborder quelques considérations
d'économie générale de la question qui se sont dégagées dans les discussions
du Congrès, rappelle qu'en dehors des machines figurant au concours, plusieurs
de nos collègues ont des procédés divers de traitement de la Ramie qu'ils n'ont
pas cru devoir présenter et sur lesquels ils sont sobres de détails. Cependant il
ressort des produits qu'ils nous ont montrés et des quelques indications qu'ils
nous ont données que leurs applications spéciales ne sont pas sans intérêt.
Le traitement de la tige verte ou sèche, préalable à tout travail mécanique, a
préoccupé quelques chercheurs, et c'est ainsi que M. Hébrard, notamment, est
devenu l'inventeur d'un rouissage de la tige entière permettant la facile défibra-
tion dans un simple outil broyeur en usage pour le lin ou pour le chanvre.
Ce premier travail de ce genre, quel qu'il soit, n'est pas sans intérêt, suivant
l'avis de certains industriels qui pensent qu'il permet d'obtenir des fibres utili-
sables sans le secours du dégommage.
On sait que. dans le même ordre d'idées, pour obtenir d'emblée une bonne
filasse, notre collègue M. Promio est partisan du séchage des tiges et que parla
dessiccation absolue, qu'il croit non seulement possible mais facile, il obtient
d'emblée, par l'outillage ordinaire du lin, un très beau produit apprécié par
l'industrie du Nord notamment, en ce sens qu'il se rapproche du lin de belle
qualité.
Le séchage sur place, en plein air, peut être facilité par une simple opération
qui consiste dans l'écrasement des tiges vertes, ainsi que l'ont expérimenté
MM. Duponchel et Rivière en Algérie. Un rapide passage à l'étuve suffit ensuite
pour amener les lanières à la siccité absolue.
D'autre part, on sait que M. Duponchel, qui nous a donné souvent de précieuses
indications, a modifié heureusement un brevet dont l'application consiste à agir
d'abord chimiquement sur la tige entière ou sur la lanière corticale non désa-
M. le Président : Passons à la machine Michotte.
M. Rivière : M. Michotte a une machine à grand travail, cela est vrai, mais il a
peut-être eu le tort de passer à sa machine 80 tiges au lieu de 40 ; il a eu un
butteur qui ne tramait plus, il n'a pu débiter le tiers de ce qu'il aurait pu faire
normalement ; ses résultats sont donc de 5 à 6 inférieurs à ce qu'on pouvait
attendre; néanmoins il a donné des lanières parfaitement parallèles et em-
ployables pour certaines industries. Le produit de la machine Michotte serait
aussi employable par la papeterie; les fibres sont parallèles et sans fibres cassées;
on ne voit pas pourquoi elles ne seraient pas employables pour la filature aussi
bien que les autres, après le dégommage ou autre action.
Il faut rendre justice à M. Michotte. Il a voulu faire des tours de force. S'il
s'était contenté, avec son procédé de travail qui a l'avantage d'être très simple,
de placer des tiges bien étalées, en nombre suffisant mais pas trop considérable,
il aurait donné des résultats probablement très bons. M. Faure ne fait passer que
peu de tiges à la fois.
M. Michotte a cherché à produire, non du China-grass, mais de la lanière. A
80 tiges, le produit étant le même, si dans sa machine il ne passait que 40 tiges
au lieu de 80, il aurait un produit beaucoup plus beau; mais M. Rivière désire
savoir ce que M. Michotte fait des produits sortant de sa machine.
M. Michotte : Je les passe à l'autoclave et j'obtiens des produits identiques au
lin russe.
M. Michotte montre ses produits.
M. Rivière, rapporteur général, avant d'aborder quelques considérations
d'économie générale de la question qui se sont dégagées dans les discussions
du Congrès, rappelle qu'en dehors des machines figurant au concours, plusieurs
de nos collègues ont des procédés divers de traitement de la Ramie qu'ils n'ont
pas cru devoir présenter et sur lesquels ils sont sobres de détails. Cependant il
ressort des produits qu'ils nous ont montrés et des quelques indications qu'ils
nous ont données que leurs applications spéciales ne sont pas sans intérêt.
Le traitement de la tige verte ou sèche, préalable à tout travail mécanique, a
préoccupé quelques chercheurs, et c'est ainsi que M. Hébrard, notamment, est
devenu l'inventeur d'un rouissage de la tige entière permettant la facile défibra-
tion dans un simple outil broyeur en usage pour le lin ou pour le chanvre.
Ce premier travail de ce genre, quel qu'il soit, n'est pas sans intérêt, suivant
l'avis de certains industriels qui pensent qu'il permet d'obtenir des fibres utili-
sables sans le secours du dégommage.
On sait que. dans le même ordre d'idées, pour obtenir d'emblée une bonne
filasse, notre collègue M. Promio est partisan du séchage des tiges et que parla
dessiccation absolue, qu'il croit non seulement possible mais facile, il obtient
d'emblée, par l'outillage ordinaire du lin, un très beau produit apprécié par
l'industrie du Nord notamment, en ce sens qu'il se rapproche du lin de belle
qualité.
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qui consiste dans l'écrasement des tiges vertes, ainsi que l'ont expérimenté
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