Titre : Revue des cultures coloniales
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1900-11-05
Contributeur : Milhe-Poutingon, Albert. Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32858342r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5134 Nombre total de vues : 5134
Description : 05 novembre 1900 05 novembre 1900
Description : 1900/11/05 (A4,N64,T7). 1900/11/05 (A4,N64,T7).
Description : Collection numérique : Numba, la bibliothèque... Collection numérique : Numba, la bibliothèque numérique du Cirad
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6378368z
Source : CIRAD, 2012-231823
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/08/2013
642 REVUE DES CULTURES COLONIALES
loise enlève simultanément le bois et la pellicule. Elle décortique la Ramie en
vert, mais ne brise pas les fibres et les laisse intactes sur toute leur longueur,
conservant ainsi leur parallélisme naturel et fournissant une fibre régulière et
inaltérée. Enfin, sa production est satisfaisante et la force qu'elle absorbe
minime, puisque pour un cheval-vapeur environ La Gauloise peut débiter 10 kilo-
grammes de tiges vertes par minute, ce qui correspond, suivant l'origine, la
variété et la qualité de la Ramie, à 400, 500, 1.000 et 1.200 grammes de filasse
séchée. La Ramie de Cochinchine donne, en effet, ce dernier rendement, trans-
portée en France, mais il est vraisemblable qu'on en obtiendrait mieux au pays
de production. On peut donc estimer que, pour une journée de dix heures, on
obtient de la nouvelle machine de 270 à 720 kilogrammes de filasse sèche.
Les expériences publiques faites à Courbevoieles 12,13,14 et 16 novembre 1899,
sur les tiges de Ramie de Genevilliers et de Cagnes (Alpes-Maritimes) ont produit
une décortication parfaite de 10 kilogrammes de tiges vertes à la minute, soit
6 tonnes de tiges à la journée de dix heures. Le rendement aurait donc varié,
selon la provenance des tiges, de 240 à 600 kilogrammes de filasse séchée.
Les organes caractéristiques de la machine sont les suivants : une enclume, un
batteur muni de lames et un rouleau élastique. Les tiges sont brisées et déboi-
sées entre l'enclume et les lames du batteur, puis immédiatement raclées et
débarrassées de la pellicule, entre ces mêmes lames et le rouleau élastique.
Parmi les organes complémentaires, nous remarquons, d'abord, deux rou-
leaux d'alimentation, placés à l'extrémité d'une table et devant l'enclume, qui
saisissent les tiges et les débitent à une vitesse d'environ om,35 par seconde. Ces
tiges passent alors sur l'enclume, puis entre cette enclume et les lames du bat-
teur. Il advient alors que toute la partie dépassant l'enclume est broyée par le
choc des lames qui chassent le bois et ne laissent que la filasse à laquelle adhère
encore la pellicule.
Le déboisage effectué, chaque lame saisit la lanière d'écorce et la force à passer
entre elle et une toile sans fin enveloppant le rouleau élastique mentionné plus
haut. La lame s'imprime dans la toile sans fin et racle la lanière d'une façon con-
tinue sans racler la toile, parce que cette lanière a seulement une vitesse de 0111,35,
comme les rouleaux d'alimentation, tandis que la lame et la toile ont l'une et
l'autre une même vitesse d'environ 3m,85. L'écorce est forcément raclée, car elle
ne peut être entraînée, maintenue qu'elle est par la pression des cylindres d'ali-
mentation, qui agissent comme un laminoir sur la partie non encore décortiquée.
On le voit donc, le nombre des organes de la machine La Gauloise est réduit
à un minimum ; de plus, elle est construite de telle façon que le démontage et le
réglage soient à la fois faciles et rapides. Pour en visiter l'intérieur, il suffit de
dévisser deux écrous à oreilles montés sur reports et, tout en maintenant le rap-
prochement des rouleaux d'alimentation, relever le châssis articulé sur pointes
qui supporte le rouleau supérieur. Elle est donc d'une manœuvre facile, et tout
la recommande à l'attention de ceux qui, depuis longtemps, sont à la piste d'une
bonne machine à décortiquer la Ramie.
M. Promio demande si les tiges sont effeuillées.
M. Estienne dit qu'il est obligé d'effeuiller les tiges.
M. P. Faure, de Limoges, a la parole et s'exprime ainsi :
« Messieurs,
« Hier, j'ai rappelé au Congrès que, lors du Concours de 1891, la décortica-
loise enlève simultanément le bois et la pellicule. Elle décortique la Ramie en
vert, mais ne brise pas les fibres et les laisse intactes sur toute leur longueur,
conservant ainsi leur parallélisme naturel et fournissant une fibre régulière et
inaltérée. Enfin, sa production est satisfaisante et la force qu'elle absorbe
minime, puisque pour un cheval-vapeur environ La Gauloise peut débiter 10 kilo-
grammes de tiges vertes par minute, ce qui correspond, suivant l'origine, la
variété et la qualité de la Ramie, à 400, 500, 1.000 et 1.200 grammes de filasse
séchée. La Ramie de Cochinchine donne, en effet, ce dernier rendement, trans-
portée en France, mais il est vraisemblable qu'on en obtiendrait mieux au pays
de production. On peut donc estimer que, pour une journée de dix heures, on
obtient de la nouvelle machine de 270 à 720 kilogrammes de filasse sèche.
Les expériences publiques faites à Courbevoieles 12,13,14 et 16 novembre 1899,
sur les tiges de Ramie de Genevilliers et de Cagnes (Alpes-Maritimes) ont produit
une décortication parfaite de 10 kilogrammes de tiges vertes à la minute, soit
6 tonnes de tiges à la journée de dix heures. Le rendement aurait donc varié,
selon la provenance des tiges, de 240 à 600 kilogrammes de filasse séchée.
Les organes caractéristiques de la machine sont les suivants : une enclume, un
batteur muni de lames et un rouleau élastique. Les tiges sont brisées et déboi-
sées entre l'enclume et les lames du batteur, puis immédiatement raclées et
débarrassées de la pellicule, entre ces mêmes lames et le rouleau élastique.
Parmi les organes complémentaires, nous remarquons, d'abord, deux rou-
leaux d'alimentation, placés à l'extrémité d'une table et devant l'enclume, qui
saisissent les tiges et les débitent à une vitesse d'environ om,35 par seconde. Ces
tiges passent alors sur l'enclume, puis entre cette enclume et les lames du bat-
teur. Il advient alors que toute la partie dépassant l'enclume est broyée par le
choc des lames qui chassent le bois et ne laissent que la filasse à laquelle adhère
encore la pellicule.
Le déboisage effectué, chaque lame saisit la lanière d'écorce et la force à passer
entre elle et une toile sans fin enveloppant le rouleau élastique mentionné plus
haut. La lame s'imprime dans la toile sans fin et racle la lanière d'une façon con-
tinue sans racler la toile, parce que cette lanière a seulement une vitesse de 0111,35,
comme les rouleaux d'alimentation, tandis que la lame et la toile ont l'une et
l'autre une même vitesse d'environ 3m,85. L'écorce est forcément raclée, car elle
ne peut être entraînée, maintenue qu'elle est par la pression des cylindres d'ali-
mentation, qui agissent comme un laminoir sur la partie non encore décortiquée.
On le voit donc, le nombre des organes de la machine La Gauloise est réduit
à un minimum ; de plus, elle est construite de telle façon que le démontage et le
réglage soient à la fois faciles et rapides. Pour en visiter l'intérieur, il suffit de
dévisser deux écrous à oreilles montés sur reports et, tout en maintenant le rap-
prochement des rouleaux d'alimentation, relever le châssis articulé sur pointes
qui supporte le rouleau supérieur. Elle est donc d'une manœuvre facile, et tout
la recommande à l'attention de ceux qui, depuis longtemps, sont à la piste d'une
bonne machine à décortiquer la Ramie.
M. Promio demande si les tiges sont effeuillées.
M. Estienne dit qu'il est obligé d'effeuiller les tiges.
M. P. Faure, de Limoges, a la parole et s'exprime ainsi :
« Messieurs,
« Hier, j'ai rappelé au Congrès que, lors du Concours de 1891, la décortica-
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